Braque, le défi silencieux PDF

Le cubisme a connu un succès important à travers le monde, donnant parfois lieu à braque, le défi silencieux PDF’élaboration de variantes nationales telles que le cubisme tchécoslovaque. S’il est surtout connu comme mouvement pictural, la sculpture a joué un rôle important dans le développement du mouvement. En 1911, le poète et critique Guillaume Apollinaire accepte le terme au nom d’un groupe d’artistes invités à exposer aux Indépendants de Bruxelles. Le résultat, non seulement une collaboration entre ses deux auteurs, reflète des discussions du cercle d’artistes qui se sont réunis à Puteaux et Courbevoie.


Pionnier de l’art moderne et découvreur du cubisme avec Picasso, Georges Braque (1882-1963) a été sans contexte un génie créatif et un infatigable innovateur. Et, pourtant encore de nos jours, l’histoire de cet acteur décisif de l’aventure de l’art au XXe siècle fait défaut alors que des dizaines d’ouvrages ont brossé le portrait de son ami et rival Picasso. Dans cette première monographie complète consacrée à l’artiste, Alexandre Danchev essaie de nous faire pénétrer au cœur de cette personnalité, silencieuse, réservée sinon introvertie, et pourtant d’une audace extraordinaire dans ses recherches plastiques : les premiers paysages cubisant, les premiers papiers collés c’est lui ! Braque est l’ennemi des rapports de force, de l’esprit de rivalité et de réseaux, des effets d’annonce et de réclame ― le contraire de Picasso avec lequel il va entreprendre une des révolutions plastiques les plus radicales depuis celle de la Renaissance. Aidée en cela par la parenthèse de la guerre au front et une blessure à la tête, les contemporains et la postérité n’ont que trop respecté cette réserve, l’historiographie également. Aujourd’hui l’œuvre et ses découvertes sont reconnues à leur juste ampleur ― surtout pour ce qui concerne l’avant-guerre ― mais l’homme reste dans l’ombre. Alexandre Danchev remonte la trace du peintre, de ses amitiés, Giacometti, Miro, Beckett, de personnalités et critiques qui l’ont plus ou moins bien servi, Apollinaire, Malraux, ou admiré comme Paulhan ou Heidegger. Les relations avec le milieu artistique, ateliers et salons, les contrats avec les marchands, étayés par les sources d’archive mais aussi le témoignage des contemporains, sont autant d’indices révélateurs du comportement atypique de Braque. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la renommée changera évidemment les pratiques mais pas l’homme que rien ne fera jamais sortir de sa réserve. Rétrospective Braque au Grand Palais du 18 septembre 2013 au 13 janvier 2014

Metzinger et Gleizes a été suivi en 1913 par Les Peintres cubistes. La période qui précède l’invention du cubisme est qualifiée par les historiens de l’art de  précubisme  ou  proto-cubisme . Elle s’étend de 1904 à début 1911, qui voit le cubisme se structurer en un mouvement artistique. Inspiré par les arts premiers, alors en vogue et qui remettent en cause la tradition picturale occidentale, Cézanne tente de représenter la réalité d’une manière inédite. Les figures, les visages et les objets sont composées de formes élémentaires pures, des cercles, des traits, etc. Néanmoins malgré des compositions simples, de ces productions émanent des forces, une magie particulière, un expressionnisme peut-être rudimentaire mais au moins tout aussi puissant. 1907, Braque et Picasso poursuivent leurs expérimentations et réalisent peu à peu des toiles qui tendent vers l’abstraction et témoignent de l’influence de Cézanne.

Elles consistent aussi à représenter sur une toile en deux dimensions un objet de l’espace. Des études de Marie Laurencin datant du printemps et de l’été 1907 montrent déjà la très grande influence du tableau de Picasso. Réciproquement, Picasso applique à son tableau la ligne entre les aplats que pratique la jeune peintre, admirée par Braque depuis des années. Les tableaux de Braque sont toutefois refusés au Salon d’automne de 1908. Rival de Picasso, il considère que c’est ce tableau qui marque l’acte de naissance du cubisme, et non Les Demoiselles d’Avignon :  Dans mon souvenir, c’est Braque qui a fait la première peinture cubiste.

This entry was posted in Nature et animaux. Bookmark the permalink.