14-18, retrouver la Guerre PDF

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Tandis que disparaissent les derniers combattants, la Grande Guerre nous revient, dans une tout autre lumière, comme la matrice d’où sont sortis tous les désastres du XXe siècle. Romans, films, recueils de lettres et documents, collections d’objets, sites historiques : une curiosité nouvelle s’exprime de la part des jeunes générations pour ce qui apparaît comme l’énigme d’un suicide collectif de l’Europe.
Du côté historien, c’est une équipe internationale réunie autour d’une expérience de terrain, l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, dans la Somme. Stéphane Audouin-Rouzeau et Annette Becker s’en font ici les interprètes et les porte-parole. Il ne s’agit plus de savoir, comme autrefois, qui porte la responsabilité de la guerre ou comment se sont déroulées les opérations, mais d’explorer une culture de la violence, d’analyser un nationalisme de croisade, de mesurer la profondeur d’un deuil peut-être non terminé.
Il s’opère aujourd’hui sur la guerre de 14 le même type de subversion du regard que sur la Révolution française dix ans plus tôt. Le phénomène mérite attention : en peu d’années, deux des plus gros massifs de l’histoire nationale auront connu ainsi un basculement comparable et, dans des conditions différentes, un renouvellement du même ordre.

Première Guerre mondiale, un constat s’impose : le champ de bataille n’a plus deux mais trois dimensions. En effet, grâce aux progrès techniques inhérents à tout conflit, une arme nouvelle est apparue : l’avion. Certains pays comprennent immédiatement l’importance de l’aviation et la considèrent dès lors comme une armée à part entière. Peu à peu, la tension monte en Europe, et les différentes théories et conceptions stratégiques sur l’aviation ne tardent pas à être confrontées à la dure réalité de la guerre : la première guerre aérienne de l’Histoire s’annonce. Seul le bombardier lourd manque à la panoplie de la Luftwaffe.

Elle possède, en outre, le Messerschmitt BF109 qui passe pour le meilleur chasseur du moment. Le Japon, quant à lui, aligne les fameux  Zero  à partir de 1939. Les Mitsubishi A6M, aux performances remarquables qui domineront les combats dans le Pacifique pendant la première moitié de la guerre. Le Royaume-Uni possède des Hawker Hurricane lents mais bien armés, puis des Supermarine Spitfire plus rapides, capables de résister aux Messerschmitt BF109.

Elle peut compter sur ses radars côtiers et sur son statut d’île, à distance respectable du continent. Cette domination se fait en deux temps. Malgré les accords signés à Munich en 1938, Hitler poursuit sa politique expansionniste. Lorsque Hitler donne l’ordre à ses troupes d’envahir la Pologne, il lance la Blitzkrieg. Devant tant de réussite, Hitler poursuit sa conquête de l’Europe en lançant ses troupes sur le Danemark.

Une fois encore, la victoire est sans appel. C’est alors que la guerre se déplace en Norvège. Le  Blitz  ayant fait ses preuves, les Allemands le lancent à l’Ouest : ils traversent la Belgique et percent les lignes franco-britanniques. Décidée par le général Gort en accord avec Churchill, cette opération vise à évacuer tous les soldats alliés du continent, soit deux millions six cent mille hommes, à partir du seul port de Dunkerque. Cependant, la situation est telle que l’évacuation se fait aussi à partir des plages. Ainsi, de 1939 à juin 1940, la Luftwaffe ne connaît que des succès, tant en Pologne et dans le nord de l’Europe qu’à l’ouest à partir du mois de mai. Grâce à une tactique bien rodée, elle s’assure la maîtrise du territoire et de l’espace aérien européen.

Après avoir régné sur le ciel européen de 1939 à juin 1940, la Luftwaffe marque le pas, de juin 1940 à 1941, et on assiste à un rééquilibrage des forces aériennes. Du 8 juillet au 30 septembre 1940, le ciel britannique est le témoin de la plus importante bataille aérienne de l’histoire jusqu’alors, la Bataille d’Angleterre. Ainsi, la Luftwaffe a perdu 1 733 avions contre 915 à la RAF de juillet à octobre 1940. Pour la première fois depuis le début du conflit la conquête allemande est stoppée. Le Royaume-Uni, bien qu’affaibli, conserve sa liberté et peut développer sa production aéronautique. Ayant échoué dans sa tentative de destruction de la RAF, Göring change de tactique et d’objectifs.

Après le coup d’arrêt de la bataille d’Angleterre, nous venons de voir que la Luftwaffe n’en demeurait pas moins présente et pressante, face à des Britanniques qui font le dos rond en attendant des jours meilleurs. Après une période difficile à courber le dos, les Alliés décident de passer à l’offensive et de porter la guerre sur le sol allemand, peu touché jusqu’alors. Pour mettre en œuvre ces bombardements, le Royaume-Uni met en place le Bomber Command à la fin de l’année 1941. Il est dirigé par le Maréchal Sir Arthur Harris qui va très vite gagner le surnom de  Bomber Harris . Dans un premier temps, les Américains pensent que leurs bombardiers sont suffisamment armés pour se défendre seuls de la chasse allemande. Quoi qu’il en soit, les Alliés adoptent le bombardement stratégique comme arme ultime, et ils vont ensevelir l’Allemagne sous un véritable  tapis de bombes  selon l’expression consacrée. C’est la conséquence d’une décision des alliés qui souhaitent terroriser la population allemande, en lui montrant qu’elle n’est à l’abri nulle part, même dans les petites villes sans importance stratégique.

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