Estampes, Art moderne, Art contemporain, Drouot Richelieu, 20 et 21 mars 2005 PDF

Paire de coupes en porcelaine décorée en bleu sous couverte d’un dragon parmi les nuages. Paire de coupes en porcelaine émaillée polychrome estampes, Art moderne, Art contemporain, Drouot Richelieu, 20 et 21 mars 2005 PDF pivoines et iris. Petit vase en porcelaine et émaux polychromes.


Georges Braque, 1908, photograph published in Gelett Burgess, The Wild Men of Paris, Architectural Record, May 1910. C’est en étudiant méthodiquement, dès 1906, les lignes de contour de Paul Cézanne, que Braque a abouti progressivement à des compositions qui utilisent de légères interruptions dans les lignes, comme dans Nature morte aux pichets. Mobilisé pour la Grande Guerre où il est grièvement blessé, le peintre abandonne les formes géométriques pour des natures mortes où les objets sont dans des plans recomposés. Pendant la période suivante qui va jusqu’aux années 1930, il produit des paysages, des figures humaines et, malgré la diversité des sujets, son œuvre est  d’une remarquable cohérence.

Le Cahier de Georges Braque, 1917-1947, publié en 1948, résume sa position. La Seconde Guerre mondiale lui a inspiré ses œuvres les plus graves : Le Chaudron et La Table de cuisine. La paix revenue et la fin de sa maladie lui ont inspiré les œuvres plus approfondies, tels les Ateliers, qu’il élabore souvent pendant plusieurs années, poursuivant six ébauches à la fois ainsi qu’en témoigne Jean Paulhan. Deux ans avant sa mort, en 1961, une rétrospective de ses œuvres intitulée L’Atelier de Braque a lieu au musée du Louvre, Braque devient ainsi le premier peintre à être exposé dans ce lieu de son vivant.

Homme discret, peu porté sur les relations publiques, Braque était un intellectuel féru de musique et de poésie, ami notamment d’Erik Satie, de René Char, d’Alberto Giacometti. Entrée du port du Havre où le jeune Braque allait flâner. Honfleur où Braque passe ses vacances à partir de 1904. Georges Braque grandit au sein d’une famille d’artisans.

Il est le fils d’Augustine Johannet et de Charles Braque, entrepreneur de peintures en bâtiment à Argenteuil, également  peintre du dimanche  qui peint très souvent des paysages inspirés des impressionnistes. En 1890, la famille s’installe au Havre et en 1893, le garçon entre au lycée. Mais il n’a aucun goût pour l’étude, il est fasciné par la vie du port. En 1899, il quitte le lycée sans se présenter au baccalauréat et il entre comme apprenti chez son père, puis chez Roney, un de leurs amis qui est peintre décorateur. L’année suivante, il vient à Paris, pour continuer son apprentissage chez un peintre-décorateur, Laberthe. En même temps, il suit le cours municipal des Batignolles dans la classe de Eugène Quignolot.

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