Ecce Homo : Comment on devient ce que l’on est PDF

Faut-il ecce Homo : Comment on devient ce que l’on est PDF l’effondrement au sérieux ? Image : La table périodique des éléments selon leur abondance.


In late 1888, only weeks before his final collapse into madness, Nietzsche (1844-1900) set out to compose his autobiography, and Ecce Homo remains one of the most intriguing yet bizarre examples of the genre ever written. In this extraordinary work Nietzsche traces his life, work and development as a philosopher, examines the heroes he has identified with, struggled against and then overcome – Schopenhauer, Wagner, Socrates, Christ – and predicts the cataclysmic impact of his ‘forthcoming revelation of all values’. Both self-celebrating and self-mocking, penetrating and strange, Ecce Homo gives the final, definitive expression to Nietzsche’s main beliefs and is in every way his last testament.

L’insoluble équation des ressources C’est ce qu’explique l’ingénieur Philippe Bihouix, spécialiste de la finitude des ressources, dans son livre, L’âge des low tech. Ressource après ressource, dans son livre, Bihouix égraine l’état de décomposition des stocks. Après avoir exploité les ressources les plus concentrées, nous sommes amenés à exploiter des ressources de moins en moins concentrées et donc de plus en plus difficiles à extraire et qui nécessitent de plus en plus d’énergie pour être transformées. Le problème est que nous avons  commencé à taper dans le stock qui était le plus facilement exploitable, le plus riche, le plus concentré . Pour continuer à trouver des ressources, il faudra demain creuser plus profond, extraire un minerai de moindre qualité, et surtout dépenser plus d’énergie par tonne de métal produite.

L’extraction n’est limitée que par le prix que nous serons capables de payer pour obtenir tel ou tel minerai. Vidéo : Arte proposait récemment un excellent reportage sur la disparition du sable qui illustre parfaitement, par l’exemple, les enjeux de la raréfaction des ressources, sur une matière première qui, quand on l’observe depuis n’importe quelle plage du monde, semble pourtant inépuisable. Le mythe de la croissance verte Pour Philippe Bihouix, cette conjonction change la donne. Pour cela, il faudrait que nous changions notre façon de produire et consommer ces ressources.

Or, nous utilisons de plus en plus ces minerais et ressources dans des usages dispersifs qui rendent leur recyclage impossible. Monter les taux de recyclage est donc une affaire très compliquée, qui ne se limite pas à la faculté de collecter les produits en fin de vie et de les intégrer dans une chaîne de traitement. Dans de nombreux cas, il serait nécessaire de revoir en profondeur la conception même des objets, tant pour les composants utilisés que pour les matières premières même. Les technologies que nous espérons salvatrices ne font qu’ajouter à ces difficultés. Car les nouvelles technologies vertes sont généralement basées sur des nouvelles technologies, des métaux moins répandus et contribuent à la complexité des produits, donc à la difficulté du recyclage , explique le spécialiste en prenant plusieurs exemples. Et l’ingénieur d’enterrer sous les chiffres la généralisation des énergies renouvelables à grande échelle.

Comme il le dit dans son article :  Il n’y a pas de loi de Moore dans le monde physique de l’énergie . Et encore, l’ingénieur n’évoque pas l’effet rebond et le paradoxe de Jevons qui nous conduisent à l’emballement des besoins. Certains voient dans les énergies renouvelables une possibilité de relocalisation, de maîtrise par les territoires de la production énergétique. Pour lui, la disparition à terme des ressources doit surtout nous poser une question sur le sens de la plupart de nos innovations et de nos comportements. Nous sommes dans une impasse extractiviste, productiviste et consumériste. Nous sommes dans ce que le théoricien des sciences sociales, Roberto Unger appelle  la dictature de l’absence d’alternatives .

La planète n’a pas de plan B Pour Philippe Bihouix, il n’y a pas de plan B. Comme il le dit dans son article. Nous devrons décroître, en valeur absolue, la quantité d’énergie et de matières consommées. Pour lui, il nous faut changer le moteur même de l’innovation. Utiliser des matériaux renouvelables et recyclables.

Eviter les alliages, concevoir des objets modulaires, réparables. Il faut innover dans le  faire moins  et le  faire durable . Il nous faut une innovation qui ait une finalité différente de celle d’aujourd’hui. Pour lui, il faut démachiniser les services. Infographie : Date d’épuisement des minerais et ressources de notre planète au rythme actuel de notre consommation et des ressources connues.

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