Iatrogénie et toxicologie en urgence PDF

Iatrogénie et toxicologie en urgence PDF article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Les Enquêtes nationales sur les événements indésirables liés aux soins sont réalisées sur un échantillon d’établissements de soins aigus publics et privés.


Il existe de nombreux ouvrages de toxicologie et de pharmacologie clinique mais il en existe peu qui soient consacrés uniquement à des cas cliniques : rédiger des cas cliniques pertinents est beaucoup plus difficile que de faire un chapitre sur la toxicité aiguë du paracétamol, qui peut être rédigé sans jamais avoir vu ou traité une telle intoxication. Et pourtant, nous, réanimateurs, médecins des centres anti-poisons, pédiatres, urgentistes, généralistes intégrés dans les Centres 15, voyons beaucoup plus de cas que de problèmes physiopathologiques. Par ailleurs, un nombre croissant d’effets secondaires médicamenteux sévères conduisent des patients dans les services d’urgence ou de réanimation. La reconnaissance de ces tableaux est encore probablement plus difficile que celle des intoxications aiguës, surtout dans un contexte de polypathologie ou de polymédication de plus en plus fréquent chez les patients âgés. Cet ouvrage est coordonné par le Docteur Régis Bédry et le Professeur Frédéric Baud, et regroupe 23 auteurs de niveau international travaillant en France, en Belgique, au Canada, en Tunisie, ou en Roumanie. Il présente une série de plus de 100 situations cliniques d’intoxication ou d’effets secondaires médicamenteux sévères, telles qu’elles se sont présentées aux urgences ou en réanimation. La présentation formelle des cas cliniques donné au lecteur la démarche étape par étape telle que l’a initiée le médecin qui a vécu ces différentes situations. Chaque cas est divisé en 4 parties : la présentation du cas clinique, les questions importantes à se poser, les réponses, les commentaires des auteurs assortis de quelques références bibliographiques conseillées. C’est pour cette raison que la succession des cas cliniques d’intoxication ou d’effets secondaires médicamenteux est aléatoire, à l’instar de ce qui est vécu en garde d’urgence ou de réanimation.

Les causes sont souvent multifactorielles, liées à plusieurs intervenants. Selon les études ENEIS 2004 et 2010, les EIG sont  associés en partie à une pratique médicale sous-optimale, une perte de temps, une rupture dans la continuité des soins, des déviances diverses, par rapport à des protocoles, des règles ou des recommandations . Une part importante de ces événements est inévitable, car  ils résultent de risques auxquels le patient est exposé dans le cadre de soins optimaux , selon l’ENEIS. Selon Mme Anne-Marie Payet,  les chiffres les plus couramment avancés font état de 140 000 hospitalisations provoquées par des accidents médicamenteux et 13 000 décès avérés.

Les EIG  évitables  représentent 160 000 à 290 000 cas par an. Ils n’auraient pas eu lieu  si les soins avaient été conformes à la prise en charge considérée comme satisfaisante au moment de leur survenue . Un patient sur dix rentrant à l’hôpital subit un évènement indésirable lié aux soins. La moitié des EIG serait due à des erreurs médicamenteuses. Ainsi, les EIG médicamenteux sont en cause dans quasiment la moitié des cas d’EIG ayant entraîné une hospitalisation. Peu de progrès ont été enregistrés avec les anticoagulants, avec des traitements compliqués qui peuvent être difficiles à gérer par des patients âgés.

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