Historique des unités combattantes de la Résistance PDF

L’Organisation de résistance de l’Armée, historique des unités combattantes de la Résistance PDF’O. L’ORA se développe rapidement en zone Sud, grâce aux cadres et à l’armement camouflé par l’Armée d’armistice quand celui-ci n’a pas été remis aux Allemands. FTP pour former les FFI, tout en conservant son autonomie.


Au lendemain de la défaite et de la signature de l’armistice, un certain nombre d’officiers de l’Armée française, réduite à un corps de 100 000 hommes en métropole, considère que tout n’est pas perdu. Les forces de l’empire sont intactes et la reconquête de la France avec l’appui des alliés reste possible. Dès juillet 1940 certains services pensent à préparer la revanche. C’est ainsi que le colonel Rivet, chef du 2e Bureau réunit ses collaborateurs et leur dit :  La mission continue sur l’Allemagne et l’Italie . L’état-major, avant que les commissions d’armistice ne se missent en place, s’efforçait d’expédier en Afrique du Nord le plus possible d’armes et de matériel, et effectue des études sur l’hypothèse d’un débarquement allié en France. Le général Colson envoie une lettre personnelle manuscrite aux commandants des régions militaires les invitant à camoufler du matériel. Enfin le général Verneau envisage pour la première fois la tactique de la guérilla, en cas de rupture de l’armistice et d’invasion de la zone sud par les troupes d’occupation allemande, avec repli de l’Armée de l’armistice dans les zones montagneuses.

Au lendemain de ce deuxième désastre qu’est pour l’Armée, l’envahissement de la zone non occupée avec remise de ses armes, un groupe d’officiers animés par les généraux Verneau, Grandsard et Olleris décide de créer une organisation militaire clandestine qui devient l’ Organisation de résistance de l’Armée  avec l’aval du général Frère. L’année 1943 est consacrée à la mise en place de l’Organisation de résistance de l’Armée dans les six régions définies par le mouvement Combat en zone sud. Cette tâche revient au colonel Pfister pour le sud-ouest et au colonel Zeller pour le sud-est. En zone nord l’implantation de l’ORA est plus difficile. Le général Verneau dirige cette opération.

Les implantations les plus importantes sont la Bretagne commandée par le colonel Masnou, l’Indre et l’Indre-et-Loire avec la brigade du colonel Chomel, la région du Cher où le colonel Bertrand regroupe les anciens de son régiment dissout le 1er RI, la Bourgogne sous les ordres du colonel Prats. Dès mars 1943, l’ORA entre en rapport avec les autres mouvements de résistance, y compris le parti communiste, afin de coordonner les actions immédiates et futures. La reconnaissance en juin 1943 par l’ORA de la légitimité du CFLN à Alger et de l’autorité du général de Gaulle facilite ces négociations. Suivant ses effectifs, l’ORA crée ses propres maquis ou groupes mobilisables ou fournit aux autres mouvements les officiers nécessaires à leur encadrement. Cette mise en place ne se fait pas sans casse.

En mars 1943, des arrestations massives frappent plus de 50 officiers. En juin, les services de l’Abwehr arrêtent les généraux Olleris, Gilliot et Frère. Ce dernier meurt au camp du Struthof. Il est remplacé à la tête de l’ORA par le général Revers.

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