Entretiens avec Frédéric de Towarnicki PDF

Jean Beaufret fait ses études secondaires au lycée de Montluçon. Après l’assassinat de Victor Basch, il s’engage dans un réseau de la Résistance, le Service Périclès, qui fabrique de faux papiers. En même temps il découvre Martin Heidegger en lisant Être et Entretiens avec Frédéric de Towarnicki PDF avec Joseph Rovan qui est d’origine allemande et travaille dans le même réseau. La rencontre entre Jean Beaufret et Martin Heidegger est le fait de Frédéric de Towarnicki, qui rend visite à Heidegger à l’automne 1945.


Heidegger voit dans ces textes une lecture pleine de finesse de Être et Temps. 1955 il reçoit un soir d’été René Char et Martin Heidegger, qui se rencontrent là pour la première fois. Dans les dernières années de sa vie, il déménage pour habiter rue du Temple. Comment redonner un sens au mot « humanisme? Comment sauver l’élément d’aventure que comporte toute recherche sans faire de la philosophie une simple aventurière ?

La réponse de Martin Heidegger constitue l’une de ses œuvres majeures : la Lettre sur l’Humanisme. Jean Beaufret enseigne à l’École normale supérieure pendant une quinzaine d’années. Trois événements assombrissent quelque peu ses dernières années : une discutable accusation d’antisémitisme, des querelles entre les heideggériens parisiens et l’échec réitéré de sa carrière universitaire. Y contribuent notamment Maurice Blanchot, Jacques Derrida, Michel Deguy et Roger Laporte. Selon Dominique Janicaud, Laporte les  rapporte à Jacques Derrida qui, bouleversé, écrit à Fédier. Celui-ci proteste de l’innocence de Beaufret.

Maurice Blanchot, prévenu à son tour, envisage de retirer son texte du recueil. Pour Ott, ces lettres  expriment un soutien au travail qu’accomplit Faurisson et l’encouragent à persévérer dans cette même ligne de recherche. Faurisson à plusieurs journaux en octobre 1978, dans laquelle il affirmait que  les prétendus massacres en  chambres à gaz  et le prétendu  génocide  sont un seul et même mensonge. Dans cette lettre, Beaufret écrit :  Je crois que j’ai fait pour ma part à peu près le même chemin que vous et me suis rendu suspect pour avoir fait état des mêmes doutes. Selon François Fédier, ce 22 novembre 1978  avait paru dans le journal Le Monde un article intitulé  M.

De la fin des années 1940 au milieu des années 1970, Beaufret est au centre de la lecture et de la diffusion de la pensée de Heidegger en France : il représente la plus grande autorité après Heidegger lui-même. Mais à la mort de Heidegger en 1976, cette autorité commence à lui être contestée, et ce, principalement en deux occasions. Renaut conteste la rigueur de la traduction de ce livre et les partis pris des traducteurs. Cette affaire déchire le groupe des heideggériens jusque-là soudé autour de Beaufret.

This entry was posted in Calendriers et Agendas. Bookmark the permalink.