Intrigues, complots et trahisons au Moyen Age PDF

Plus précisément, il s’agit d’un recueil de souvenirs qu’une personne rédige à propos d’événements historiques ou anecdotiques, publics ou privés. Des mémoires ont été écrits depuis l’Antiquité, comme l’illustre l’exemple emblématique des Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César. Le genre des mémoires est proche de l’autobiographie qui associe écriture de soi et récit de vie mais il s’en distingue étant donné qu’il met l’accent sur le contexte historique de la vie de l’auteur et intrigues, complots et trahisons au Moyen Age PDF ses actes plus que sur l’histoire de sa personnalité et sa vie intérieure. Une édition de La Guerre des Gaules de 1783.


Intrigues, complots, trahisons foisonnent dans les archives du Moyen Age. Le  » livre noir  » et néanmoins réjouissant que nous déroule ici Jean Verdon n’est pas glorieux ! Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Au fil des pages, l’historien reconstitue l’univers dans lequel se tissent des situations parfois extrêmes, tendues jusqu’à la mort.
Toutes les catégories sociales sont touchées : les membres des cours princières, les clercs lettrés, le bourgeois, le boucher… La détresse, le ressentiment peuvent inspirer le pire et le milieu familial reste le cadre idéal pour passer à l’acte : l’infi délité conjugale ou la jalousie sont monnaie courante au tribunal avec ou sans morts d’hommes. Mais les coulisses du pouvoir sont pavées de bien mauvaises intentions et de Frédégonde à Louis XI, bien peu n’ont pas cédé à leurs emportements… L’esprit de vengeance n’est pas propre au monde occidental. En Orient, à Byzance, on ne s’embarrasse guère de scrupules. Si parfois le pardon est accordé, bien plus souvent un terrible châtiment attend celui qui est pris ! Anecdotes tirées de la grande histoire ou faits divers illustrent tour à tour la panoplie de ces intrigues et autres complots dont la contemporanéité ne laisse pas de nous surprendre.

Jean Verdon poursuit avec ce nouvel ouvrage son histoire insolite du Moyen Age à travers le quotidien des hommes et femmes, célèbres ou pas, laïcs ou religieux. Sa longue familiarité avec l’époque médiévale lui inspire ici une fresque haute en couleur, particulièrement vivante.

Dans les mémoires, l’auteur raconte sa propre vie mais en axant son récit sur des faits historiques auxquels il a assisté en qualité de témoin ou pris part en tant qu’acteur. La production des mémoires se développe en dehors de l’historiographie officielle et contre elle. Le mémorialiste est par nature plus proche que l’historien des événements qu’il décrit. Il verbalise les mille détails d’un fait, les choses vues ou entendues – circonstances évanouies et donc hors de portée de l’historien. Les mémoires ne doivent pas être confondus avec les chroniques. Le chroniqueur est comme le mémorialiste contemporain des événements qu’il relate, mais n’intervient pas dans les affaires publiques. Les premiers mémorialistes de l’Antiquité étaient issus du monde politique ou militaire, milieux lettrés de l’époque.

Au Moyen Âge, les mémorialistes appartiennent à la haute noblesse. Au fur et à mesure de la démocratisation de la culture, la base des mémorialistes s’est considérablement élargie et le genre s’est banalisé. Aujourd’hui on confond mémoires et souvenirs. Les premiers mémoires datent de la Grèce antique. Les plus illustres citoyens consignaient les souvenirs de leur vie publique ou militaire. Sylla, Lucullus, César ont rédigé des Commentaires. Littéralement aide-mémoires, ils sont rédigés dès la fin de la campagne en 52 av.

C’est une œuvre de propagande, bien que le dictateur n’ait pas trahi la vérité. Le style clair et concis a été loué par les grands orateurs romains Cicéron et Quintilien. Ce recueil d’anecdotes en neuf livres pille les œuvres d’historiens de l’époque. 374, repris, révisé, augmenté tout au long de sa vie, mêle la peinture d’époque au récit autobiographique. Geoffroi de Villehardouin, maréchal de Champagne au moment où il prend la croix, est également l’auteur d’une Histoire de la conquête de Constantinople. Cet ouvrage est achevé en 1309.

1524 et 1528, justifie ses intentions de mémorialiste :  Écrire ce que j’ai su et connu des faits du roi Louis Onzième . Commynes est moins un mémorialiste faisant œuvre de témoignage qu’un historien et un juge des hommes et des faits de son temps. Jeune Adventureux , est de toutes les campagnes sous François Ier. Montluc, homme de lettres et gouverneur de Guyenne. Ils sont rédigés à la deuxième personne.

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