De la liberté de penser dans un État libre PDF

Ici, pas de vérité suprême en de la liberté de penser dans un État libre PDF-à-porter, pas de maître-à-penser, mais seulement des approximations parcellaires, à un moment donné, selon un certains points de vue « a priori ». RENÉ RIESEL – JAIME SEMPRUN La décroissance ?


En 1670, Spinoza publie anonymement, en latin, le Traité théologico-politique pour défendre la liberté de penser. Un anonymat rendu nécessaire par le climat délétère qui régnait alors à Amsterdam.
Le succès de l’ouvrage fut considérable et nourrit une polémique dans toute l’Europe. La pensée des Lumières, quelques décennies plus tard, lui doit l’essentiel : l’émancipation de la raison de toute espèce d’autorité extérieure. Son « athéisme » fit alors scandale. Avec une extrême vivacité, Spinoza ne témoignait pourtant que de son attachement à la tolérance et à la démocratie.
Au regard de certaines questions qui nous taraudent, des défis que nos sociétés doivent relever, les pages qu’il consacre aux rapports de la Religion et de l’État sont d’une actualité brûlante et peuvent être l’occasion d’approfondir le sens et l’approche que nous avons de la Liberté.

SERGIO GHIRARDI Établir les limites sans se poser des limites. Peut-on changer le monde sans prendre le pouvoir ? Le discours idéologique républicain a anesthésié toute culture de la révolte, 2. Postface à la réédition castillane de « C’est de la racaille ? Kadour Naïmi, La guerre, pourquoi ?

Que crève l’extrême gauche du capital ! Nous ne voulons pas le plein emploi mais une vie pleine ! EN COMMUN, AUTONOME Le monde se referme-t-il ? CHEMIN DE NULLE PART ET HOLOBO Même pas sage même pas mal ! IL N’Y EN AURA PAS POUR TOUT LE MONDE Qu’est ce que c’est l’argent ? MARC JUTIER C’est la crise finale !

Rendez-nous notre objet d’aliénation favori ! Et c’est ainsi qu’Allah est grand ! Pourquoi le constructivisme doit-il être radical ? Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr’un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie.

Ce texte consiste en un court réquisitoire contre l’absolutisme qui étonne par son érudition et par sa profondeur, alors qu’il a été rédigé par un jeune homme. L’originalité de la thèse soutenue par La Boétie est de nous démontrer que, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent quand ils pensent que la servitude est forcée, elle est en vérité toute volontaire. Combien, sous les apparences trompeuses, croient que cette obéissance est obligatoirement imposée. Pourtant comment concevoir autrement qu’un petit nombre contraint l’ensemble des autres citoyens à obéir aussi servilement ? Comment un homme arrive-t-il à dominer un peuple ? La puissance subversive de la thèse développée dans le Discours ne s’est jamais démentie.

Si pour éviter la censure, les exemples sont tirés de l’Antiquité, la réflexion porte bien sur son époque, dans un pays où le poids du pouvoir monarchique se renforce. L’originalité de la thèse de La Boétie est contenue tout entière dans l’association paradoxale des termes  servitude  et  volontaire . Il établit ainsi un modèle de la servitude, des causes de son apparition à celles de son maintien qu’il s’agit d’établir ici. Un point de vue : La Boétie, en énonçant son discours, ne se positionne pas comme maître à penser, ni comme détenteur de la vérité : ceux qui affirment détenir la vérité sont en vérité ceux qui détiennent la maîtrise.

Le Malencontre est un accident tragique, une malchance inaugurale dont les effets ne cessent de s’amplifier au point que s’abolit la mémoire de l’avant, au point que l’amour de la servitude s’est substitué au désir de liberté. Ce qui est désigné ici, c’est bien ce moment historique de la naissance de l’Histoire, cette rupture fatale que constitue dans l’histoire de l’humanité la naissance de l’État. Or, celle-ci est contingente, et non pas inévitable. Car la servitude est contraire à l’état de nature :  Ce qu’il y a de clair et d’évident pour tous, et que personne ne saurait nier, c’est que la nature, premier agent de Dieu, nous a tous créés et coulés, en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt frères. L’état de nature voudrait donc que les sociétés soient  égalitaires  où personne ne pourrait détenir du pouvoir sur les autres. C’est-à-dire le contraire de la servitude que connaissent les peuples.

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