Correspondance générale (Tome 9-1945-1950) PDF

Comme toutes les grandes villes, Constantine a vu passer des personnages qui ont laissé une trace dans l’histoire de la cité. Je vous propose donc quelques noms qui sont d’une manière ou d’une autre liés à Constantine. Cet inventaire « à la Prévert », ne se veut pas du correspondance générale (Tome 9-1945-1950) PDF exhaustif et toute autre suggestion est la bienvenue.


La guerre se termine. Roger Martin du Gard quitte Figeac pour regagner Nice, peu désireux de revenir à Paris et de regagner le Tertre; il attend que les passions s’apaisent. Il s’y décide enfin. Attentif aux mouvements de pensée et au renouveau qui s’annonce, inquiet de voir l’état révolutionnaire de la France, il résiste aux pressions, redoute les conflits qui se préparent et refuse de « se jeter dans la mêlée « . Il prend vite conscience qu’il est désormais un homme du passé. Il  » reste d’un temps sceptique, et se défiant de toutes les certitudes ». Il refuse l' »esprit partisan » et rejette la « littérature engagée » que prône désormais Sartre. Malgré les difficultés, il veut garder sa liberté et rester fidèle à soi-même. Lucide, il est l’homme d’entre les deux guerres,  » « spectateur passif », mais spectateur ». « Dépassé par l’Histoire, je me survis », reconnaît-il.  » Entre un présent hostile et dénudé, et le passé qui m’offrait son refuge, j’ai lâchement opté pour le passé, et accepté d’être un « anachronisme ».  » Il accepte ses limites. Sachant qu’il ne peut parler à la génération nouvelle, il reprend son travail et réfléchit à l’œuvre posthume commencée durant la guerre. Il est soucieux d' » achever harmonieusement sa courbe « . En novembre 1949, il perd brutalement sa femme. Une page se tourne. Malgré le travail qui le délivre de sa souffrance, en 1950 il se sent peu à peu démoralisé; aux ennuis de santé s’ajoutent les nouvelles du monde : Roger Martin du Gard est persuadé de l’imminence d’une conflagration. Le ton de ses lettres se colore parfois de cette angoisse de l’avenir.

240 avant J-C  – vers 149 avant J-C Vers la fin du troisième siècle av. Massinissa, fils de Gaia, roi dépossédé des terres de ses ancêtres par le Masaesyle Syphax. Pour récupérer cet héritage, Massinissa combat en Espagne en 206 av. Carthaginois, contre les Romains, alliés de Syphax. Rome, aux dépens de la Massésylie, à l’ouest, et de Carthage, à l’est.

Orateur réputé, précepteur de l’empeur Marc-Aurèle, sa correspondance avec cet empereur sera retrouvée et publiée. Fut consul en 143 sous Antonin le Pieux. Romains du IIe siècle, étaient des qualités et que Fronton a été unanimement reconnu, de son vivant, comme un très grand artiste. Une rue du quartier Saint-Jean porte son nom. Re-fondateur de Constantine Après la victoire des Romains sur les Numides vers 203 av. Cirta devint une importante colonie romaine. En 310, elle fut mise à sac par l’armée de l’empereur Maxence, qui régna sur la moitié occidentale de l’Empire romain de 306 à 312.

C’est l’empereur Constantin le Grand qui rebâtit la ville en 313 après J. Constantine fut choisie au XVIème siècle pour être la capitale du Beylik de l’Est. Le Bey était nommé par le pacha d’Alger qui pouvait le révoquer à volonté. Plus qu’aucun autre, Salah Bey fit vraiment figure de prince. Constantine de constructions dignes d’un chef-lieu de grande province. En faisant raser de vieilles maisons, il réorganisa tout un quartier, celui de Sidi el-Kettani, voisin de la Kasbah. Il y fit édifier une belle mosquée à laquelle il adjoignit une medersa.

Cette école étant devenue rapidement insuffisante, il en créa une seconde à Sidi Lakhdar. Hassan Pacha, le Dey, le démit de ses fonctions, et, devant son refus d’obéir, le fit assassiner, en 1792. Pour découvrir ce qui semble la véritable nature de ce personnage, je vous invite à lire la visite au palais du Constantine. J’ai placé ce texte sur mon site accompagné d’un certain nombre de gravures du palais. Hadj Ahmed, dernier bey de Constantine, est l’une des grandes figures de la résistance au colonialisme. Après avoir occupé plusieurs postes de responsabilité, il devint gouverneur du Beylik de l’Est en 1826, au temps du Dey Hussein. Le dernier bey de Constantine fit construire son palais de 1826 à 1835.

Il eut recours à deux artistes réputés, El Hadj el-Djabri, originaire de la ville et le Kabyle El-Khettabi. Il livra et remporta sa première bataille à Constantine, en 1836, contre les troupes commandées par le maréchal Clauzel. Le 21 novembre 1836, un corps de 8700 hommes arrive devant Constantine. L’armée française entreprit deux assauts par le pont, mais ils se brisèrent devant la porte d’EI Kantara.

Battant en retraite, poursuivis par les Algériens, les soldats français abandonnèrent sur le terrain armes, bagages et blessés. En 1837, l’état-major français décida de mener une seconde expédition, qui fut confiée au général comte de Damrémont. Celui-ci disposait de 20400 hommes, dont 16000 combattants, d’une artillerie importante commandée par le général Valée et d’un corps de génie. Le 5 octobre, cette armée arriva à Constantine. Le 13 octobre, après une forte résistance la ville finit par tomber entre les mains de l’ennemi, qui subit pourtant de lourdes pertes. Hadj Ahmed Bey n’abandonna pas pour autant la lutte, et, ayant réussi à sortir de la ville avec quelques cavaliers, il se rallia des tribus de la région et se dirigea vers les Aurès en passant par Biskra.

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