C’était hier Cluny PDF

Règle de saint Benoît, où figure le mot monastère. Les conditions pour élever un monastère au rang d’abbaye varient suivant la règle de chaque Ordre religieux. Article détaillé : Quatrième concile du Latran. C’était hier Cluny PDF monachisme latin se distingue du monachisme oriental dès l’apparition des règles de l’Irlandais saint Colomban et de saint Benoît.


Cluny est une de ces cités anciennes si chargées d’art et d’histoire qu’il faudrait une vie pour réellement se l’approprier. Revivez tous les évènements accompagnés des textes de Gérard Thélier, auteur, scénographe, muséographe, spécialiste de l’histoire de cluny, et qui est passioné et collectionneur

Chaque abbaye, selon sa règle, est porteuse d’une architecture, d’un coutumier, et d’une filiation qui la relie à l’abbaye dont sont issus les moines qui l’ont fondée, et aux abbayes fondées par les moines qu’elle a formés. Sur ce schéma cependant, peu de variétés viennent se greffer jusqu’au IVe concile du Latran. La première question qui se pose est celle du site de la nouvelle fondation : pourquoi les moines allaient-ils se perdre si loin, dans des lieux inhospitaliers, souvent dans des conditions climatiques posant de redoutables problèmes ? La réponse est simple : ils recherchent avant tout la solitude. Le cœur de l’abbaye est l’église. La nécessité de se défendre contre les attaques, l’économie d’espace et les besoins de circulation au sein de la communauté ont dicté peu à peu une disposition spécifique des pièces dans un monastère. De larges piliers de construction étaient érigés, avec de puissants murs extérieurs capables de résister à l’assaut de l’ennemi.

Le monastère, comme la grande majorité des monastères orientaux, est entouré d’un solide mur blanc entourant une zone de 10 000 à 16 000 m2. Le côté le plus long fait près de 150 mètres. Ce plan d’un monastère copte, de Lenoir, montre une église avec trois allées, des absides disposées en cellules et deux rangées de cellules de chaque côté d’une longue galerie. La Règle bénédictine, à partir de la fondation du Mont Cassin, se diffuse très rapidement dans toute l’Europe occidentale. Partout, on assiste à l’érection de monastères qui excèdent, par leur taille et leur splendeur, tout ce qui avait pu être vu jusque-là .

Nous ne disposons d’aucun exemple subsistant des premiers monastères bénédictins. C’est un autre exemple de grande abbaye bénédictine, identique dans ses grandes lignes à l’abbaye décrite ci-dessus. Le cloître et les bâtiments monastiques se trouvent au sud de l’église. En parallèle à la nef, contre la face sud du cloître se trouvent le réfectoire et ses salles de bains, près de la porte. Du côté est, on peut trouver les restes d’un dortoir bâti avec une structure voûtée et communiquant avec le transept sud. La maison du chapitre s’ouvre sur la même allée du cloître.

L’abbaye d’York, dont ne subsistent que des ruines, montre la disposition bénédictine habituelle. Il reste assez de traces des bâtiments pour nous permettre d’identifier la grande église en croix, la cour du cloître avec la maison du chapitre, le réfectoire, la cour des cuisines et les bureaux attenants et les principaux appartements. L’entrée se fait par une solide porte au nord. Une chapelle s’élevait près de la porte d’entrée – à l’endroit occupé maintenant par l’église Saint-Olaf – dans laquelle les nouveaux venus payaient leurs dévotions avant d’entrer.

Près de la porte au Sud se trouvait l’hospice. L’ordre a son siège à Colchester, comté d’Essex, Grande-Bretagne, où une maison des augustiniens a été fondée autour de 1105 avant que l’ordre ne se diffuse très rapidement. L’Abbé : les abbayes en règle sont dirigées par des abbés réguliers qui participent pleinement à la communauté de l’abbaye et qui sont garants de sa fonction religieuse. Dérive de la fonction : fréquemment, l’autorité royale a modifié le statut des monastères en abbayes en commende. Ainsi elle nommait à leur tête un clerc non moine appelé abbé commendataire, qui pouvait vivre en dehors de l’abbaye – voire ne jamais s’y rendre – et bénéficiait de revenus liés à l’entretien de sa charge.

Le Prieur : l’abbé se choisit un prieur pour le seconder durant son abbatiat. Dire que ce fonctionnaire a les faveurs de Benoît de Nursie serait excessif, le partage des pouvoirs n’a pas ses faveurs. Les Doyens : Dès le chapitre 21 de sa Règle, Benoît parle des doyens ou dizeniers, c’est-à-dire des  frères de bonne réputation et de sainte vie, choisis non d’après le rang, mais selon leur mérite de vie et la sagesse de leur doctrine, afin qu’en toute sûreté, l’abbé puisse, en partie, se décharger sur eux. Le Cellérier : le cellararius est l’économe, l’intendant, l’administrateur général. Il veille au ravitaillement de la communauté, achète et vend les terrains et les bois, surveille les « granges » et les ateliers. Il est demandé à ce personnage important d’avoir au moins les qualités suivantes : l’obligeance, la mesure, la courtoisie, la bonne humeur, la politesse.

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