Avec le temps… : De la vieillesse dans les sociétés occidentales et de quelques moyens de la réhabiliter PDF

Raffinerie avec le temps… : De la vieillesse dans les sociétés occidentales et de quelques moyens de la réhabiliter PDF pétrole de la Standard Oil à Cleveland, Ohio, 1899. Certains historiens contestent la validité scientifique de cette expression.


Avec le temps… Avec le temps, si tout ne s’en va pas, c’est peu dire qu’il nous en reste de moins en moins. De cheveux. De dents. D’amis. Et jusqu’aux souvenirs. C’est ainsi. Il en a toujours été ainsi. Et il en sera toujours ainsi
De là à ce que, quand d’aventure la vieillesse s’invite au bal de la vie, l’orchestre officiel du moment nous joue l’air de la décrépitude, de la solitude, de la déchéance, de la dépendance et de la mort, il y a cependant un gouffre ! Car il y a manière et manière (sociale et sociétaire) de vieillir, de voir ses forces et son autonomie décroître, et de finir sa vie. Pour l’heure, dans les sociétés occidentales, la manière dont est perçue et gérée la vieillesse fait frémir. Soit elle est haïe. Soit elle est ghettoïsée. Mais dans les deux cas de figure elle est niée. Haïe, la vieillesse l’est de plus en plus. Car si jadis les vieux mouraient jeunes ou faisaient rarement de vieux os, aujourd’hui ils prospèrent (et c’est une bonne chose) et coûtent de plus en plus. Ghettoisée, la vieillesse l’est également de plus en plus que ce soit dans des maisons de retraite trois étoiles ou dans les couloirs de la mort des hospices ordinaires. Au bout du compte, par delà les problématiques (importantes) de classes et de sous qui sont susceptibles de mettre des rideaux plus ou moins tsoin-tsoin aux barreaux, la vieillesse reste une prison. Et pire encore, un bagne ! Ce livre nous conte cet enfer et, disons le tout net, vous ne vous en relèverez pas. Ce qu’il décrit, parce qu’il a choisi d’éviter le spectaculaire mais de ne rien oublier, est absolument intolérable. Ce livre, cependant, n’est pas qu’un simple reportage sur le bagne. C’est aussi un livre qui essaye de comprendre le pourquoi et le comment du bagne. Et c’est surtout un livre qui ose l’espoir d’une société (non capitaliste, of course) au sein de laquelle la vieillesse, comme la jeunesse, et d’autres particularismes momentanés ou non auraient pleinement droit de cité et possibilité de vivre au sein de… la cité. Ni Dieu Ni Maître, Ni Jeunes Ni vieux, juste des êtres humains s’ouvrant comme des roses au bonheur de vivre des étapes et des différences dans la liberté, l’égalité et l’autogestion. Et si on réunifiait la vie (la nôtre) que les maîtres du monde ne cessent de diviser en tranches antagonistes ? Autant de raisons qui font que ce livre, de Suzanne Weber, a obtenu le grand prix  » Ni Dieu Ni Maître  » 2003

Machine à vapeur de James Watt conçue en 1777. Usines de filage mécanique du coton à Manchester vers 1820. Machine des aciéries de John Cockerill à Seraing, foyer de l’industrialisation belge. Alexander Gerschenkron note que la révolution industrielle est surtout le résultat d’obstacles économiques, politiques et sociaux qu’opposaient les sociétés traditionnelles et surmontés par chaque État. Industrialisation massive : panorama sur les usines sidérurgiques Carnegie à Youngstown dans l’Ohio, 1910. Flandres, l’agriculture est encore peu productive et marquée par l’archaïsme féodal.

L’hygiène reste désastreuse : les carences sont attestées par des déformations et autres marqueurs d’innombrables maladies relevés sur les squelettes de l’époque. Toutefois, les premières associations capitalistes apparaissent dès la Renaissance en Hollande et dans le Nord de l’Italie. L’usine, au sens moderne, est inexistante. Les paysans en tirent un complément de revenu. Europe commence à creuser l’écart économique avec le reste du monde. Europe occidentale n’est pas plus riche que le reste du monde, elle commence déjà à le dominer : les grandes compagnies de commerce profitent du renouveau des techniques maritimes, pour rivaliser, prendre le contrôle des mers et des comptoirs d’escale ou d’approvisionnement. L’idée d’investissement de rapport se diffuse d’abord chez les financiers qui se lancent dans le négoce, puis chez des négociants qui réussissent à s’autofinancer ou à trouver les moyens de se financer : création et développement des banques, des bourses et des associations de  capitalistes  dans les pays du Nord de l’Europe.

Réforme protestante conduite par Martin Luther et Jean Calvin secoue l’Europe tout entière. Le protestantisme porte en lui les germes de ce qui constitue un  terreau  de valeurs qui révolutionnent la conception du travail et de la vie. Parallèlement, les Récusants et Jacobites émigrent sur le continent européen, notamment en France. L’évolution des idées est également marquée par la dimension prise par la bourgeoisie au sein de la société. Il est notable que l’expansion économique précoce se fait souvent dans un contexte politique déjà en partie affranchi du féodalisme. Peinture de Hendrick Cornelisz Vroom réalisée vers 1600, montrant le départ de voiliers de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

Moyen Âge, l’historien Fernand Braudel note que les activités du capitalisme marchand et financier sont déjà largement développées dans le nord de l’Italie, les Pays-Bas ou l’Allemagne du Nord. Les premières formes juridiques d’entreprises reposant sur la libre association de sociétaires voient le jour, notamment la société en commandite. L’ampleur des besoins financiers engendrés par la révolution industrielle pose rapidement la question de l’accumulation primitive du capital et consécutivement celle du financement par l’appel à l’épargne publique ou aux capitaux extérieurs. Bubble Act  en 1825 et au  Joint Stock Companies Act  de 1856. France entre 1879 et 1913 le sont sous la forme des sociétés anonymes.

La réflexion sur le rôle de l’État dans l’économie, les thèmes du libre-échange et du protectionnisme sont l’objet d’une longue réflexion historique. Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’un État minimal. Le siècle des Lumières promeut la conception d’un État garant des libertés individuelles, parmi lesquelles, la liberté du commerce et de l’industrie et, son corollaire, la libre concurrence. En Angleterre, les Combination Acts de 1799 et 1800 engagent un processus similaire. Navigation Act  de Cromwell en 1651, et réitère en ce sens avec les  Corn laws  de 1815 à la suite de  l’Importation Act . La révolution industrielle est aussi le fait de découvertes et innovations qui favorisent l’industrialisation. Provinces-Unies connaissent une forte productivité agricole.

La révolution agricole, soit le bouleversement des techniques, caractérisé par des innovations, va enregistrer un renouveau cette fois dans le sud de la Grande-Bretagne. La mise en clôture des terres agricoles par les landlords rompt avec le système traditionnel de l’openfield, synonyme de profits collectifs. La France -qui refuse l’agriculture  à l’anglaise – prend du retard en matière d’innovation agricole. Ces éléments remettent en cause l’idée répandue du conservatisme du monde rural, notamment en Europe de l’Ouest. Le monde agricole de l’Europe méditerranéenne et centrale, demeure quant à lui traditionnel notamment en Russie où le servage n’est aboli que le 3 mars 1861. L’apparition du machinisme agricole, est marquée par la moissonneuse mécanique de Cyrus Mac Cormick en 1824, sa moissonneuse-batteuse en 1834, la charrue de Mathieu de Dombasle en 1837.

Le principe de la transition démographique. Les pays ayant connu la révolution industrielle ont également tous connu des mutations démographiques dont la plus importante est la transition démographique. Celle-ci ne se produit pas forcément au même moment que l’industrialisation, ce qui conduit à nuancer les liens entre démographie et révolution industrielle. La transition démographique correspond à une période de déséquilibre entre les taux de natalité et les taux de mortalité. Avant que ne débute la transition démographique, le régime démographique traditionnel est celui d’une natalité et d’une mortalité fortes qui se compensent.

Les progrès de la médecine jouent un rôle important : vaccination antivariolique de Edward Jenner en 1796, découverte de la morphine en 1806, découverte du bacille de la tuberculose par Robert Koch en 1882, vaccin contre la rage de Louis Pasteur en 1885 etc. Ces progrès suscitent, dans le premier temps de la transition, une chute de la mortalité sans que le taux de natalité en soit changé. L’écart important, alors constaté entre la mortalité et la natalité, provoque une hausse importante de la population. La transition démographique est alors terminée, et laisse généralement la place à une période de stabilité marquée par une faible mortalité et une faible natalité.

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