Du Môle au Maquis des Glières : Vie et mort d’un jeune résistant savoyard, Paul Lespine (1926-1944) PDF

Flag of the collaborationist French Militia. Les chiffres de 400 morts et 300 blessés du Môle au Maquis des Glières : Vie et mort d’un jeune résistant savoyard, Paul Lespine (1926-1944) PDF sans commune mesure avec la réalité des pertes allemandes.


Le parcours à la fois banal et tragique d’un jeune Savoyard qui, entre les deux guerres et comme des centaines d’autres, n’a guère eu le temps ni la possibilité d’accéder aux plaisirs de l’existence et qui se retrouve un jour au maquis des Glières, simplement parce qu’il aime la liberté et qu’il veut défendre son sol.
A 18 ans, blessé grièvement au combat, traîné par les sentiers de montagne, torturé puis exécuté au Villaret de Thônes, Paul Lespine (1926-1944) est de ceux qui disent : Non. Mais ce non suffit à le ranger, comme le dit Malraux aux Glières en 1973, parmi les compagnons de Jeanne et d’Antigone.

C’est une version qu’il ne confirmera vraiment ni n’infirmera après guerre. Mais la nuit précédente, le chef des Glières, le lieutenant Tom Morel, est tué au cours d’une attaque du maquis contre un village tenu par un GMR. L’un des groupes, commandé directement par Tom Morel, réussit à s’emparer de l’Hôtel de France, siège de l’état-major du GMR Aquitaine. Une violente discussion s’engage entre Tom Morel et le commandant Lefèbvre, le chef du GMR. Le 12 mars, deux jours après le grand parachutage du 10 mars 1944, l’aviation allemande commence à bombarder les chalets et la Milice lance quelques assauts, mais sans succès. Pour le capitaine Anjot, la raison commanderait de se replier pendant qu’il est encore temps.

Celui-ci acquiert une renommée internationale et devient un élément important de la guerre psychologique menée pour conquérir l’opinion. C’est pourquoi Anjot décide de se battre afin de sauvegarder l’honneur, mais en tentant d’épargner le plus possible la vie de ses hommes. GMR, de gardes mobiles français et de grenadiers allemands, se préparent à attaquer le plateau. Deux maquisards sont tués et plusieurs sont blessés, dont un grièvement. Apprenant que les Allemands ont ouvert une brèche, et ses hommes privés de tout approvisionnement, le capitaine Anjot, qui estime l’honneur sauf, ordonne l’exfiltration du bataillon des Glières le 26 mars 1944 à vingt-deux heures. Pratiquement toutes les armes et les munitions parachutées sont détruites ou tombées aux mains de l’ennemi.

Glières prend vite naissance et persuade les Alliés que la Résistance française est capable de combattre à visage découvert. BBC, suivre l’édification de leur propre légende. Il ajoute :  cette légende, qui sait s’ils l’auraient vécue de la même façon et jusqu’au bout, comme ils l’ont fait, s’ils n’avaient su – ou cru – que la France entière les regardait ? En retrait, environ trois cents francs-gardes bénévoles et des gardes mobiles qui se tiennent en réserve. Au total, sont morts vingt sédentaires et exactement cent vingt maquisards dont seize en déportation.

Henri Amouroux, fruit d’une scrupuleuse enquête . 26 mars et ensevelis aujourd’hui à Dagneux , un seul, Kurt Piler, né le 24 août 1914, a été primitivement enterré à Annecy, tous les autres ayant été enterrés dans des lieux éloignés des Glières . Des onze morts du 27 mars ensevelis à Dagneux, un seul, Karl Fisher, né le 26 juin 1913, appartenant au bataillon 100, a été enterré primitivement Aix-les-Bains . Il est devenu nécessaire de reconstruire l’identité nationale afin de reconstituer l’unité de la nation, ce qui explique la naissance du mythe d’une France résistante. De 1945 aux années soixante, Charles de Gaulle a jugé nécessaire de raffermir le moral des Français en s’inspirant du mythe du maquis des Glières. 25 mai 1947 par le président Vincent Auriol.

En 1966, quand le général de Gaulle était président de la République, est construit à Annemasse un lycée portant le nom de  Glières , ce qui contribue, entre autres, à pérenniser le mythe sur le plan local. 1970, le mythe de la résistance de la majorité du peuple français, avec celui d’une grande bataille aux Glières, est remis en question pour la première fois. Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, 2011. Gilles Emprin,  Le maquis des Glières , émission La Marche de l’Histoire sur France Inter, 8 mai 2012.

Michel Germain, Glières, mars 1944 –  Vivre libre ou mourir ! Jacques Delperrié de Bayac, Histoire de la Milice, 1918 – 1945, Fayard, Paris, 1969. Pierre Mouthon, Résistance – Occupation – Collaboration – Haute-Savoie 1940 – 1945, Epinal, Le Sapin d’Or, 1993, 493 p. Claude Antoine, Capitaine Maurice Anjot, le chef méconnu des Glières, Rumilly, Lapeyronie, 2009, 288 p. Glières – Haute-Savoie – Première bataille de la Résistance, pages 152-153, et Glières, mars 1944, pages 285 à 290 avec photos.

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