Brindilles pour rallumer la Foi PDF

Francis Jammes fait de médiocres études au lycée de Pau, puis à Bordeaux. En brindilles pour rallumer la Foi PDF, il perd son père alors qu’il n’a pas vingt ans. En pleine quête de lui-même, il écrit des poèmes et les adresse à diverses revues.


Injustement oublié aujourd’hui, Francis Jammes (Tournay, 1868 – Hasparren, 1938) est un poète auquel De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir (1898) assura, pendant de longues années, une très large audience en France et en Europe. Selon les préceptes du Manifeste du jammisme, paru l’année précédente, le poète chante la nature, la vie et les objets quotidiens dans une langue apparemment prosaïque, qui vise à une « simple beauté sans rhétorique ». Il sut conquérir tous ceux que le langage sophistiqué et abstrait de la poésie symboliste avait lassés. Jammes a également signé des nouvelles, des romans, des proses autobiographiques, des pièces de théâtre. En 1905, après une jeunesse marquée par l’indifférence religieuse, advient sa conversion, à laquelle contribue l’amitié de Paul Claudel, de retour de Chine. Clairières dans le ciel, (1906), Géorgiques chrétiennes (1911-1912), témoignent, entre autres recueils, de ce retour à une foi catholique réellement vécue qui oriente désormais aussi bien sa vie que son oeuvre littéraire. Jammes oeuvre à rapprocher de la foi nombre de ses confrères. Brindilles pour rallumer la foi parut en 1925. Jammes y demeure fidèle à son parti pris de simplicité : « il m’a paru que certains livres de doctrine ne peuvent toujours retenir, du moins au début d’une conversion, ou du désir d’y arriver, ceux qui n’ont point fait une étude spéciale de la religion – ni ceux qui hélas ! en ont oublié jusqu’aux premiers principes ». L’auteur souhaite donc « que les mal informés qui font partie du commun des mortels » trouvent dans ces brindilles « des esquisses de pratiques et enseignement catholique ». Assurément ces Brindilles appartiennent à une époque qui n’est pas la nôtre. Leur style est daté. Mais leur authenticité, leur piété profonde et franche, leur sens de la formule le font vite oublier : leur pouvoir de rallumer la foi et d’enflammer les coeurs demeure entier

Sa mère à plusieurs reprises les fait imprimer à compte d’auteur à Orthez où le poète habite alors avec elle. Ses essais poétiques sont remarqués notamment par Mallarmé et Gide. En 1895, il s’oriente définitivement vers la poésie. Son principal éditeur est et restera longtemps Le Mercure de France. En 1896, il voyage avec Gide en Algérie.

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