L’Abbaye de Silvacane PDF

Elle a été fondée en 1144 par des moines venus de l’abbaye de Morimond. Avec Sénanque et le Thoronet, Silvacane l’Abbaye de Silvacane PDF partie des trois abbayes cisterciennes de Provence appelées les  trois sœurs provençales  qui témoignent du grand rayonnement de l’ordre cistercien en Provence.


C’est la plus récente des trois et la seule qui n’ait pas retrouvé une activité conventuelle. C’est en 1144 que les moines s’installèrent dans cette forêt. Silvacane dès son affiliation à l’Ordre cistercien et effectuèrent les travaux de bonification des terres environnantes. Protégée par les grands seigneurs de Provence, les débuts de l’abbaye furent dynamiques.

En 1175, Bertrand des Baux entreprit la construction de l’église, où il est enterré. Un conflit avec l’abbaye de Montmajour éroda son aura. En 1450, l’abbaye fut annexée au chapitre de la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence, et les abbés de Valsaintes rétablis. Devenu bien national en 1790 à la Révolution, le monastère fut divisé en lots et transformé en exploitation agricole.

Et, pour effectuer le remembrement de l’ensemble du site, un décret d’expropriation est signé le 3 février 1945 par Charles de Gaulle et René Capitant ministre de l’Éducation nationale. Mais les travaux de restauration n’ont pu commencer qu’en 1950. L’église est alors restaurée par Révoil puis Formigé. Le reste a été progressivement restauré : ainsi sur des fondements découverts en 1989 ont été restitués, à l’Ouest, des bâtiments monastiques, le mur d’enceinte ainsi que l’hôtellerie des moines. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. L’église abbatiale est édifiée en pierre de taille assemblée en grand appareil régulier et est couverte de tuiles.

Ce chevet est soutenu par deux puissants contreforts situés aux angles. La croisée du transept est surmontée par un petit clocher carré sans toit percé sur chaque face de baies géminées en plein cintre séparées par une colonnette à chapiteau et logées sous un arc de décharge. La façade principale, tripartite, est segmentée par deux puissants contreforts. Ce portail est surmonté d’un triplet de baies en plein cintre similaire à celui du chevet surmontées d’un grand oculus à moulures. L’église abbatiale fut construite de 1175 à 1230.

La nef principale est couverte d’une voûte en berceau brisé soutenue par de puissants arcs-doubleaux prenant appui sur d’imposants piliers cruciformes. La croisée du transept est couverte d’une croisée d’ogives mais on retrouve la voûte en berceau brisé au chœur, dans la nef et les deux parties du transept. Il faut remarquer également les motifs d’une très grande précision qui composent ses chapiteaux carrés à feuilles d’eau, motif typique de l’architecture cistercienne. Baie de la galerie nord dans laquelle trône un fac-similé d’une colonne. Comme l’église, il combine des éléments stylistiques romans et gothiques. Les galeries présentent une voûte en berceau et sont percées de baies en plein cintre.

Chacune de ces baies abritait initialement une paire de baies ogivales séparées par d’élégantes colonnettes et surmontées d’un oculus mais ces baies ogivales ont été détruites : il en subsiste une reconstitution au niveau de la galerie nord. Le lavabo se dresse devant la porte menant à l’aile nord du cloître et au réfectoire, afin que les moines se purifient les mains avant de toucher le pain, symbole sacré. Ce lavabo en pierre, nettement plus modeste que celui de l’abbaye de Valmagne, est orné d’anneaux et de colonnettes supportant des arcatures trilobées. La galerie nord et sa porte. Au nord du cloître, le grand réfectoire, reconstruit en 1423, est plus richement orné que le reste du monastère car il a été bâti à un moment où la règle de saint Bernard était respectée avec bien moins de rigueur et d’austérité. Salle des moines ou salle du chauffoir. Rachetée par l’État en 1846, l’abbaye a conservé en grande partie son aspect d’origine grâce à l’intervention des architectes des monuments historiques, qui l’ont restaurée durant près d’un siècle.

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