L’autre en nous : Pour une philosophie du pluralisme PDF

Please forward this l’autre en nous : Pour une philosophie du pluralisme PDF screen to cpanel. Les nouvelles technos ne détruisent pas le cerveau, elles s’y adaptent ! La technologie est-elle responsable de l’accélération du monde ?


 » Égalité, liberté, humanité, raison, émotion, mémoire, doute : ces notions appartiennent à toutes les traditions et à toutes les philosophies. Mais leur vérité absolue n’est la possession de personne. L’universel ne peut être qu’un universel partagé. « 
On affirme que le monde global est  » un village « . Étrange village où les habitants s’ignorent entre eux et s’ignorent eux-mêmes. Envahis par le doute et la méfiance, nous regardons l’autre comme un miroir négatif dont la différence nous définit, nous  » identifie  » et nous rassure. Sans nous débarrasser de nos peurs et de nos particularismes. Comment sortir de la prison individualiste ? Comment retrouver le goût de l’interrogation, de la critique constructive et de la complexité ? En adoptant tout d’abord une attitude de pudeur et d’humilité, répond Tariq Ramadan dans cet essai, véritable invitation au voyage sur les sentiers du cœur, de l’esprit et de l’imaginaire. Invitation à naviguer vers l’autre – quelles que soient ses traditions, sa psychologie, sa religion -, car comme les rives font l’océan,  » c’est la pluralité des cheminements humains qui façonne la commune humanité des hommes  » C’est ce pas que nous invite à faire Tariq Ramadan : se risquer vers autrui. Aucune connaissance philosophique ou religieuse n’est requise pour se mettre en route, mais seulement de l’humilité, du respect, de la curiosité de la détermination et beaucoup d’amour.

Pour Hartmut Rosa, le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au profit des processus de rationalisation ou d’individualisation. Pourtant, selon lui, l’accélération est la caractéristique de la société moderne. Invité par l’Insa de Lyon, il donnait une conférence jeudi auprès d’une foule d’étudiants à la bibliothèque Marie Curie du Campus de la Doua, sur le thème  la technologie est-elle responsable de l’accélération du monde ? Mon livre explique que l’essence et la nature de la modernité reposent sur l’accélération , attaque Hartmut Rosa.

Pour lui, notre monde contemporain repose sur son dynamisme, qui n’a d’autre but que de mettre en mouvement le monde matériel, social et idéel. Pour comprendre ce qu’est l’accélération du monde, il faut comprendre ce que signifie la lenteur, estime Rosa. La lenteur est une richesse de temps. Elle correspond à un état dans lequel on dispose de suffisamment de temps pour faire ce que l’on doit faire, au temps qui nous reste après avoir tout fait. Le rêve de la modernité c’est que la technique nous permette d’acquérir la richesse temporelle. L’idée qui la sous-tend est que l’accélération technique nous permette de faire plus de choses par unité de temps.

Et c’est bien ce que la technique a permis, souligne Rosa, en pointant du doigt la rapidité introduite par la technique. Les voitures roulent de plus en plus vite, nous permettant dans le même laps de temps d’aller toujours plus loin. La conséquence de cette accélération technologique c’est qu’on a besoin de moins en moins de temps pour réaliser une tâche, une activité précise. La quantité de ressources temporelles libres croit.

Pour faire 10 km ou recopier un livre ou produire une image, nous avons besoin de beaucoup moins de temps que nos ancêtres. Pourquoi n’avons-nous pas plus de temps libre ? Nous devrions donc avoir plus de temps libre que jamais, puisque nous avons besoin de moins de temps pour faire les choses, en conclut le philosophe. Pourtant, ce n’est pas ce qu’il s’est passé. La prédiction ne s’est pas réalisée. Nous ne disposons pas de plus de temps : nous en avons toujours trop peu.

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