L’illusion sioniste PDF

Zeev Vladimir Jabotinsky dans les années 1930. Il crée en 1925 le Parti révisionniste, principal parti de la droite nationaliste sioniste, qui réclame un État juif sur les deux rives du fleuve Jourdain, intégrant aussi la Transjordanie, l’illusion sioniste PDF’actuelle Jordanie.


A quoi sert le sionisme ? A nous rendre notre fierté d’être
juifs, vient la réponse sioniste. Et quand l’aurions-nous perdue,
cette précieuse fierté ? Se pourrait-il que, sans l’Etat d’Israël, les
sionistes auraient honte d’être juifs ? Et comment être fier d’un
pays qui largue des bombes au phosphore blanc sur des civils sans
défense ?
Le sionisme ne combat pas l’antisémitisme ; il le cultive. L’un des
principaux dogmes de cette nouvelle religion est que l’antisémitisme
soit permanent et immuable. A en croire les sionistes, nous
sommes toujours en 1938 ; le prochain Holocauste est à nos
portes. Chaque année qui passe devient « une année de cristal ».
Donc il faut se rallier autour de l’Etat d’Israël, seul capable de nous
sauver. Une religion basée sur la peur permet aux notables juifs de
la Diaspora de se maintenir au pouvoir.
Pour se libérer du chantage au génocide, pour briser enfin le cercle
vicieux Israël-Shoah, les juifs n’ont qu’à se déconnecter du sionisme
et reprendre leur vocation historique : faire connaître la Torah aux
nations. Pour cela, il faudra qu’ils la connaissent eux-mêmes.

En opposition avec la gauche, qui domine alors le mouvement sioniste, lui et son parti quittent l’Organisation sioniste mondiale en 1935. Il sera le principal inspirateur politique de l’organisation combattante clandestine sioniste, l’Irgoun. Odessa était l’un des principaux ports de l’Empire russe et un important foyer de la culture juive ashkénaze, décrite par Isaac Babel. Il rejoint le mouvement sioniste peu après le pogrom de Kichinev en 1903. La même année, il est élu au 6e congrès sioniste. Il acquiert rapidement la réputation d’un brillant orateur, et s’impose comme un des leaders du mouvement. Il conçoit alors l’idée d’une force militaire juive, la Légion juive.

Début 1915, Jabotinsky et Joseph Trumpeldor parviennent à convaincre les Britanniques de former le corps des muletiers de Sion. Les unités juives ne seront engagées que quelques mois avant la fin de la guerre, à partir de la fin 1917. Palestine est déjà tombée aux mains des Britanniques. Jabotinsky lui-même se bat contre les Ottomans dans la vallée du Jourdain en 1918. Jabotinsky, qui voulait en faire l’embryon d’une armée juive.

En 1920, Jabotinsky reçoit une décoration pour son rôle pendant la guerre, décoration qu’il rend peu après. Il fonde alors à Jérusalem un groupe d’auto-défense autour du club de sport des Maccabées. Celui-ci rassemble environ deux cents membres et interviendra lors des émeutes de Jérusalem début avril 1920 afin de défendre les Juifs. Jabotinsky est condamné à quinze ans de prison. 1923, à la suite de divergences de vue profondes avec Chaim Weizmann, autre père du sionisme, et avec la gauche sioniste. Ce n’est cependant pas directement sur cette question que s’est faite la rupture de 1923, mais sur l’affaire Petlioura. Simon Petlioura fut le chef du gouvernement indépendantiste ukrainien à partir de 1919 pendant la guerre civile russe.

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