Histoire militaire de la France, tome 3 : De 1871 à 1940 PDF

L’histoire militaire de la France couvre deux millénaires d’Histoire à travers la France, l’Europe et les anciennes colonies françaises. Il y eut 53 conflits majeurs en Europe. La France aura été un belligérant dans 49 d’entre eux, et le Royaume-Uni dans histoire militaire de la France, tome 3 : De 1871 à 1940 PDF. L’espace géographique qui constitue la France métropolitaine de nos jours a été marqué très tôt par une unité de peuplement et de culture.


Issue de la défaite de 18701, la IIIe République réussit d’abord à la vaincre, à créer un empire colonial important, à opérer un redressement diplomatique et militaire qui, après quarante ans d’efforts, permet de gagner la guerre de 1914-1918 avec le concours d’alliés dont le rôle est de plus en plus important.

En 1917, le haut commandement comprend que le XXe siècle militaire commence. Mais la paix revenue, il ne peut surmonter le double handicap de la stagnation de la population d’un pays épuisé, et de l’action sans continuité des gouvernements transitoires aux prises avec des difficultés écrasantes. La IIIe République ne réussit pas à profiter de la victoire, entravée par les contraintes qui pèsent sur la politique extérieure et par ses propres contradictions. La lente montée du renoncement et de la décadence conduit au désastre de 1940. L’armée française qui, vingt ans plus tôt, avait tenu quatre années s’effondre en dix jours. Il faut arrêter les combats, et, comme en 1870, le régime s’écroule sous le choc de la défaite, l’histoire des armées de terre, de mer et de l’air s’enracine ainsi dans tous les domaines politique, économique, social, psychologique et se confond plus que jamais avec les réussites et les malheurs du pays.

Son unité politique a cependant mis longtemps à émerger. Au Moyen Âge, les fortes rivalités avec l’Angleterre et le Saint-Empire romain germanique provoquent de longues guerres. France devient une des nations les plus puissantes d’Europe. France territorialement plus grande, mais en faillite.

France, comme les grands empires, se concentre sur la pérennisation de ses colonies. Parallèlement à ces enjeux européens, l’armée française a tenu un rôle important dans la création d’un vaste empire colonial, qui survit jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie. Au sortir de la préhistoire, toute la partie occidentale de l’Europe est occupée par des peuples d’origine indo-européennes, qui développent plusieurs civilisations différentes au gré de la diffusion des nouvelles technologies et de l’arrivée de nouvelles vagues migratoires. Les traditions militaires sont donc multiples. Cela donne un avantage décisif dans les mêlées et la longueur de l’épée facilite le combat à cheval.

Les Celtes développent donc une tactique de charge frontale en essayant d’effrayer au maximum l’adversaire pour le faire débander. Comme arme de jet, les celtes utilisent les javelots et la fronde. Le travail du fer permet aussi de construire des roues de qualité et des chars très maniables qui sont utilisés pour harceler l’ennemi, d’abord en lui lançant des javelots, puis en mettant pied à terre pour combattre au corps à corps. Il en résulte une poussée démographique qui, associée à la supériorité guerrière, permet de diffuser cette civilisation à toute l’Europe septentrionale. La fortification de leur lieu de résidence permet le contrôle des routes commerciales. Ces fortifications sont essentiellement des oppida, c’est-à-dire des lieux élevés, géographiquement propices à une défense et qui ont été fortifiés par la disposition stratégique du bâti et l’érection d’une enceinte circulaire en bois et en terre.

Reconstitution du siège d’Alésia à l’archéodrome de Beaune. Il n’y a pas de nation celte en tant que telle, mais les liens de clientélisme ont permis à l’aristocratie foncière de constituer une fédération d’États : les aristocrates forment un sénat et une assemblée convoquée par les druides. La Gaule, encore indépendante, est divisée en tribus mais parvient à rassembler une armée autour du chef Arverne Vercingétorix. Vercingétorix se livre à Jules César à l’issue du siège d’Alésia.

Les victoires romaines sont très largement dues à la discipline régnant dans les légions et à la capacité stratégique des généraux. En effet, la qualité de l’équipement individuel fait plutôt pencher la balance en faveur des guerriers Gaulois : la braie et la chemise courte sont plus pratiques que la tunique longue des légionnaires, les chaussures de cuir plus confortables que les caligae. En revanche, l’infanterie romaine bien entraînée, charge en érigeant un mur compact de boucliers, l’impact déséquilibre l’adversaire qui devient vulnérable à un coup de glaive porté d’estoc. Les murs de boucliers ou les fortifications romaines brisent les charges désordonnées des gaulois malgré un important déséquilibre numérique. Les légions romaines sont la première vraie armée professionnelle à fouler le sol français. Désormais, petit à petit dans les décennies suivant la guerre des Gaules, les gaulois deviendront romains. La plupart des légions sont alors rapatriées en Italie, région où se trouve la capitale, Milan et la cité éternelle de Rome.

Les derniers Romains résistant aux barbares sont vaincus à Soissons, par les Francs. Le territoire est encore très morcelé. Tactiquement, la période est marquée par la suprématie de la cavalerie lourde, devenue chevalerie. L’infanterie est délaissée bien que formant l’essentiel des troupes, car la chevalerie est réservée aux nobles, pouvoir économique et politique de l’époque. La chevalerie française est alors considérée comme la meilleure d’Europe. Le chevalier, doit assurer la protection de ses terres et se comporter de manière honorable. Il doit faire montre de bravoure sur le champ de bataille sinon il ne justifie pas son statut social.

Articles détaillés : Francs, Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens. Sous les Francs, l’histoire de France est généralement subdivisée en trois grandes périodes : la période mérovingienne, la période carolingienne et la période capétienne. Charles Martel à la bataille de Poitiers. Dans le principe l’armée des Francs, recrutée par le ban et l’arrière-ban, ne se composait que d’infanterie. L’instinct militaire de ces peuples et leurs expériences avaient démontré qu’un fantassin est plus actif, plus mobile et plus ferme tout à la fois qu’un cavalier. Ce mode d’armement et d’équipement fut en usage pendant la première race.

Le courage et la vigueur corporelles étaient alors les premières qualités exigées d’un guerrier et les chefs devaient en donner l’exemple. Les nobles, qui composaient les forces armées, ne voulurent plus combattre qu’à cheval. Il y a lieu de penser que ce changement ne s’effectua qu’après les guerres acharnées et lointaines que Charlemagne entreprit. Pépin le Bref et Charlemagne eurent dans leurs armées un nombre de cavaliers égal à celui des fantassins, mais dès que les fiefs devinrent héréditaires, l’armée ne se composa plus que de cavalerie. Les fantassins, qui s’y trouvaient en petite quantité, ne formaient pas de corps et étaient disséminés dans les rangs et parmi les pelotons. Les progrès de la métallurgie permettent de créer des épées plus solides, mais aussi plus coûteuses, donc réservées à une élite.

La société s’organise de façon décentralisée, autour d’un seigneur local, maître du fief, qui se charge de la défense des habitants, notamment en leur procurant un abri en cas de raid hostile, en construisant une place forte locale, le château fort. Le règne des capétiens s’étend de 987 à 1328. Pendant cette période, la France est le royaume le plus  féodalisé  et le pays le plus puissant d’Europe occidentale. Francs  résident au nord de la Loire, en pays d’Oïl. Selon les chroniqueurs de l’époque, les Francs sont les plus preux guerriers de la chrétienté. France l’idéal chevaleresque courtois avec les romans de Chrétien de Troyes et autres conteurs de ce temps, inspirés par les troubadours du pays d’Oc et la poésie Arabo-Andalouse.

L’énergie des élites militaires est gaspillée en guerres privées très fréquentes ou en conquêtes personnelles comme l’invasion de l’Angleterre par les Normands. Les tactiques guerrières de l’époque évoluèrent peu, restant principalement une question de sièges et de brèves campagnes mettant des forces peu nombreuses en opposition, les grandes batailles étant évitées autant que possible. Le chevalier doit avoir un comportement loyal, le combat est l’occasion de prouver son statut social. Cette période est marquée par l’apogée et la chute du chevalier comme unité de combat principale et décisive. La victoire normande à la bataille de Hastings en 1066 atteste de leur puissance et leur influence.

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