Comment on freine ?/Tableaux de Weil PDF

Des historiens, tels Fernand Braudel, font remonter les racines du capitalisme au Moyen Âge et illustrent l’évolution de cette  civilisation  dans le temps long de l’histoire. Pendant longtemps, les débats intellectuels et politiques sur la répartition des richesses se sont nourris de beaucoup de préjugés, et comment on freine ?/Tableaux de Weil PDF très peu de faits.


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Ses méthodes de validation, c’est-à-dire la manière d’accepter ou de refuser une conclusion, sont semblables à celles des autres disciplines scientifiques. Comme le montre Braudel, on trouve dès le Moyen Âge des premières manifestations du capitalisme  commercial  en Italie et aux Pays-Bas. Dans les grandes cités, les marchands de draps et de soieries développent ainsi des méthodes de gestion capitalistes. Ils effectuent des ventes en gros, établissent des comptoirs et vendent leurs produits dans l’ensemble des grandes foires européennes. Ces capitalistes s’enrichissent si bien qu’ils étendent leur  emprise économique  sur l’ensemble de l’Occident chrétien, créant ainsi ce que Braudel appelle une  économie-monde .

On peut remarquer que dès l’Antiquité, des systèmes identiques avaient été mis en place par les Phéniciens, les Grecs, les Carthaginois, les Romains. Dans les grandes villes spécialisées d’Europe, l’artisanat, tourné essentiellement vers le luxe nobiliaire ou l’exportation, est dominé par les négociants et drapiers, si bien que les rapports économiques entre artisans et marchands s’apparentent à du salariat. Les négociants contrôlent à la fois l’apport de matières premières en amont et la vente des produits finis en aval. La ville de Florence est un exemple du développement de la banque : on y trouve très tôt des banquiers qui développent des succursales à travers l’Europe. Parmi eux de grandes familles, telle celle des Médicis, renouvellent les rapports  privilégiés  entre le monde des affaires et le monde politique, nécessairement très liés à l’échelle d’une ville. C’est toutefois la création en 1409 de la bourse de Bruges, un hôtel consacré à l’échange de marchandises, lettres de change et effets de commerce, qui marque un tournant dans le développement des activités financières. Cette pensée est précapitaliste : elle se soucie davantage de la puissance de l’État que du développement de la richesse privée.

Toutefois, parce qu’elle contribue à promouvoir l’idée d’un développement volontaire, raisonné et construit de l’activité économique, en privilégiant les activités à rendements croissants, capables de dégager un surplus commercial lucratif, elle prépare les évolutions futures. Max Weber, dans l’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme en 1905, considère que l’émergence du capitalisme moderne date de la Réforme. Selon Weber, le capitalisme occidental correspond à l’apparition d’un esprit nouveau, d’une révolution culturelle. Weber emploie alors le terme capitalisme moderne  pour caractériser la recherche rationnelle et systématique du profit par l’exercice d’une profession . Cette nouvelle éthique se diffuse grâce à l’émergence de nouvelles valeurs : l’épargne, la discipline, la conscience professionnelle.

Cette dernière permet par exemple l’apparition d’une élite ouvrière qui, au-delà du salaire, se soucie de la qualité de son œuvre. Le travail devient une fin en soi. En parallèle émerge un personnage emblématique, l’entrepreneur, qui recherche une réussite professionnelle profitable à la société dans son ensemble. Le contexte favorable à cette évolution des valeurs est celui de la Réforme. Pour Max Weber, l’éthique du métier vient du luthéranisme qui encourage chaque croyant à suivre sa vocation, et qui fait de la réussite professionnelle un signe d’élection divine. La répugnance au travail est le symptôme de l’absence de grâce. Le temps est précieux, infiniment car chaque heure perdue est soustraite au travail qui concourt à la gloire de Dieu.

Celui qui perd cinq shillings perd non seulement cette somme, mais aussi tout ce qu’il aurait pu gagner en l’utilisant dans les affaires, ce qui constituera une somme d’argent considérable, au fur et à mesure que l’homme jeune prendra de l’âge. Les thèses de Weber ont été très critiquées. Le lien entre le dogme de la prédestination et l’esprit du capitalisme est très paradoxal, car il revient pour un fidèle à rechercher des signes d’élection, tandis que le dogme affirme la prédestination de toute manière impénétrable. Renaissance annonce le futur économique du monde occidental.

Elle ne le fit d’ailleurs pas sans rencontrer d’opposition, notamment de la part des copistes médiévaux. Le nouveau système technique qui se met en place à la Renaissance montre certaines caractéristiques du capitalisme moderne comme l’amélioration de la productivité, l’économie de main d’œuvre, l’augmentation de la production en volume et sa diversification ou encore l’investissement. Japon et commerce avec la Chine. Les monnaies fiduciaires connaissent une importante expansion, les premiers billets apparaissent. Dans le reste du monde, les échanges restent limités par l’usage de  monnaies métalliques dans l’enfance . La Hollande connaît aussi la première bulle spéculative de l’Histoire, c’est la Tulipomanie. Dans les années 1630, le prix des tulipes connaît une forte envolée, l’oignon atteignant parfois le prix d’une maison bourgeoise.

Avant la révolution industrielle, le capitalisme connaît des formes extérieures à l’usine ou à la manufacture. Le travail à domicile, ou  domestic system , va se développer. Il permet aux artisans et manufacturiers de sous-traiter une partie de leur production aux familles paysannes. Sous Henri IV, l’introduction par Claude Dangon du métier à la grande tire, importé d’Italie, permet de tisser des façonnés.

Jusqu’en 1720 et l’arrêt des commandes royales, l’industrie lyonnaise était entièrement consacrée au luxe nobiliaire français. Elle se voit forcée de chercher d’autres débouchés en s’adressant à une clientèle moins fortunée, demandant des tissus plus simples. Après la crise révolutionnaire, les soyeux lyonnais vont chercher des idées auprès des ingénieurs anglais, dans le secteur de la production de tissu en coton. Cet effort de mécanisation de l’outil de production aboutit en 1801 à la mécanique Jacquard, rapidement perfectionnée. Drôme compte plus de 80 métiers et occupe environ 50 ouvriers. 250 métiers, employant une jeune main d’œuvre féminine paysanne, logée, éduquée et capitalisant un petit salaire.

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