Clandestine : Le journal d’une enfant sans papiers PDF

Le plafonnement des indemnités de licenciement abusif mis en place par les ordonnances Macron a-t-il du plomb du l’aile ? La réponse est certainement affirmative si l’on en croit quatre clandestine : Le journal d’une enfant sans papiers PDF décisions qui rejettent le barème, selon elles serait contraire au droit international.


 » Je m’appelle Loriane, j’ai aujourd’hui 15 ans. J’ai commencé ce journal il y a un peu plus de deux ans. Il était comme un confident. Je n’ai jamais pu parler de mon histoire à quelqu’un d’autre.  » Loriane vit en banlieue parisienne avec sa famille. Elle est belle, pleine de vie, intelligente et, comme toutes les filles de son âge, elle est amoureuse de l’un de ses profs. Rien là d’exceptionnel, sauf que Loriane n’est pas une adolescente comme les autres : elle est sans papiers.

Rappelons que l’ordonnance du 22 septembre 2017 relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail dite « MACRON » modifie sur de nombreux points les droits des salariés. Un barème d’indemnisation des licenciements qui seraient jugés sans cause réelle et sérieuse par le Conseil de prud’hommes est notamment mis en place et alloue ainsi entre 1 et 20 mois de salaire au salarié, selon son ancienneté et la taille de l’entreprise qui l’employait. Depuis l’instauration des barèmes, le montant des dommages et intérêts versés au salarié est désormais plafonné, sauf dans les cas de harcèlement moral, de discrimination ou si une violation de liberté fondamentale est constatée. 1982, ratifiée par la France, qui précise que si les juges « arrivent à la conclusion que le licenciement est injustifié , ils devront être habilités à ordonner le versement d’une indemnité adéquate ou toute autre forme de réparation considérée comme appropriée ». 24 de la Charte sociale européenne du 3 mai 1996, ratifiée le 7 mai 1999, selon lequel « en vue d’assurer l’exercice effectif du droit à la protection en cas de licenciement, les parties s’engagent à reconnaitre le droitd es travaileurs licenciés sans motif valale à une indemnité adéquate à une autre réparation appropriée ». Bien entendu, il ne s’agit que de jugements de première instance susceptibles d’appel et , à terme, ce sera vraisemblablement la Cour de cassation qui sera amenée à trancherdans quelques années.

Par ailleurs, des conseils de prud’hommes appliquent le barème, comme le CPH du Mans. Mais, dans l’immédiat, cette situation commence à ré-établir une insécurité juridique pour les employeurs trop prompts à licencier, à laquelle l’ordonnance Macron se proposait de remédier, et de redonner espoir aux salariés licenciés injustement en une meilleure indemnisation plus humaine. Les robots ne connaissent pas le mensonge, mais peuvent le débusquer et c’est donc tout naturellement que des projets d’intelligences artificielles se développent. Le blog a déjà évoqué récemment l’utilisation de l’intelligence artificielle pour traquer les mensonges des passagers aériens lors des contrôles de sécurité, grâce à une analyse de leurs  micro-expressions. Et voilà que dans le même ordre d’idée, des chercheurs britanniques de l’Université de Cardiff  et espagnols ont développé une intelligence artificielle capable de détecter les mensonges dans les plaintes déposées pour vol ! Cette IA est basée sur une combinaison d’analyse automatique des textes et de deep learning.

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