Ethique, travail social et action communautaire : Essai méthodologique PDF

L’individualisme est une conception philosophique, politique, sociale et morale qui tend à privilégier les droits, les intérêts et la valeur de l’individu par rapport à ceux du groupe. Comment assurer une certaine cohésion dans une société individualiste ? L’ethique, travail social et action communautaire : Essai méthodologique PDF de l’individu peut aussi être considérée comme un moyen de mettre en valeur les talents individuels pour construire une organisation collective viable. Opposer individualisme et collectivité est donc une erreur.


L’individualisme s’oppose aux courants qui donnent la primauté à la société sur l’individu. En politique, au nationalisme, au socialisme, et aux idéologies de type collectiviste. En sociologie, l’individualisme méthodologique s’oppose à la méthodologie holiste. Le principe individualiste rencontre cependant diverses objections. Articles détaillés : Théories du contrat social, Du contrat social et Jean-Jacques Rousseau. John Locke est l’un des premiers penseurs à avoir introduit une conception individualiste de l’homme en politique. Dans ce traité, il fonde le droit de propriété sur le travail.

La propriété constitue ainsi l’un des  droits naturels et imprescriptibles  dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Distinctions dans l’emploi du terme individualisme selon Friedrich Hayek :  Quels sont, alors, les caractères essentiels du vrai individualisme ? La première chose qui doit être dite est qu’il s’agit d’abord d’une théorie sociale : un essai pour comprendre les forces qui déterminent la vie sociale de l’homme, et ensuite seulement un ensemble de principes politiques déduits de cette vision de la société. Si cela était vrai, l’individualisme n’aurait vraiment rien à apporter à notre compréhension de la société. Mais son postulat essentiel est en fait différent, à savoir qu’il n’existe aucun autre moyen de s’assurer des phénomènes sociaux que de comprendre les actions que les individus entreprennent vis-à-vis des autres, dans l’idée qu’ils se conduiront d’une certaine façon. L’étape suivante de l’analyse sociale de l’individualisme est dirigée, elle, contre un pseudo-individualisme rationaliste qui ne conduit pas moins au collectivisme dans la pratique. Elle consiste à affirmer que nous pouvons découvrir, en examinant les effets combinés des actions individuelles, que bien des institutions sur lesquelles repose le progrès humain sont apparues et fonctionnent sans qu’aucun esprit ne les ait connues ni ne les contrôle.

L’individualisme anarchiste propose des réponses anarchistes à la problématique de l’individualisme. C’est-à-dire que pour que l’individualisme se réalise pleinement, il faut au préalable s’affranchir de toute autorité s’exerçant sur l’individu telle que l’État, la Religion ou encore la Société. Une version nuancée de l’individualisme a été prônée par des penseurs comme Emmanuel Mounier au début des années 1930 en réaction à la crise économique. Ce mouvement intellectuel portait le nom de personnalisme et distinguait l’individu de la personne, qu’il voulait placer au centre. Pour d’autres, le caractère inédit de la société occidentale contemporaine se signale par un individualisme inconnu des sociétés anciennes. Après les bouleversements politiques mondiaux de la fin des années 1960, l’appartenance de l’individu aux divers types de groupes et de communautés est entrée en crise. Pour Émile Durkheim, là où la cohésion des sociétés traditionnelles repose sur des liens communautaires, la société contemporaine, basée sur la division du travail, requiert une  solidarité organique  qui rend caduc ces liens communautaires.

Pour Marcel Mauss, le modèle communautaire traditionnel du don et contre-don entretient la cohésion du groupe par le développement d’une dette éternellement renouvelée, issue des multiples échanges entre ses membres. Avec le développement de l’idéal individualiste, les liens communautaires se distendraient et les solidarités traditionnelles péricliteraient. Ainsi, rompre avec ses proches, couper les ponts, s’émanciper des autres, c’est prendre le risque suivant : le jour où vous vous retrouverez en difficulté, où vous serez dans le besoin et qu’il vous faudra du soutien, personne ne sera là pour vous aider. Selon Marcel Gauchet, l’individualisme n’aurait donc pu se développer qu’à l’aide d’institutions chargées de soutenir l’individu face aux aléas de la vie : chômage, retraite, maladie, catastrophes naturelles ou accidents domestiques, etc. Que signifierait l’individualisme contemporain sans la sécurité sociale ? De la démocratie en Amérique d’Alexis de Tocqueville.

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