Dieu reconnaîtra les siens PDF

Le pape François a confié à la bibliste française Anne-Marie Pelletier l’écriture des méditations du Dieu reconnaîtra les siens PDF de croix auquel il participera. Il aura lieu vendredi saint, 14 avril 2017, à Rome.


Drôle de paroissien que le frère Terry Dunn, arrivé au Rwanda pour assister son oncle et finalement prendre sa place au moment ou débutait le génocide des Tutsis par les Hutus. Après avoir administré la justice de Dieu à sa façon, il retourne à Detroit, afin de lever des fonds destinés à ses  » petits païens « , mais aussi en vue de rencontrer le procureur. Car, au moment de son départ pour le Rwanda, Terry était accusé de complicité dans un trafic de cigarettes. Faisant équipe avec Debbie Dewey, ancienne enquêtrice au bureau d’avocats dont fait partie le frère de Terry, le missionnaire n’hésite pas à solliciter le  » parrain  » de la mafia locale, lui-même recherché par la justice. Se dévoue-t-il pour une bonne cause ou cherche-t-il à rafler la mise à son profit ? On ne présente plus Elmore  » Dutch  » Leonard, incomparable conteur, qui trouve encore le moyen d’étonner son lecteur avec ce récit haut en couleurs dont l’action se déroule au Rwanda et à Detroit. On s’attache toujours avec le même enthousiasme aux pas de ses personnages excentriques et imprévisibles, pas toujours en accord avec la morale des hommes, mais capables de grandeur.

Le chemin de Jésus sur les routes poudreuses de Galilée et de Judée, à la rencontre des corps et des cœurs en souffrance, pressé par l’urgence d’annoncer le Royaume, ce chemin s’arrête ici, aujourd’hui. Aujourd’hui la croix barre le chemin. L’amour de Dieu reçoit ici sa pleine mesure, sans mesure. Aujourd’hui l’amour du Père, qui veut que, par le Fils, tous les hommes soient sauvés, va jusqu’au bout, là où nous n’avons plus de mots, où nous perdons pied, où notre piété est débordée par l’excès des pensées de Dieu. Car, au Golgotha, contre toutes les apparences, il s’agit de vie. Il s’agit, non pas du règne du mal que nous connaissons trop, mais de la victoire de l’amour.

Et, à l’aplomb de la même croix, il s’agit de notre monde, avec toutes ses chutes et ses douleurs, ses appels et ses révoltes, tout ce qui crie vers Dieu, aujourd’hui, depuis les terres de misère ou de guerre, dans les foyers déchirés, les prisons, sur les embarcations surchargées de migrants. Tant de larmes, tant de misère dans la coupe que le Fils boit pour nous. Tant de larmes, tant de misère qui ne sont pas perdues dans l’océan du temps, mais recueillies par lui, pour être transfigurées dans la mystérieuse alchimie d’un amour où le mal est englouti. C’est bien de la fidélité invincible de Dieu à notre humanité qu’il s’agit au Golgotha. C’est une naissance qui s’y opère ! Il nous faut oser dire que la joie de l’Évangile, Evangelii gaudium, est la vérité de cet instant !

Si notre regard ne rejoint pas cette vérité, alors nous restons prisonniers de rets de la souffrance et de la mort. Et nous rendons vaine la Passion du Christ. Et comment t’accompagner si loin ? Mais ce nom est une folie. Qu’éclatent les vieilles outres de nos cœurs.

Guéris notre regard pour qu’il s’illumine de la Bonne nouvelle de l’Évangile, à l’heure où nous nous tenons au pied de la Croix de ton Fils. Et nous pourrons célébrer la longueur, la largeur, la hauteur , le cœur consolé et ébloui. Lorsqu’il fit jour, le conseil des Anciens du peuple se réunit, grands prêtres et scribes. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.

Puis quelques-uns se mirent à lui cracher dessus, et à le gifler en disant :  » Fais le prophète « . Et les valets le bourrèrent de coups. Il n’a pas fallu beaucoup de délibération aux hommes du sanhédrin pour se prononcer. Depuis longtemps déjà, la cause était entendue. Il faut que Jésus meure ! Déjà, quand il avait guéri l’infirme à la piscine de Bethesda, inaugurant le shabbat de Dieu qui libère de toutes les captivités, les murmures homicides avaient enflé contre lui.

Et, dans la dernière ligne du chemin, tandis qu’il montait à Jérusalem pour la Pâque, l’étau s’était resserré, inexorablement : il n’échapperait plus à ses ennemis. Mais il nous faut avoir la mémoire plus longue encore. Dès Bethléem, aux jours de sa naissance, Hérode avait décrété qu’il devait mourir. L’épée des sbires du roi usurpateur massacra les petits enfants de Bethléem. Jésus échappa alors à leur furie. Il n’était déjà plus qu’une vie en sursis.

Dans les pleurs de Rachel sur ses enfants qui ne sont plus résonne, en sanglots, la prophétie de la douleur que Syméon annoncera à Marie. Seigneur Jésus, toi le Fils bien-aimé, qui est venu nous visiter, passant parmi nous en faisant le bien, rendant à la vie ceux qui habitent l’ombre de la mort, tu sais nos cœurs tortueux. Nous déclarons être amis du bien et vouloir la vie. Mais nous sommes pécheurs et complices de la mort. Nous nous proclamons tes disciples, mais nous prenons des chemins qui se perdent loin de tes pensées, loin de ta justice et de ta miséricorde.

Ne nous abandonne pas à nos violences. Que ta patience pour nous ne s’épuise pas. Pierre répondit : Je ne sais pas ce que tu veux dire . Et aussitôt, comme il parlait encore, un coq chanta. Pierre se rappela la parole du Seigneur qui lui avait dit : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois .

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