INDUSTRIALISATION ET SOCIETES EN EUROPE OCCIDENTALE 1880-1960. Volume 2, France et Italie PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Le droit de douane INDUSTRIALISATION ET SOCIETES EN EUROPE OCCIDENTALE 1880-1960. Volume 2, France et Italie PDF tarif douanier est un impôt prélevé sur une marchandise importée lors de son passage à la frontière. Pour certains pays c’est encore une ressource budgétaire non négligeable. C’est un mécanisme de taxation des flux de marchandise très ancien. Les droits de douane ne sont payés, en principe, qu’à l’importation.


Dans certains pays des droits de douane existent cependant à l’exportation. C’est le cas dans plusieurs pays d’Afrique pour des matières premières comme le bois par exemple. Une taxation est aussi possible à la ré-exportation de produits importés. Ceci concerne des livraisons entre États d’une zone de libre échange pour des biens importés sous un régime hors taxe puis transformés et exportés ensuite.

Par exemple dans le cas d’un moteur japonais monté sur une voiture européenne qui est exportée vers un État associé à l’Union, le moteur sera taxé à la sortie. Les mercantilistes pensent que le commerce extérieur doit permettre un gain monétaire, c’est-à-dire un afflux d’or et que la richesse est fondée sur le volume détenu de métaux précieux. Royaume-Uni et d’une courte parenthèse libre-échangiste en Europe entre 1860 et 1880 :  un océan de protectionnisme cernant quelques îlots libéraux. En revanche,  le tiers-monde était un océan de libéralisme sans îlot protectionniste . Les pays occidentaux imposaient aux pays colonisés et même à ceux politiquement dépendants des traités dits  inégaux  contraignant à l’abaissement des barrières douanières.

Bairoch a analysé les statistiques des pays industrialisés sur une période de deux siècles et fait le constat que la croissance économique et les exportations progressent plus vite en situation de protectionnisme qu’en situation de libre-échange. Le point important est non seulement le fait que la crise ait démarré au plus fort du libéralisme, mais qu’elle se soit terminée vers 1892-1894, juste au moment où le retour au protectionnisme devenait effectif en Europe continentale. Le protectionnisme redevient alors dominant à partir des années 1890. Après la guerre, la priorité est de réduire graduellement les barrières tarifaires. Les pays aujourd’hui développés ont eu recours à des politiques commerciales et industrielles interventionnistes pour promouvoir leurs industries naissantes. Dans de nombreux pays, la protection tarifaire était un élément clé de cette stratégie, mais elle n’était en aucun cas le seul. 1820, soit deux générations après le début de la révolution industrielle.

Au début du XIXe siècle, le tarif moyen des produits manufacturés britanniques était d’environ 50 pour cent, le plus élevé de tous les principaux pays d’Europe. Une série de réductions tarifaires eut lieu en 1833 mais le libre-échange en Grande-Bretagne commença sérieusement avec l’abrogation des Corn Laws en 1846, ce qui équivalait au libre-échange des céréales. 1815 pour limiter les importations de blé et garantir les revenus des agriculteurs britanniques. Les droits de douane de nombreux produits manufacturés furent aussi abolis. Les élites britanniques s’attendaient à ce que grâce au libre échange, leur avance dans le transport maritime, la technologie, les économies d’échelle et l’infrastructure financière se renforceraient d’eux-mêmes et dureraient donc indéfiniment.

Ainsi la Grande-Bretagne finit par être surpassé économiquement par les États-Unis autour de 1880. Fondamentalement, le pays pensait que le libre-échange était optimal en tant que politique permanente et s’en est contenté avec l’absence de politique industrielle. Mais contrairement à la croyance britannique, le libre-échange n’améliora pas la situation économique et la concurrence accrue des productions étrangères finit par dévaster l’ancienne économie rurale de la Grande-Bretagne et l’aristocratie qui vivait de ses rentes agricoles. La Grande-Bretagne a été le premier pays à utiliser une stratégie de promotion de l’industrie naissante à grande échelle. La plupart des intellectuels et politiciens américains pendant la période de rattrapage du pays étaient d’avis que la théorie du libre-échange préconisée par les économistes classiques britanniques n’était pas adaptée à leur pays. Et c’est contre l’avis d’économistes comme Adam Smith et Jean Baptiste Say que les États-Unis protégeaient leurs industries. Il estima également que les droits sur les matières premières devraient être généralement faibles.

Ainsi, la Révolution américaine fut, dans une certaine mesure, une guerre contre cette politique, dans laquelle l’élite commerciale des colonies se révoltait contre le fait d’être contrainte de jouer un rôle inférieur dans l’économie émergente de l’Atlantique. Quand la guerre éclata, tous les tarifs furent doublés à une moyenne de 25 pour cent afin de faire face aux dépenses gouvernementales accrues dues à la guerre. Un changement significatif de politique se produisit en 1816, lorsque les industriels américains qui s’étaient épanouis grâce aux droits de douane ont fait pression pour les maintenir. Entre 1816 et la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis avaient ainsi l’un des taux tarifaires moyens les plus élevés du monde sur les importations de produits manufacturés. 1870, les industries américaines étaient donc parmi les plus protégées au monde jusqu’en 1945.

Il y eut un bref épisode de libre-échange à partir de 1846, coïncidant avec le zénith du libéralisme classique en Europe, au cours duquel les tarifs américains furent abaissés. Sud s’opposaient à toute protection alors que les intérêts manufacturiers du Nord voulaient la maintenir. Le tarif Smoot-Hawley de 1930, n’a augmenté que marginalement le degré de protectionnisme de l’économie américaine. Unis depuis la guerre de Sécession. Toutefois, la protection tarifaire relativement faible ne signifie pas que l’État allemand a adopté une approche de laisser-faire en matière de développement économique. Dans son histoire la France utilisa principalement d’autres politiques outre que les tarifs pour promouvoir son secteur industriel.

Grande-Bretagne à grande échelle et a encouragé l’espionnage industriel. Il a réservé à la métropole l’exclusivité du commerce avec ses colonies et doublant en 1667, les taxes sur les produits anglais et hollandais. Pour Colbert,  les compagnies de commerce sont les armées du roi, et les manufactures sont ses réserves . France, tirent son meilleur sang et s’en gorgent . La Révolution, cependant, a bouleversé ce cours de manière significative.

C’est surtout après la chute de Napoléon que le régime du laisser-faire s’est fermement établi et a persisté jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. En analysant les recettes douanières nettes en pourcentage des valeurs nettes à l’importation, la France a toujours été moins protectionniste que la Grande-Bretagne entre 1821 et 1875. En 1892, le traité devint caduc et de nombreux droits de douane, en particulier sur les produits manufacturés, furent augmentés. Cependant, il n’y eu pas de stratégie cohérente de mise à niveau industrielle derrière cette augmentation tarifaire. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, que l’élite française a été poussée à réorganiser son appareil d’État afin de résoudre le problème de retard industriel du pays. 1890 et 1900, et la croissance la plus rapide entre 1900 et 1913.

La Suède n’a pas seulement utilisé la protection tarifaire et les subventions pour promouvoir le développement industriel. L’État suédois fit de grands efforts pour faciliter l’acquisition de technologies étrangères de pointe, y compris l’espionnage industriel parrainé par l’État. Cependant, à partir de la fin des années 1840, le pays est revenu à un régime de laissez-faire qui a duré jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Japon avant le rétablissement de l’autonomie tarifaire, les Pays-Bas demeurèrent l’économie la moins protégée parmi les pays industrialisés. Durant cette période de laissez-faire, l’économie néerlandaise resta léthargique et son industrialisation resta relativement superficielle. 1990, les Pays-Bas furent le deuxième pays le plus riche du monde après la Grande-Bretagne en 1820.

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