L’Année stratégique 2016 – Analyse des enjeux internationaux PDF

Après presque huit ans de guerre, la Syrie traverse une l’Année stratégique 2016 – Analyse des enjeux internationaux PDF dramatique. La nature du conflit s’est transformée et le rôle des acteurs locaux a été considérablement réduit par rapport au rôle croissant joué par les acteurs internationaux, tant étatiques que non-étatiques. Plusieurs centres de recherches ont publié des travaux plaidant pour une décentralisation qui permettrait une gouvernance politique plus juste et mieux équilibrée. Carnegie, en mars 2017, sur le potentiel des Conseils locaux et sur les chances d’une paix décentralisée.


Mutation du phénomène terroriste, tourments européens, puissance et influence étatsuniennes en question, incertitudes latino-américaines, contraction économique chinoise et résistances asiatiques toujours plus fortes, instabilités persistantes en Afrique, au Moyen- Orient et au Maghreb, urgence climatique : mêlant temps courts et temps longs, ces événements ne manqueront pas de trouver une résonance au cours des prochains mois.

L’Année stratégique 2016 propose des grilles d’analyse permettant de saisir ces enjeux et d’en anticiper les évolutions.

Un outil de compréhension des relations internationales 
–  197 fiches-pays (indicateurs politiques, sociaux, démographiques, économiques, énergétiques, environnementaux et militaires)
–  7 fiches régionales
– cartes régionales et thématiques
– rappel chronologique des événements qui ont marqué l’année
– annuaire statistique mondial des données essentielles

En premier lieu, les auteurs de cette étude clarifient les concepts et répertorient les formes de décentralisation appliquées dans les pays sortant d’un conflit. Ils soulignent l’importance de convenir d’une forme de gouvernance et de partage du pouvoir, facteurs déterminants dans le maintien de l’unité territoriale afin d’amener les négociations à tenir compte de façon pertinente de la réalité d’après-conflit. Alawak présente ensuite les réformes nécessaires du pouvoir judiciaire, telles que la restructuration du Conseil supérieur de la magistrature afin de stopper l’ingérence du pouvoir exécutif, et l’abrogation des lois empiétant sur les droits et libertés publics. Les principes de séparation et de répartition des pouvoirs devraient être appliqués à trois organes indépendants afin de créer un équilibre et une coopération entre eux. Les fonctions sécuritaires ne sont pas les mêmes dans un contexte de guerre et une situation de sortie de conflit.

Le développement local est l’un des facteurs les plus déterminants pour l’adoption et le renforcement de la décentralisation. Pour Mohamed al-Abdullah, chercheur en développement économique, le pays souffre depuis des décennies de l’absence d’un modèle de développement cohérent. Cela a entraîné d’importants déséquilibres qui se manifestent surtout dans les inégalités entre les gouvernorats. La mise en œuvre de la décentralisation financière nécessite également des réformes substantielles de la politique budgétaire. Mohamed Saddik, docteur en sciences économiques, constate que le modèle d’allocations de ressources financières aux unités administratives locales présente de nombreux défauts. Selon les auteurs, le régime ne s’intéresse pas à la décentralisation mais l’utilise à des fins politiques pour servir de monnaie d’échange dans les négociations avec la communauté internationale, en particulier avec les Européens.

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