L’enfant réanimé : Clinique de la rupture et du lien PDF

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Préface de Philippe Gutton

Dans cet «autre monde» de la réanimation de l’enfant, nouveau-né ou déjà grand, où la haute technicité de la médecine de l’extrême et de l’urgence vitale côtoie la souffrance psychique du traumatisme et de toutes les détresses.

Michèle Grosclaude et ses coauteurs, praticiens au sein d’équipes pluridisciplinaires, font ici part de leur expérience au quotidien, de leurs observations, de leurs propositions. Leurs travaux de recherche centrés sur le vécu de l’enfant réanimé, cernent des données fondamentales :

– permanence d’une vie psychique profondément ancrée dans le soma, dont le souffle s’intrique au souffle du respirateur ;

– spécificité de l’expérience réanimatoire et de ses traces (dont le «trou-réa»), qui nécessite une prise en charge somato-psychique appropriée à la problématique de la rupture et du lien ;

– mise en lumière d’un «infans originaire» et de ses modalités propres, qui nous éclaire sur les origines de la psyché et démontre la pertinence des outils conceptuels issus de la psychanalyse ;

– exigence vitale d’un secours psychique humain à travers la relation et la parole d’un tiers ;

– nécessité d’une mise en soin pluridisciplinaire de l’enfant, de ses parents et de ses soignants.

En faisant le point sur l’abord psychologique de la réanimation de l’enfant, cet ouvrage constitue un outil de travail précieux, à la fois clinique et théorique, à destination de tous les praticiens somaticiens ou psychistes et des équipes pluridisciplinaires engagées dans les soins intensifs, mais aussi de tous ceux qui souhaitent poursuivre la recherche dans ce domaine encore si peu connu.

Michèle Grosclaude, universitaire, docteur d’Etat en psychologie, praticienne en réanimation, psychanalyste, auteur des travaux et recherches faisant référence dans le domaine, responsable du REIRPR (Réseau européen interdisciplinaire de recherche sur psychologie et réanimation) et de la revue Les Cahiers du Réseau. Psychologie et Réanimation.

Co-Auteurs : RIRETTE ESTHER BROCHARD – NICOLE DANESI – DOMINIQUE SANDRE – SYLVIE SEGURET –

La Faucheuse, une allégorie de la mort, inéluctable et imprévisible, en vogue dans l’Occident chrétien depuis l’époque médiévale au moins. La mort est l’état irréversible d’un organisme biologique ayant cessé de vivre. Au niveau cellulaire, la mort désigne l’arrêt des fonctions de base d’une cellule. Chez l’être humain, le fait que le cœur puisse arrêter de battre pendant un moment avant d’être réanimé pose la question de la limite, ou de la transition entre vie et mort. D’un point de vue médico-légal la mort d’un être humain est le moment où le corps commence à se décomposer, à partir de l’instant où toutes les fonctions vitales sont suspendues : arrêt du cœur, de la respiration, du flux sanguin, des activités cérébrales, etc. Cette définition légale est importante, car c’est elle qui va permettre des actes tels que le prélèvement d’organes pour la transplantation : la mort légale précède en ce cas la mort physiologique.

Dans la plupart des cas, le décès est constaté par un médecin par des signes cliniques caractérisant un arrêt cardio-circulatoire prolongé. Or l’entropie d’un système fermé ne peut qu’être stable ou augmenter d’après les principes de la thermodynamique. On ne peut se contenter de la définition donnée plus haut pour les organismes unicellulaires, tels que les bactéries, levures, les champignons unicellulaires. En effet, ces organismes possèdent une forme de résistance aux variations de conditions extérieures : la spore.

Les organismes unicellulaires meurent aussi de  vieillesse . Cela est assez bien documenté dans le cas des levures saccharomyces sp. Une cellule mère donne par division deux cellules filles. On a toujours pensé que ces cellules filles sont identiques entre elles. Il existe en effet sur l’une des cellules une cicatrice visible sur la membrane et reflet de la division qui vient de se produire.

Les virus se situent dans l’inerte. Ainsi, la question de la catégorisation d’un virus parmi les organismes vivants n’étant pas tranchée de manière satisfaisante, il est impossible de se prononcer sur la mort d’un virus en général, car il a besoin d’un autre être vivant pour survivre. Cela dit, il existe différents types de virus, se situant plus ou moins du côté du vivant ou de celui de l’inerte. Les virus sont souvent résumés à une séquence génétique encapsulée par une membrane biologique ayant la propriété de se fondre avec celle des cellules infectées. Ces virus peuvent être comparés à des livres que les cellules sont capables de lire et retranscrire, le texte étant le code génétique. Ils seraient donc, d’un point de vue biologique, plutôt du côté de l’inerte. Quant au virus mimivirus, il contient un code génétique plus important que certaines bactéries, et en même temps de l’ADN et de l’ARN.

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