81 façons d’avoir confiance en soi PDF

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C’est elle qui nous donne la force nécessaire pour affronter les épreuves, nous épanouir, trouver la voie de notre réalisation. Pourtant, c’est elle la première égratignée par l’adversité et les échecs. Si certaines personnes se sont construit, dès la petite enfance, une confiance en soi solide, d’autres ont démarré sur de mauvaises bases en accumulant timidité, culpabilité, dévalorisation, complexes… Il est possible de faire machine arrière et de tordre le cou à ces grignoteurs de confiance.

La honte est une émotion complexe. Elle se distingue des autres émotions par sa dimension sociale, secrète, narcissique, corporelle et spirituelle. La honte a des aspects positifs et négatifs. Elle est parfois définie comme la version sociale de culpabilité, et joue un rôle dans la phobie sociale. Il s’agit d’une émotion plus archaïque que la culpabilité au sens où elle est souvent moins verbale et plus sensorielle que cette dernière. Les aspects positifs de la honte sont de l’ordre de l’éducation, de l’apprentissage de la vie sociale, de l’humanisme.

La honte régule les relations sociales. Elle protège chacun en signalant les bonnes limites à ne pas dépasser. Les Inuits utilisent par exemple la honte pour apprendre aux enfants à ne pas traverser la banquise, risque mortel pour eux. Selon l’anthropologue Ruth Benedict, les cultures peuvent être classées en fonction de l’importance de l’utilisation de la honte ou de la culpabilité pour réguler socialement les activités de leurs membres. La honte, en tant qu’inhibition, est positive quand elle limite nos comportements sans altérer notre identité.

Excès de honte et absence de honte sont préjudiciables :  comment, tu n’as pas honte ? La honte est également vue comme positive car elle peut éviter aux victimes d’humiliations et de violences de sombrer à leur tour dans la barbarie et le chaos. De nombreuses personnes humiliées ou méprisées ont raconté qu’elles sont restées profondément humaines grâce à leur honte qui les a retenues du côté des Hommes, les empêchant de tomber dans la violence animale. Elle inhibe ici toute pulsion de violence sans empêcher de ressentir ce désir de violence. La honte a des aspects négatifs quand elle est excessive chez un individu. Un isolement social peut alors s’ensuivre.

La honte passe parfois d’abord par les comportements pour ensuite fragiliser et endommager l’Être. La honte peut engendrer une mauvaise estime de soi, et même une haine de soi. De plus, il a récemment été découvert que le sentiment de honte est susceptible d’influencer les capacités cognitives. La mémoire dite de travail est en effet liée à l’état émotionnel éprouvé.

Ce type de mémoire est un processus d’encodage dynamique par lequel l’information est acquise et mise à jour de façon répétée avec l’arrivée de nouvelles informations. La honte a une dimension corporelle. Elle est liée à la frontière corporelle, à la peau et à l’hygiène du corps. Elle est très souvent associée au thème de la sexualité et de l’image de soi par le corps. La honte a une dimension visuelle. Elle survient lorsqu’on est visible dans un aspect de soi qu’on juge très négativement. Cachée ou montrée dans l’excès, de forme soumise ou défensive, la honte signe une blessure narcissique profonde.

Un sentiment de honte persistant peut conduire à la dépression voire au suicide. En effet, une honte excessive engendre une perte importante d’énergie et un fort sentiment de désespoir. On n’éprouve jamais de la honte seul face à soi-même. La honte est un sentiment qui est toujours vécu  devant  les autres et  par rapport  à leur jugement. La honte est composée d’une réaction d’humiliation devant le jugement de l’autre et du jugement négatif qu’on porte soi-même sur cet aspect. Elle permet de constater que nous n’assumons pas ce qui nous fait honte. Elle permet aussi d’identifier le jugement que nous portons nous-mêmes sur le sujet.

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