Fiat : Une crise automobile PDF

En pratique : Quelles sources sont fiat : Une crise automobile PDF ? Ce procédé a permis à Fiat de vendre ses modèles sur le territoire français sans payer de taxes d’importations et de droits de douane, car Simca était une entreprise basée en France et à l’époque il n’y avait pas de politique de libre-échange.


De la petite usine au groupe multinational, véritable General Motors italien, c’est un siècle d’histoire automobile évoqué et analysé minutieusement par l’auteur qui avait été révélé au grand public par son analyse du cas Citroën (Éditions Vuibert, février 2000: Citroën -Essai sur 8o ans d’antistratégie, en collaboration avec Joël Broustail). Cet ouvrage décrit de façon détaillée la stratégie industrielle et notamment la volonté systématique de réduction des coûts, ainsi que la politique de produit du constructeur. Il retrace en particulier les absorptions, menées au fil des décennies, des différentes marques : Autobianchi, Lancia, Alfa Romeo, Innocenti, Maserati et Ferrari. La mort récente de l’Avvocato ouvrira-t-elle une guerre de succession alors que le Groupe est en crise ? C’est toute l’automobile européenne qui pourrait être affectée par une redistribution des cartes

La marque est créée juridiquement le 2 novembre 1934. Sa production démarra le 1er juillet 1935. Simca absorbe Ford France en décembre 1954. La marque Simca fait aujourd’hui partie du patrimoine du groupe PSA.

L’histoire de Simca débute avec Ernest Loste, un ancien coureur cycliste de talent qui, pour sa reconversion, décide d’ouvrir un garage automobile à Paris. En 1907, il devient distributeur exclusif des automobiles Fiat pour la France. Après guerre, ses affaires deviennent si florissantes que la maison-mère italienne commence à juger que laisser une petite officine française distribuer ses produits n’est plus concevable. Fiat-Italie chargée d’assurer la distribution des voitures dans tout l’hexagone.

Loste est nommé président de la société mais n’est plus qu’un actionnaire minoritaire, les associés italiens de Fiat détenant l’essentiel du capital. En 1929, la crise économique mondiale provoque le recul de la production industrielle mondiale et le repli sur soi de l’ensemble des nations. En 1932, la Safaf, tout en gardant le même sigle acronymique devient alors la  Société anonyme française pour la fabrication en France des automobiles Fiat . Pigozzi se heurte à un grave problème, car il ne s’agit pas simplement d’assembler des pièces venue d’Italie mais de véritablement fabriquer les pièces et de monter les véhicules. La 6 CV connaît un vif succès en France qui conduit à une évidence : il devient désormais indispensable de fabriquer les voitures à grande échelle dans une véritable usine et non pas de manière irrationnelle éparpillée chez une constellation de sous-traitants.

Donnet à Nanterre, ce constructeur étant en déconfiture. Simca rachète alors Donnet en 1935. L’usine est entièrement réaménagée par les spécialistes italiens de Fiat. Le 28 juin 1935, ceux qui dirigeront la nouvelle firme Simca sont cooptés par les actionnaires fondateurs. Sur l’écusson des Fiat françaises apparaît, pour la première fois en juillet 1935, le nom Simca en diagonale sur le logo Fiat. La gamme Simca-Fiat comporte alors deux modèles : Simca-Fiat 6 CV clone de la Fiat 508 Balilla et Simca-Fiat 11 CV clone de la Fiat 518 Ardita qui sont donc de simples copies des versions italiennes de Fiat. La 6 CV simple, économique se vend toujours bien en 1937 malgré l’atmosphère de crise croissante.

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