Abris et déblais PDF

Ville abris et déblais PDF des chrétiens orthodoxes d’Éthiopie, elle reste célèbre pour ses onze églises monolithes médiévales. Zagwés, qui avait choisi de faire de cette ville sa résidence et la capitale de l’Empire.


Les rois Zagwés qu’on les identifie à l’empire aksoumite, connu pour avoir été un royaume chrétien très puissant. Quand les Zagwés dans la région de Lalibela, ils montrer qu’ils une dynastie très religieuse et que leur arrivée au pouvoir engendrer la renaissance du christianisme , religion dont les traces antérieures apparaissent notamment en périphérie des églises, où se trouvait un ancien cimetière, sur lequel sont aujourd’hui installées des maisons. Ces tombes étaient orientées la tête au nord, comme le font les païens à l’époque. En raison de l’expansion de l’islam, il était de plus en plus difficile pour les pèlerins chrétiens éthiopiens de se rendre à Jérusalem. C’est pourquoi, le roi Gebre Meskel estima qu’il était nécessaire de faire construire un sanctuaire directement dans la ville. Pour vérifier si le roi Lalibela fut bien le commanditaire de ces églises, Marie-Laure Derat a étudié celle de Bete Gebriel-Rufael, ancien bâtiment visiblement excavé par les païens puis transformé en église.

Comme tu peux le voir ici, on a trois fenêtres qui ont été percées en regardant vers l’est, pour que la lumière du soleil levant entre dans la chapelle et donc c’est la création de ces fenêtres qui permet la création d’une chapelle et donc la transformation en quelque chose de chrétien. Car toutes les chapelles chrétiennes doivent avoir des fenêtres à l’est. Lorsqu’il s’agissait, non pas de transformation, mais d’une nouvelle construction, les ouvriers de l’époque ne taillaient pas de gros blocs correspondant au volume de l’église, qu’ils évidaient et taillaient ensuite. Au contraire, ils façonnaient chaque détail au fur et à mesure de la descente dans la roche. Ils creusaient et sculptaient l’intérieur et l’extérieur en même temps, en évacuant les gravats par les fenêtres. Article détaillé : Églises rupestres de Lalibela.

Certaines églises sont encore en activité mais la dégradation du site par l’érosion naturelle a obligé, dans un premier temps à construire des abris échafaudés et recouverts de tôles ondulées. Les protections sont construites à partir de 2004. Malgré le fait que le site de Lalibela était réputé impossible à fouiller, des archéologues relèvent le défi pour la première fois en 2009. Depuis, ils cohabitent avec les pèlerins un mois par an, afin de poursuivre leurs recherches. Marie-Laure Derat est l’archéologue qui codirige ce chantier de fouilles. Avec son équipe, elle a commencé par cartographier le site, pour déterminer les lieux où ils allaient fouiller. Ils ont mis en évidence trois grands groupes d’églises.

Au nord, se trouve la gigantesque Medhane Alem ainsi que cinq autres églises. A l’est, un autre groupe de cinq églises dont la splendide Bete Amanuel. Et enfin, isolée à l’ouest, Bete Giyorgis, l’emblème du site en forme de croix. Les églises sont creusées dans le rocher, si bien que les niveaux les plus récents se trouvent en bas du rocher.

Et le haut, au niveau du sol, correspond au niveau le plus ancien. Alors qu’en général c’est le niveau du sol qui correspond au niveau le plus récent. Pour dater la construction de ce site, il fallait donc fouiller la partie la plus ancienne, c’est-à-dire les toits des églises. Mais, en pierre, ils n’offraient aucun indice chronologique. En étudiant les qualités de la roche, les archéologues ont ensuite fait une découverte : tendre à la taille, cette roche de la scorie basaltique se durcit au contact de l’air libre. Au contact de l’eau, elle change totalement de consistance. En effet, lorsque la roche baigne dans l’eau, elle se transforme en boue.

Lalibela reçut la mission divine d’édifier dix églises d’une seule pierre. Pour ce faire, il reçut l’aide des anges qui aidaient les ouvriers pendant la journée et continuaient pendant la nuit. Ainsi le site est né et reçut le nom du roi fondateur, Lalibela. Dans une des églises se trouveun autel qui porte une inscription en guèze, la langue liturgique éthiopienne. C’est à Bete-Gologota que se trouve aujourd’hui le tombeau du roi. Derrière un rideau, la tombe du roi est une relique bien gardée.

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