L’évangile selon Saint Luc (19,28-24,53) PDF

En pratique : Quelles sources sont l’évangile selon Saint Luc (19,28-24,53) PDF ? Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Il est admis par le consensus historien que le texte de Matthieu et celui de Luc sont indépendants l’un de l’autre et que leurs auteurs ont travaillé séparément. C’est le plus long des quatre évangiles retenus dans le Nouveau Testament.


Avec la publication de ce quatrième volume du commentaire de l’évangile de Luc, s’achève une entreprise éditoriale magistrale commencée il y a plus de trente ans. Désormais, l’ensemble de l’évangile de Luc commenté par un de ses meilleurs spécialistes est disponible pour le public francophone. Dans ce dernier volume. François Bovon traite de l’entrée de Jésus à Jérusalem, de la passion et de la résurrection. Découpé en vingt-six péricopes. le commentaire aborde chacune d’entre elles avec, successivement. une traduction originale du passage, une bibliographie, des analyses synchroniques et diachroniques, les explications verset par verset, une histoire de l’interprétation et de la réception, et une conclusion. Dans ce volume qui clôt le commentaire. l’auteur propose en annexe trois index – biblique (Luc – Actes). grec et thématique -. renvoyant aux quatre volumes désormais édités.

Problème synoptique, Théorie des deux sources et Source Q. La tradition chrétienne attribue à Luc, compagnon de Paul, la paternité de ce troisième évangile canonique. Luc était un Syrien d’Antioche, médecin de profession, disciple des apôtres, et plus tard compagnon de Paul jusqu’à son martyre. Il servit le Seigneur sans divertissement, sans femme et sans enfants. Il mourut à l’âge de 84 ans, en Béotie, rempli du Saint-Esprit. Troisièmement, le livre de l’évangile selon Luc. Après l’Ascension du Christ, Paul l’ayant pris pour second à cause de sa connaissance du droit, il écrivit avec son consentement ce qu’il jugeait bon.

Il continue :  Cependant lui non plus ne vit pas le Seigneur dans la chair. Luc est connu par le Nouveau Testament. 70 et avant 85, soit 20 ou 30 ans après les épîtres pauliniennes. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. L’évangile de Luc s’y lit sous une forme inédite. Neuf brèves péricopes de Marc, seulement, sont déplacées par Luc. Luc, les ayant trouvées en double, dans Marc et dans les logia, les a supprimées dans le parallèle avec Marc et les a laissées avec les logia.

En réalité Luc s’est servi de Marc, et de ses autres sources, en les intercalant dans des plages bien visibles, avec de nettes sutures, au point que le plan que l’on devra établir de l’évangile de Luc tiendra compte, en priorité, de ces plages, avant tout autre considération, théologique ou chronologique. Soit la majorité des récits de Luc, non tous cependant, car il en a pris dans son enquête personnelle, ou même dans la source Q. Mais Marc reste le guide et le prototype de son livre. Mais Luc, à la différence de Matthieu, a pratiqué de grandes coupes dans la narration de Marc.

Cette date n’est pas à placer avant 70, date de la prise de Jérusalem par les légions romaines de Titus, puisque Lc 21, 20 y fait allusion ainsi que 19, 43-44 et 21-24. Le début des années 80, entre 80 et 85, est vraisemblable », selon D. Ces mêmes auteurs notent que l’évangile de Luc est écrit à un moment où l’idée d’une « fin prochaine des temps » est devenue moins prégnante qu’auparavant. Marc, dont on connaît le texte, les sources de Luc sont toutes supposées, et même incertaines. Matthieu ou au seul Luc et qu’on peut penser néanmoins lui appartenir. Ces intercalations constituent la structure même du troisième évangile et le procédé de Luc.

Elles représentent sa méthode et sa manière de composer. Luc lui-même, l’auteur, avec ses carnets de route etc. On a souvent résumé l’évangile de Luc par cette formule lapidaire : une montée de Jésus à Jérusalem, et vers la croix du Golgotha. Tout son livre ne serait qu’une montée, mais cette ligne très simple de la montée vers Jérusalem existait déjà dans Marc. Articles détaillés : Discours sur le mont des Oliviers et Grande Tribulation.

La généalogie de Matthieu cherchait à convaincre les juifs que Jésus était bien le Messie attendu, le  fils de David , c’est-à-dire l’héritier légitime des rois de Juda. Jésus est en quelque sorte l’ancêtre d’Adam et par lui de tous les hommes. Jourdain, la généalogie exacte de Jésus, alors que celle de Matthieu n’était, de son propre aveu, qu’une généalogie officielle et putative. Jésus n’était pas réellement le fils de Joseph. Jésus ne peut être  fils de David  que par Marie, puisque quelques instants plus tard nous apprenions qu’il serait conçu du Saint-Esprit. Malgré ses limites, dues surtout aux incertitudes sur l’étendue réelle de la source Q, l’analyse du plan a montré le travail d’élaboration de l’auteur.

Puisque plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole, j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé exactement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi l’exposé suivi, excellent Théophile. Théophile est le personnage auquel Luc a dédié son double ouvrage de l’évangile et des Actes, mais aussi un chrétien fervent, qui en l’espèce les représente tous. Luc a interrogé les  témoins oculaires et serviteurs de la Parole , ceux de la première génération qui avaient connu le Seigneur : avant tout Jean, l’apôtre, et même la mère de Jésus, ainsi que les  frères  ou cousins du Seigneur : Jacques, Simon et Jude, et avec eux toute l’Église de Jérusalem, héritière au premier chef de la pensée et de la mémoire de Jésus. Il enquêta sur place en Palestine, profitant de son séjour forcé et prolongé dans la patrie du Christ.

Le travail rédactionnel de Luc s’avère donc considérable dans cet évangile, qui est le plus long de nos quatre canoniques. En plus des documents écrits : Marc, et les logia de l’apôtre Matthieu sans doute traduits à son intention par le diacre Philippe, Luc eut tout le temps, vers les années 57-59 où Paul était retenu prisonnier à Césarée maritime, non seulement de consulter Philippe à Césarée même, la capitale administrative, mais encore de monter à Jérusalem, la capitale religieuse, pour y contacter l’Église, et de parcourir la Palestine. Ses apports propres dans l’évangile, et les résultats de son enquête ou de sa rédaction personnelle, sont très sensibles, quoique difficiles à délimiter avec précision. Luc a pu inclure des éléments de son crû, qui n’étaient pas repris de la source Q, mais que nous y laissons, par provision, faute de points de repère. Et dans la chaîne de Marc, il a déplacé et modifié des éléments selon, peut-être, les conclusions de son enquête personnelle et les renseignements qu’il a pu collecter. Selon Jean, et sans doute Marie, comme nous l’avons dit.

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