CORRESPONDANCE 1910-1912 TOME 3 PDF

Photographie de Sergueï Prokoudine-Gorski mise en peinture. Voix de Léon Tolstoï :  Qu’est-CORRESPONDANCE 1910-1912 TOME 3 PDF que la religion ?


Ce 3e tome s’arrête à la veille du mariage, célébré en l’église de Gunsbach: le 18 juin 1912. Une « alliance » peur aller plus loin, pour aller ensemble en Afrique, réaliser une oeuvre humanitaire médicale. Après une langue période de formation. « Nous avons appris à attendre ». En tout, sur une dizaine d’années, 637 lettres auront été échangées, qui racontent une singulière, par moments compliquée à loisir, histoire d’amitié et d’amour et nous livrent en même temps un document historique exceptionnel sur l’époque, les conditions raciales, culturelles et linguistiques en Alsace allemande, mais par-delà les frontières, souvent traversées, de Paris à Vienne, de Barcelone à Stettin, ce sont des aspects du « monde d’hier »que nous découvrons et c’est l’esprit européen qui souffle.

Il est devenu très célèbre, comme il le souhaitait ardemment, avec le roman Anna Karénine en 1877. Mais il n’était pas heureux, angoissé et nihiliste. Il prône le travail manuel, la vie au contact de la nature, le rejet du matérialisme, l’abnégation personnelle et le détachement des engagements familiaux et sociaux, confiant que la simple communication de la vérité d’une personne à une autre ferait éventuellement disparaître toutes les superstitions, les cruautés et les contradictions de la vie. Après avoir été porté aux nues comme romancier, Tolstoï est devenu un point de mire en Russie et dans tout le reste de l’Europe, par admiration ou par acrimonie à cause de sa critique des Églises nationales et du militarisme. Léon n’avait que dix-huit mois, la comtesse mourut d’une fièvre puerpérale.

Jusqu’à huit ans et demi, Léon ne connut que la campagne à Iasnaïa Poliana, la famille et les petits paysans. Il apprit l’arithmétique, ainsi que, partiellement, le français, l’allemand et le russe. Puis la ville attira la fratrie, pour qu’elle y reçoive une éducation de qualité. En 1844, Léon, âgé de seize ans, s’inscrit à la faculté des langues orientales dépendant de l’université de Kazan en pensant devenir diplomate. Très vite, les études l’ennuient, et après avoir ajourné ses examens, il se tourne vers la faculté de droit, où il n’obtient guère de succès. Il tint rapidement un journal personnel, ainsi qu’un recueil de règles de conduite qu’il nourrissait quotidiennement, et auquel il faisait référence tout aussi fréquemment. Ses sentiments et ses frustrations l’emportèrent dans ce désir de perfection plus que de droiture.

Sa beauté même venait à le chagriner, alors qu’il se désolait d’un physique ingrat. Je suis laid, gauche, malpropre et sans vernis mondain. Je suis irritable, désagréable pour les autres, prétentieux, intolérant et timide comme un enfant. Ce que je sais, je l’ai appris par-ci, par-là, sans suite et encore si peu ! Mais il y a une chose que j’aime plus que le bien : c’est la gloire.

Je suis si ambitieux que s’il me fallait choisir entre la gloire et la vertu, je crois bien que je choisirais la première. Ses liens avec son frère aîné Nicolas, qui avait intégré l’armée, l’emmenèrent au combat dans le Caucase, face aux montagnards dirigés par le chef rebelle Chamil. Il y vécut l’aventure et la gloire qu’espéraient tant de jeunes gens de son âge. Il relata plus tard son expérience dans Les Cosaques. Très vite, il entreprend la suite : Adolescence, publié en 1854, puis Jeunesse en 1855. Le succès aurait pu le convaincre que son destin fût celui d’écrivain.

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