L’Afrique du Nord dans la guerre : 1939-1945 PDF

Au début de la guerre, l’engagement du Canada en Europe a été limité à une seule division. L’impact de cette guerre sur l’histoire canadienne a été considérable. La crise de la conscription a eu un effet majeur sur l’unité nationale entre les Canadiens francophones et anglophones, même si elle n’a pas été aussi dommageable politiquement que celle de la Première Guerre mondiale. Le parti nazi d’Adolf Hitler prit le pouvoir en Allemagne en janvier 1933 l’Afrique du Nord dans la guerre : 1939-1945 PDF des ambitions expansionnistes.


L’Afrique du Nord est le terrain où commencent à s’épanouir la force renaissante et l’espérance immortelle de la France, déclarait Charles de Gaulle lors d’un discours prononcé à Constantine en 1943. II soulignait ainsi le rôle clé qu’allait jouer cette région en servant de tremplin pour la libération du territoire métropolitain. Mais le destin de l’Afrique du Nord, de 1939 à 1945, ne saurait être réduit à ce rôle. Devenue partie intégrante de la zone contrôlée par Vichy après l’armistice et reprise en main par le général Weygand, elle vit se jouer les luttes de pouvoir qui opposèrent, entre autres, l’amiral Darlan, le général Giraud et le général de Gaulle, ainsi que le drame de l’armée d’Afrique, écartelée entre sa volonté de fidélité à Pétain et la nécessité du ralliement aux Alliés.
À travers cet ouvrage, première synthèse exhaustive sur le sujet, ayant bénéficié de l’exploitation d’archives totalement inédites, Christine Levisse-Touzé, historienne et docteur ès lettres, retrace les faits et tire au clair l’imbroglio politique qui succéda au débarquement des troupes alliées en 1942. Soulignant aussi les traumatismes vécus par les populations locales qui payèrent un lourd impôt du sang lors des campagnes de France et de Tunisie, elle montre comment cette situation, favorisant un regain des nationalismes, a constitué un élément déterminant dans la chute des empires coloniaux. Un aspect trop facilement négligé d’une époque riche en rebondissements spectaculaires.

Pendant ce temps, au Canada, la population se remettait lentement de la Grande Dépression de 1929. L’économie canadienne connaissait des moments difficiles et plus du quart des Canadiens étaient sans emploi. Le conflit opposant les Canadiens anglais et les Canadiens français faisait toujours rage à la suite de la crise de la conscription pour la Première Guerre mondiale. Ainsi, le Canada ne participa à aucune planification militaire importante avec la Grande-Bretagne et les États-Unis et ne fit aucune déclaration publique quant au soutien canadien à l’effort de guerre à venir. Le moment décisif arriva le 1er septembre 1939 lorsque l’Allemagne envahit la Pologne. Le refus d’Adolf Hitler d’obtempérer à l’ultimatum lancé par la Grande-Bretagne et la France de retirer ses troupes de Pologne força ces deux nations à déclarer la guerre à l’Allemagne le 3 septembre.

Ayant souffert de près de vingt années de négligence, les forces armées canadiennes étaient, en 1939, une petite organisation mal équipée et peu entraînée. De son côté, la Marine royale canadienne était principalement composée de deux destroyers de classe River, le NCSM Saguenay et le NCSM Skeena, acquis en 1931. Bien que les deux destroyers fussent modernes, ils ne possédaient pas la technologie moderne comme l’asdic et le radar. 1930, le gouvernement canadien acheta cinq destroyers à la Royal Navy du Royaume-Uni. La force aérienne canadienne était sous le commandement de l’armée jusqu’en décembre 1938 et servait principalement des intérêts civils dans les années 1920 et le début des années 1930. Elle était alors composée d’un personnel de moins de 1 000 hommes et ses aéronefs étaient obsolètes. Soldats canadiens en Angleterre armés de Thompson en 1942.

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