Esclavage et libération à Madagascar PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Chronologie de l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière. 539 av J-C : Le cylindre de Cyrus : le texte proclame la liberté esclavage et libération à Madagascar PDF religion et l’interdiction de l’esclavage.


Le poids de l’esclavage, traditionnel et moderne, pèse sur la société malgache. En brisant le silence, cet ouvrage vise à aider les descendants d’anciens maîtres comme ceux d anciens esclaves, à assumer les réalités de l’histoire. Dans la même logique, il incite les responsables des servitudes actuelles et leurs victimes à s’affranchir du non-dit et à améliorer les conditions de vie de tous. La première partie évoque l’histoire de l’esclavage à Madagascar pendant le XIXe siècle, et les effets de la traite jusque dans l’« île éparse » de Tromelin. Elle rappelle le rôle du christianisme depuis son origine et sur tous les continents, et celui de l’Église catholique dans la Grande Île qui, sous l’impulsion du premier évêque d’Antananarivo, avait choisi de racheter les esclaves pour les libérer. Depuis lors, « l’esclavage moderne » a pris la relève. À Madagascar, il désigne notamment les conditions de vie inhumaines infligées aux enfants, aux femmes et aux travailleurs. S y ajoutent les exigences de la tradition et des coutumes qui, toujours vivaces, peuvent être assimilées à une nouvelle forme d’esclavage. Ces servitudes plus récentes font l’objet de la deuxième partie. Reste à trouver « les chemins de la libération », ce que se propose de faire la troisième partie. Pour surmonter son passé douloureux, la société malgache dans toutes ses composantes devra sortir de son silence, se juger avec lucidité et agir sans crainte. Ainsi la libération physique et juridique pourra-t-elle s’épanouir en libération intégrale de l’être humain, qui est à la fois personne et société. Ignace Rakoto est enseignant-chercheur des Universités, historien du droit et des institutions, ancien ministre, membre titulaire de l’Académie malgache, membre du Comité scientifique international de la Route de l’Esclave de l’UNESCO de 2011 à 2013. Chercheur associé à l’Institut des civilisations/Musée de l’Université d’Antananarivo, il est l’auteur de publications sur l’histoire des institutions juridiques et politiques malgaches. Il est décédé en décembre 2013.

En 1222, Sundjata Keïta abolit l’esclavage en créant l’Empire du Mali. L’abolition ne sera toutefois pas longtemps appliquée et Tombouctou deviendra même la principale plaque tournante de l’esclavage. 3 juillet 1315 : édit royal du roi de France Louis le Hutin affirmant que selon le droit de nature, chacun doit naître franc. Auparavant les rois espagnols avaient tenté, avec plus ou moins de succès, d’interdire cette pratique. 1758 : les quakers américains condamnent toute participation au commerce des esclaves et en font un acte répréhensible. Les quakers anglais leur emboîtent le pas en 1761. 1761 : le marquis de Pombal abolit l’esclavage au Portugal et dans les colonies portugaises de l’Inde.

1772 : l’arrêt Somerset de Lord Mansfield marque l’abolition de facto de l’esclavage en Angleterre et Pays de Galles, bien avant son abolition de jure en 1833. 1804 : le 1er janvier, Haïti proclame son indépendance, de fait l’esclavage et la traite sont à nouveau abolis dans l’ancienne colonie française de Saint-Domingue. 1807 : abolition officielle de la traite des noirs en Angleterre. 29 mars : de retour de l’île d’Elbe, Napoléon abolit par décret impérial la traite des Noirs en France et dans ses colonies. 1817 : l’introduction d’esclaves noirs dans les colonies françaises est interdit par l’ordonnance royale du 8 janvier.

1818 : trois ans après l’engagement pris à Vienne, la France abolit légalement la traite négrière par la loi du 15 avril 1818. Cette loi restera cependant très peu appliquée jusque vers l’année 1831. 1821 : Pérou : José de San Martín décrète la liberté de tous les enfants des esclaves nés à partir de cette date, l’émancipation graduelle de ceux nés auparavant et l’interdiction du trafic négrier. 1827 : en France, la loi du 25 avril 1827 voulue par le roi Charles X fait de la traite des Noirs un crime, et non plus un délit. 1830 : abolition de l’esclavage en Uruguay. 1831 : en France, durcissement des peines encourues pour traite négrière, la loi du 4 mars 1831 prévoit jusqu’à 30 ans de travaux forcés. 1840 : première Convention antiesclavagiste mondiale, organisée en juin à Londres.

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