L’esprit de l’aïkido PDF

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Cet ouvrage a une mission bien définie à remplir : transmettre l’esprit de l’aïkido tout en le préservant des déviations et des incompréhensions quasiment inéluctables du fait de la popularité croissante de cet art à l’heure actuelle et dans le monde entier.

Il s’agit de présenter et de commenter les conceptions du maître fondateur, pour les rendre accessibles à tous les publics et en particulier aux occidentaux, en s’appuyant sur une démarche rationnelle et en utilisant, s’il est nécessaire, un vocabulaire scientifique.

Ce livre est donc non seulement un remarquable commentaire de la pensée de Morihei Ueshiba, effectué par un intime, un japonais familier de la tradition et de la culture de son pays natal et très au fait de la vie et de l’originalité créatrice de son père, mais s’avère aussi un outil pédagogique indispensable pour l’apprentissage de l’aïkido dans le monde contemporain.

Les budō les plus connus en Occident sont le karaté-do, le judo, l’aïkido et le kendo. Le kanji bu désigne la guerre, le kanji dō désigne la voie. Le terme kanji dō, utilisé pour designer la voie, s’oppose à celui de kanji jutsu du bujutsu et a pour but de distinguer les anciens arts de guerre des nouveaux arts éducatifs. On peut attribuer le terme à Jigorō Kanō, fondateur du Judo, le premier des budō. Dai Nippon Butokukai, puis de nos jours à l’association du Nippon Budōkan. D’abord, l’arrivée des armes à feu, rendant caduques un certain nombre de conceptions de la guerre. Les anciens bujutsu sont parfois nommés koryū,  ancienne école , tandis que les arts martiaux modernes sont qualifiés de gendai budō.

L’efficacité est une question que tout pratiquant quelque peu passionné par les arts martiaux est amené à se poser tôt ou tard. Une mise en perspective historique est nécessaire pour aborder ce thème. L’efficacité en situation de guerre véritable sur un champ de bataille à l’époque féodale n’était pas un simple questionnement intellectuel, mais une question de survie. Ainsi, les nombreuses défenses contre des saisies de la main que pratique toujours l’aïkido sont directement issues de la préoccupation des samouraïs de se défendre contre un ennemi qui les aurait empêché de dégainer leur sabre. Les attaques aux articulations en jūjutsu, koppojutsu se comprennent par le simple fait qu’un samouraï portait une armure dont les jointures étaient les points les plus faibles. Les clés exercées sur un bras dans l’aikijūjutsu ou le jūjutsu devaient impérativement avoir une efficacité telle qu’il était impossible de se servir du tanto de l’autre main. Lorsque Jigoro Kano fonda le judo en 1882, il retira du jūjutsu tout ce qui était jugé dangereux, amorçant le passage des bujutsu aux budō.

En premier lieu, il y a le travail contre plusieurs adversaires armés ou pas, qui attaquent en même temps, et non en attendant gentiment leur tour. On travaille aussi les défenses dans tous les types de situation, dans des lieux ou sur des terrains variés. Le passage de certains budō aux sports a bien évidemment accentué ce phénomène. Pour conclure, les budō n’ont pas pour but l’efficacité en situation réelle comme leurs ancêtres, les bujutsu, mais plutôt le perfectionnement de soi-même à travers la pratique de techniques issues des arts de guerre du Japon féodal. C’est le sens et la promesse du terme do.

Combien de commentaires n’a-t-on pas consacrés au code des samouraïs, à cet art de la Mort pour lequel nos guerriers se sacrifient avec tant d’exaltation ! Au Japon, les dojos sont dans des temples. Article connexe : Ceinture dans les budō. L’évolution des budō et leur modernisation ont rendu nécessaire l’adaptation de ce système. Enfin, dans l’idéal, le samouraï devait renoncer à la vie. C’était à la fois une preuve de l’engagement total au service de son maître, mais aussi une garantie de garder son calme et donc son efficacité en combat, en n’ayant rien à perdre ou à craindre. Cette dimension métaphysique forte s’accompagnait bien évidemment d’une grande religiosité.

Prenons par exemple le cas d’une coupe de sabre qui s’effectuerait non pas sur l’adversaire, mais devant lui. Ainsi, dans la croyance de la réincarnation, l’être avant la naissance est de la non-existence, et la naissance est la révélation de cette non-existence, qui devient alors existence. Cette dimension a, dans certains cas, été totalement mise de côté, notamment avec le judo de compétition et le karate full-contact. Dans certains cas, elle est au contraire fortement mise en avant encore de nos jours, notamment dans l’aïkido et le kyūdō. Le passage des jutsu vers les dō est l’ultime consécration de ce principe : en travaillant l’art martial, l’humain s’améliore, et cette amélioration a des répercussions sur sa vie de tous les jours.

Bien que le budō ait abandonné la notion de confrontation, la notion d’amélioration de l’humain est intimement liée à la notion de combat. Le Kanji bu est composé de deux parties, signifiants de nos jours  lance  et  arrêter , et est donc souvent interprété par  arrêter la lance . Cependant, le kanji n’est pas une entité dont le sens correspond à la somme de ses parties et cette interprétation n’a pas de fondement historique ou linguistique. En revanche, l’interprétation du Kanji 止 pose beaucoup plus de problèmes. De nombreux linguistes s’accordent sur le fait qu’il représente une trace de pas dans le sol.

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