L’Opéra et l’Oreille du philosophe PDF

En posant en 1894 avec Prélude à l’après-l’Opéra et l’Oreille du philosophe PDF d’un faune le premier jalon de la musique moderne, Debussy place d’emblée son œuvre sous le sceau de l’avant-garde musicale. Il est brièvement wagnérien en 1889, puis anticonformiste le reste de sa vie, en rejetant tous les académismes esthétiques. Claude Debussy laisse l’image d’un créateur original et profond d’une musique où souffle le vent de la liberté. Son impact sera décisif dans l’histoire de la musique.


Office de tourisme au rez-de-chaussée et Musée Claude Debussy à l’étage. Les Debussy quittent leur boutique de Saint-Germain-en-Laye vers la fin de 1864, faute de rentabilité. Le père Debussy travailla d’abord comme courtier en ustensiles de ménage avant d’entrer en 1868 à l’imprimerie Paul Dupont, ce qui lui permit de déménager à nouveau avec sa femme et ses enfants, cette fois au 69, rue Saint-Honoré. Le père reste à Paris, où la guerre éclate en juillet. Pendant ce temps, c’est sans doute à Cannes que le jeune Achille-Claude pénètre pour la première fois dans l’univers musical. Sa tante Clémentine aurait décelé en lui des dispositions musicales, et lui aurait déniché son premier professeur de piano, un modeste violoniste italien de quarante-deux ans habitant Cannes, Jean Cerutti. Ce dernier n’aurait rien remarqué de particulier chez Achille-Claude.

Les deux hommes se lient d’amitié et échangent leurs soucis. La fille de Madame Mauté, Mathilde, est l’épouse de Paul Verlaine avec qui elle s’installe rue Nicolet, au côté des Mauté, non loin de la rue Pigalle où logent les Debussy. Madame Mauté l’encourage dans cette voie et conseille à ses parents de lui faire tenter le concours d’entrée. Cher Monsieur Réty, je vous adresse un enfant que son père désirerait faire entrer dans une classe de piano.

Voyez par vous-même, si vous pouvez l’admettre, vous me feriez plaisir. Debussy a passé plus de dix ans au Conservatoire de Paris. Lors de son entrée, cela ne faisait qu’un an qu’Ambroise Thomas en était le directeur. Debussy était aussi vu par ses professeurs comme un enfant intelligent et plutôt talentueux. Bach jouée par Debussy en janvier 1873 chez Marmontel, Alphonse Duvernoy écrira :  Joli son. En revanche, dans la classe de Lavignac, Debussy fut jugé très en retard sur la théorie.

Il ne tarda cependant pas à s’améliorer, si bien que Marmontel écrira en juin 1874 :  Très bien : lecture, dictée et théorie. Ses parents étaient présents lors de la remise des prix, et furent très fiers de lui. En 1875, Debussy était, à treize ans, le plus jeune élève de la classe de Lavignac, qui se montrait satisfait, ayant cependant toujours quelques réserves sur les principes théoriques. En piano, Marmontel était, quant à lui, tout à fait enthousiaste au sujet de son élève. Lors de nouvelles épreuves, Debussy obtint cette fois la 2e médaille en solfège. D’ailleurs, du point de vue de Satie, personne n’a jamais mieux joué Chopin que Debussy. Cependant, 1876 fut pour Debussy une année qui, d’un point de vue scolaire, ne tint pas ses promesses.

Changement qui, selon certains, est à mettre au compte de l’adolescence. La Défense Nationale, le critique écrit  M. Bussy est un tout jeune pianiste qui possède son art à un degré fort remarquable. Debussy fut appelé à donner un concert à Chauny le 18 mars 1876, organisé par la Musique municipale. Les professeurs du conservatoire se montraient moins enthousiastes. Comme un fait exprès, ses deux tendances se vérifièrent dans leurs épreuves respectives. Il faut dire que l’œuvre imposée n’aidait pas vraiment, l’allegro op.

Ceci explique pour certains que Debussy ait par la suite gardé ses distances avec les œuvres de Beethoven. Dans le jury, on peut noter la présence entre autres de Saint-Saëns et Massenet. En ce qui concerne la technique pianistique de Debussy, ses camarades l’ont toujours considérée comme peu académique. Néanmoins, Pierné reconnaît que  ces défauts allaient s’atténuer et il obtenait par moment des effets de douceur moelleuse étonnante . De manière générale, l’année 1876-1877 est une année beaucoup plus encourageante que la précédente sur le plan scolaire. Marmontel trouve que Debussy a renoncé à son  étourderie  et a repris  goût au travail .

L’harmonie enseignée au conservatoire était une discipline que Debussy trouvait pratiquement sans intérêt. Il la considérait comme futile et n’y attachait pas beaucoup de crédit. L’étude de l’harmonie telle qu’on la pratique à l’école est bien la façon la plus solennellement ridicule d’assembler les sons. Elle a, de plus, le grave défaut d’unifier l’écriture à un tel point que tous les musiciens, à quelques exceptions près, harmonisent de la même manière.

Pour appuyer cette hypothèse, on pourrait citer une note de François Lesure dans sa biographie sur Claude Debussy :  Sur une petite feuille que je possède, Debussy a noté, sans doute à l’époque où il fut nommé au Conseil supérieur du Conservatoire :  réduire les études d’harmonie à une année . Néanmoins il avait des rapports très corrects avec Émile Durand, et tous deux s’appréciaient mutuellement. Debussy ne reçut cependant aucune récompense en harmonie durant sa première année dans cette classe. La plupart de ses camarades le devançaient, étant plus appliqués et rigoureux dans le travail, et récoltant de nombreux prix.

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