Archéologie du présent : Manifeste pour une esthétique cynique PDF

Cette page est en semi-protection archéologie du présent : Manifeste pour une esthétique cynique PDF. Description de l’image Francois Rabelais – Portrait.


Avec Marcel Duchamp le Beau est mort – comme Dieu dont il était l’un des noms. Après ce décès, l’art devien
polymorphe. Pour le meilleur et pour le pire. Refusan
l’enfermement dans la question piège de notre époque – pour ou contre l’art contemporain ? -, Miche
Onfray se livre à un examen critique des production
d’aujourd’hui dans lequel il récuse ce qui relève d
nihilisme de notre époque, puis célèbre les occasions d
son dépassement. D’où une cartographie de ce nihilism
que caractérisent la haine du réel, la substitution de la recherche à la trouvaille, l’égotisme autiste, l
fétichisation de la marchandise, la religion de l’obje
trivial, le goût du kitsch et la passion thanatophilique. Afin de dépasser le tropisme pour les passions mauvaises
Michel Onfray propose une esthétique cynique, au sens d
Diogène. Elle suppose, en remède : un retour à l’immanence, la déchristianisation de la chair, l’usage d’une méthode ironique, la promotion d’un corps Faustien, une volonté de communiquer, la restauration de la valeur intellectuelle critique et la promotion d’une épiphanie du sublime

Ecclésiastique et anticlérical, chrétien et considéré par certains comme libre penseur, médecin et ayant l’image d’un bon vivant, les multiples facettes de sa personnalité semblent parfois contradictoires. Pris dans la tourmente religieuse et politique de la Réforme, Rabelais se montre à la fois sensible et critique vis-à-vis des grandes questions de son temps. Son réquisitoire à l’encontre des théologiens de la Sorbonne et ses expressions crues, parfois obscènes, lui attirent les foudres de la censure des autorités religieuses, surtout à partir de la publication du Tiers Livre. Estampe représentant La Devinière, lieu d’enfance de l’écrivain. La Devinière, lieu d’enfance de l’écrivain. Aucune preuve n’indique avec certitude les dates de naissance et de mort de Rabelais.

Bruneau de Tartifume, Rabelais commence sa vie de cordelier au couvent de la Baumette avant de rejoindre celui du Puy Saint-Martin à Fontenay-le-Comte. En obtenant un indult du pape Clément VII, ils réussissent à obtenir la permission d’intégrer l’ordre des bénédictins, moins fermé à la culture profane. Quittant son habit de moine sans en demander officiellement l’autorisation, ce qui constitue alors un crime d’apostasie, Rabelais entreprend probablement un séjour à Paris entre 1528 et 1530, en commençant des études de médecine. Médaille commémorative à l’effigie de Rabelais, conservée au Musée des Hospices civils de Lyon.

Les trois voyages de Rabelais à Rome sont placés sous la protection de Jean du Bellay. Le 17 septembre 1530, Rabelais s’inscrit à la Faculté de médecine de Montpellier, où il est reçu bachelier six semaines après. Le baccalauréat, correspondant alors au premier grade universitaire, suppose généralement plusieurs années de formation. L’université jouit alors d’une excellente réputation parce qu’on y valorise l’expérience et, plus globalement, s’y joue le renouvellement de la discipline. Au printemps 1531, il consacre un enseignement aux commentaires des textes grecs des Aphorismes d’Hippocrate et de l’Ars parva de Galien. Le 1er novembre, il est nommé médecin de l’Hôtel-Dieu de Notre-Dame de la Pitié du Pont-du-Rhône, où il exerce par intermittence.

Ces années lyonnaises s’avèrent fécondes sur le plan littéraire. Il publie chez l’imprimeur Sébastien Gryphe un choix des œuvres médicales précédemment annotées à Montpellier, édite les Lettres médicinales de Manardi et le Testament de Cuspidius. Grandes et inestimables chroniques du grant et enorme geant Gargantua, un recueil de récits populaires, de verve burlesque, s’inspirant de la geste arthurienne. Le succès immédiat de son premier roman l’incite sans doute à écrire, au début de 1533, la Pantagrueline Prognostication, almanach moqueur à l’égard des superstitions. Ami de Rabelais, Étienne Dolet meurt en 1546 dans un contexte religieux de plus en plus conflictuel. Aucune preuve n’établit avec certitude l’époque de la rencontre entre Jean du Bellay et Rabelais.

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