L’art égyptien PDF

Riza-i Abbasi, Deux amants, Iran, 1630. L’art produit dans le contexte du monde islamique présente une certaine unité stylistique due aux déplacements des artistes, des commerçants, des commanditaires et des œuvres. L’emploi d’une écriture commune dans toute la civilisation islamique et la mise en valeur particulière de la calligraphie renforcent cette idée d’unité. Toutefois, la grande diversité des l’art égyptien PDF et des décors, selon les pays et les époques, amène souvent à parler plus d’  arts de l’Islam  que d’un  art islamique .


En architecture, des bâtiments aux fonctions spécifiques, comme des mosquées et des madrasas, sont créés dans des formes très variées mais suivant souvent un même schéma de base. On connaît peu de choses sur l’architecture islamique avant la dynastie des Omeyyades. Le premier et le plus important bâtiment islamique est sans doute la  maison du Prophète  située à Médine. La maison du Prophète est d’une importance considérable pour l’architecture islamique, en ce sens qu’elle met en place le prototype de la mosquée de plan arabe : une cour avec une salle de prière hypostyle.

La grande mosquée de Médine s’élève actuellement à son emplacement supposé. Les premiers objets islamiques sont très difficiles à distinguer des objets antérieurs, sassanides et byzantins, ou déjà omeyyades. Dans l’architecture comme dans les arts mobiliers, les artistes et artisans omeyyades n’inventent pas un vocabulaire nouveau mais réutilisent volontiers celui de l’Antiquité tardive méditerranéenne et iranienne, qu’ils adaptent à leur conception artistique en remplaçant par exemple dans la grande mosquée de Damas les éléments figuratifs des mosaïques byzantines qui servent de modèles par des arbres et des villes. Les  châteaux du désert  témoignent particulièrement de ces emprunts. Période historique : Califat des Abbassides Avec le déplacement des centres de pouvoir vers l’est, deux villes qui servent successivement de capitales entrent sur le devant de la scène : Bagdad et Samarra en Irak.

Dans les arts de l’Islam, on nomme  faïence  une céramique à pâte argileuse, couverte d’une glaçure opacifiée à l’oxyde d’étain, et décorée sur glaçure. La chronologie de cette invention, et des premiers siècles, est très délicate et donne lieu à de multiples controverses. Grande mosquée de Cordoue, salle de prière. Maghreb et de l’Espagne, alors en pleine Reconquista : les Almoravides et les Almohades qui apportent des influences maghrébines dans l’art. Pyxide d’al-Mughira, 968, ivoire, musée du Louvre.

Les Zianides se maintiennent jusqu’en 1554, année durant laquelle ils sont déposés par les Ottomans. L’al-Andalus est un lieu de grande culture à la période médiévale. Outre de grandes universités comme celle d’Averroès qui permettent la diffusion de philosophies et de sciences inconnues du monde occidental, ce territoire est également très foisonnant pour l’art. Parmi les techniques qui sont alors employées pour la confection des objets, l’ivoire est très utilisé pour la confection de boîtes et de coffrets. L’architecture d’Afrique du Nord est assez méconnue par manque de recherches depuis la décolonisation. Ceux-ci constituent d’ailleurs la majorité religieuse sous le règne particulièrement tolérant des Fatimides. L’art se caractérise par une iconographie riche, qui exploite beaucoup la figure humaine et animale, dans des représentations animées, qui ont tendance à se libérer des éléments purement décoratifs, comme les ocelles dans la céramique lustrée.

Au même moment, en Syrie, les atabegs, c’est-à-dire les gouverneurs arabes des princes seldjoukides, s’arrogent le pouvoir. Très indépendants, ils jouent sur les inimitiés entre les princes turcs et supportent en grande partie l’installation des croisés francs. Cette période n’est pas très faste pour l’architecture, ce qui n’empêche pas la réfection et l’amélioration des défenses de la ville du Caire. La production d’objets de valeur ne s’interrompt pas pour autant.

Les Mamelouks prennent le pouvoir aux Ayyoubides d’Égypte en 1250 et parviennent en 1261 à s’imposer en Syrie, en battant les Mongols. La décoration est en général réalisée par des incrustations de pierres de différentes couleurs, selon la technique de l’ablaq, ainsi que par un important travail sur le bois, marqueté en motifs géométriques rayonnants. Article détaillé : Art des Saljukides d’Iran. L’art est alors un moyen essentiel pour s’affirmer face à son voisin. De grandes villes sont créées comme Nichapur ou Ghazna et la version actuelle de la grande mosquée d’Ispahan voit le jour. Au XIIIe, une nouvelle vague d’envahisseurs venant d’Asie centrale s’abat sur le monde islamique, remontant jusqu’aux portes de Vienne : ce sont les Mongols sous la direction de leur chef Gengis Khan. Sous ces  petits khans  à l’origine soumis à l’empereur Yuan mais rapidement indépendants, une riche civilisation se développe.

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