Ce Dieu injuste ? Théologie chrétienne pour le peuple d’Israël PDF

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L’antisémitisme désigne une attitude hostile vis-à-vis des Juifs en tant que peuple au-delà d’une stricte dimension religieuse. Toutefois, au cours de l’histoire, ces deux notions se sont confondues, ainsi que l’a démontré, par exemple, Jules Isaac dans son ouvrage Jésus et Israël. Jules Isaac, dans Genèse de l’antisémitisme, insiste sur le fait qu’il n’existe ni antisémitisme ni antijudaïsme avant l’ère chrétienne. L’extrême méfiance des Égyptiens envers les Hébreux, à certaines époques, se confond avec leur hostilité envers les Perses. Par la suite, les Romains sont venus soumettre Israël.

Tout en étant tolérants sur le plan religieux, ils étaient heurtés par le refus des Judéens d’accepter dans leur Temple toute statue de leur  divin empereur . Hadrien écrasa la révolte de Bar Kochba, ayant changé le nom de la ville de Jérusalem en celui d’Ælia Capitolina. Au début du christianisme la plupart des disciples de Jésus de Nazareth étaient des Juifs de Galilée et de Judée. Jésus de Nazareth, la réalité juive se composait déjà d’une très importante diaspora disséminée dans l’empire romain, de même qu’il existait une importante communauté juive hellénisée en Judée.

Jésus était juif et parlait l’araméen. Ses premiers disciples, surtout ceux de tendance hellénisante, se distanciaient du judaïsme, auquel pourtant ils se sentaient attachés, et firent l’objet d’agressions. La conversion de païens a contribué à tendre la situation, au point qu’il fallut un premier concile pour déterminer quelles étaient les pratiques mosaïques que ces chrétiens étaient tenus de suivre. Marcion, gnostique chrétien très influent et déclaré hérétique postérieurement, rejetait l’ensemble de l’influence judaïque sur la foi chrétienne. Il faut mettre ces ouvrages dans le contexte historique de prolifération de la gnose. Par exemple, Justin a été le premier à avoir exposé dans son ensemble la doctrine chrétienne et le rapport de la foi à la raison, mais beaucoup de ses ouvrages sont perdus.

Il faudra plusieurs décennies pour que se constitue et se formalise la Tradition chrétienne puis, au-delà, le canon des textes apostoliques. Dans cette perspective dogmatique, les Juifs —  l’ancien Israël  — auraient dû reconnaître la nouvelle Alliance. Sur ce point, les sources les plus fiables actuellement disponibles restent fragmentaires ou incomplètes. Seigneur , ou  le Christ  chez un certain nombre d’auteurs chrétiens. Néanmoins le Symbole de Nicée, texte fondateur, ne contient aucune mention hostile relative aux juifs. Article détaillé : Oremus et pro perfidis Judaeis. C’est ainsi que l’antijudaïsme trouva un terrain propice, surtout en Orient dans la deuxième moitié du Ier millénaire, puis en occident au cours du IIe millénaire.

Nous savons que les premières communautés juives s’installèrent en Gaule dès la fin de l’Antiquité. Césaire d’Arles consacra aux juifs deux sermons, tandis qu’Isidore de Séville composa un traité De la foi catholique contre les juifs peu après 620. Certains évêques s’engagèrent dans une politique de conversion. Le droit traditionnel juif continua, comme sous l’Empire romain, à régler les rapports intérieurs de la communauté israélite. Certains personnages comme Raoul Glaber contribuèrent à la diffusion d’idées antijudaïques après l’an mille. Pendant la période médiévale, la grande majorité des juifs vivait dans des villes.

La Première Croisade poussa vers la Terre sainte des foules considérables de croyants qui voulaient libérer Jérusalem des  infidèles  et ouvrir la route vers la Terre sainte fermée par les Turcs. Moyen Âge, furent vraiment considérés comme n’appartenant pas à l’espèce humaine  résume fidèlement la substance des propos de Pierre le Vénérable, représentant d’un antijudaïsme radical. Pour l’auteur de l’Adversus Iudœorum inueteratam duritiem, le juif fut comme le  repoussoir qui permet à celui qui l’exclut de cerner son identité. Pour Pierre Savy, si l’on croit que les Juifs sont un peuple déicide qui donc a tué le Christ, alors on peut penser que les Juifs veulent répéter ce péché et peuvent profaner les hostie qui incarnent le corps du Christ. Ces événements affectèrent à la fin de sa vie le talmudiste Rachi, qui était à Troyes sous la protection des comtes de Champagne. Pierre Abélard posa les fondements de la scolastique avec des philosophes arabo-musulmans et juifs. Par la suite, le monde nouveau né des croisades vit l’essor du grand commerce international et l’arrivée des chrétiens dans les métiers du commerce.

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