La bergère de Lourdes. Bernadette Soubirous, en religion soeur Marie-Bernard, sa vie PDF

La mythologie pyrénéenne est l’ensemble des récits, contes, légendes et croyances diverses qui se rapportent directement à la la bergère de Lourdes. Bernadette Soubirous, en religion soeur Marie-Bernard, sa vie PDF des Pyrénées et à ses piémonts nord et sud. Les Pyrénées constituent un ensemble géographique cohérent mais culturellement, religieusement, socialement hétérogène.


Bernadette Soubirous, en religion soeur Marie-Bernard : sa vie, sa correspondance, sa mort, ses funérailles… (4e édition) / par P. M….
Date de l’édition originale : 1880
Sujet de l’ouvrage : Soubirous, Bernadette
Appartient à l’ensemble documentaire : MidiPyren1

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Les Pyrénées ont été habitées par des peuples différents, parlant des langues différentes. Les Pyrénées ont été un lieu de passage soumis à de multiples influences. La mythologie est une explication du monde : dans les Pyrénées, se justifient ainsi la naissance des montagnes, des sources, des rivières, des lacs, des particularités géologiques ou météorologiques. On peut établir des similitudes avec d’autres milieux montagnards, comme les Alpes, et aussi des différences.

On ne peut pas parler de mythologie pyrénéenne sans parler de Pyrène. Pyrène témoigne d’une colonisation grecque par la Méditerranée, son nom évoquant à la fois une nymphe et des feux grandioses incendiant les montagnes. Il est très difficile aujourd’hui de démêler les légendes originelles des infinies variations ultérieures. Racontant l’épopée guerrière des Carthaginois d’Hannibal, il évoque, au passage des Pyrénées l’histoire de Pyrène, fille du roi Bébryx, qui fut séduite et abandonnée par Hercule. D’autres légendes littéraires ont plus ou moins mêlé ces premiers récits, en d’innombrables versions. Avant ces débuts littéraires, la mythologie pyrénéenne s’était sans doute déjà constituée.

Dans tous les massifs montagneux du monde, les sommets ont toujours été plus ou moins divinisés : non seulement en tant qu’habitation ou domaine réservé, mais aussi comme personnalisation d’un être divin. Le Puigmal était un être vivant, intervenant physiquement pour défendre la nature. Les cupules et autres marques dans la pierre sont devenues les empreintes laissées par les mains, les genoux, les pieds ou la tête de saints ou de saintes. Cette christianisation populaire s’est doublée d’une christianisation  officielle  de la part des ecclésiastiques, qui plantaient des croix sur les mégalithes et qui n’hésitaient pas, plus radicalement, à les faire sauter à la dynamite. Des cultes pré-chrétiens, on a de nombreux autels, inscriptions et quelques effigies sculptées de dieux. Les dieux locaux, honorés de longue date, subsistent conjointement avec les dieux romains importés après la conquête et les assimilant parfois. Ainsi Abellio, dieu solaire dont le nom rappelle évidemment Apollon et aussi le Belen gaulois, mais qui pourrait donc aussi avoir une origine celte.

Le dieu Baesert a laissé un toponyme, entre Montréjeau et Saint-Gaudens, le Bazert. L’origine basque de la plupart de ces noms n’est pas douteuse, et confirme l’extension du domaine bascophone sur une grande partie des Pyrénées : Baïgorrix est un dieu des sources fréquent dans le Pays basque. Il s’appelle Mulat-Barbe ou Millaris et sa mort, après la chute de la première neige et l’exode de son peuple vers de nouvelles contrées, marque l’avènement de temps nouveaux. Mulat-Barbe était un géant qui vivait à l’Alhet d’Estaubé, près de Gèdre. Millaris élevait ses troupeaux sur la montagne d’Arizes, près du Pic du Midi de Bigorre, et sa tombe, entre les vallées de Lesponne et de l’Oussouet, serait marquée par era crouts de Beliou, la croix de Béliou, sculptée d’un Christ d’un côté, et d’un visage de l’autre. Dans le grand mouvement de l’évolution, qui touche aussi les mythologies, les dieux tout-puissants se muent peu à peu en divinités secondaires, en personnages mystérieux, protecteurs mais souvent effrayants, pour finir en croque-mitaines. Louron et vallée du Larboust, considéré comme un protecteur des cultures, des pâturages et des troupeaux.

C’est une des multiples formes du Sylvain latin, chargé de ce même rôle. De même, les eaux sont le domaine de divinités, souvent féminines, qui vont se muer progressivement en fées, surtout pour ce qui concerne les fontaines et les sources. Essentiellement féminines, elles peuvent avoir des enfants, les hadets ou hadachs. Il existe de nombreuses histoires de changelins. Par ailleurs, c’est la fée qui, ayant un enfant laid et disgracieux, l’échange avec le beau bébé d’un couple d’humains.

Souvent, rien ne distingue les fées des femmes ordinaires, et il arrive qu’elles épousent des hommes et mènent une vie dans le monde des humains : mais c’est au prix de certaines conditions, comme des interdits de langage. Leur époux ne doit jamais les appeler, par exemple, ni fée, ni folle. D’autres fois, les fées se signalent par une particularité physique : petite taille, ou pieds d’oie. Elles peuvent surgir dans des circonstances particulières, d’une fontaine.

En réalité Esclarmonde mourut en 1215, très longtemps avant le tragique siège de 1244. Peut-être s’agit-il d’une autre Esclarmonde, ou, plus simplement, la légende s’accommode-t-elle librement de la chronologie. On peut assimiler aux fées les lavandières, munies de battoirs en or, qu’il vaut mieux éviter de rencontrer la nuit, car on ne sort rarement vivant de cette rencontre, et encore moins si on s’avise de vouloir leur dérober leur linge fin et leurs dentelles. Sans être maléfiques, il convient de respecter les fées et de ne pas empiéter sur leur domaine, c’est le sens général de la plupart des légendes à leur sujet. D’après sa légende familiale, Jean-Baptiste Bernadotte, général de la Révolution puis de l’Empire, fondateur de la lignée royale de Suède, né à Pau, descendait par sa mère d’une famille Abadie qui vivait à Sireix, en Lavedan. Brandon de la Saint-Jean à Saint-Aventin, près de Luchon. Aux héros de la mythologie gréco-romaine, et plus généralement des mythologies païennes, succèdent tout naturellement les héros de la mythologie chrétienne : les saints et les saintes.

L’apparition du christianisme n’est pas une rupture radicale dans les rites et les croyances, tout au plus une adaptation. Rien d’étonnant à ce que le culte des saints succède sans hiatus à celui de multiples divinités protectrices des bois, des fontaines, des sources aux vertus plus ou moins miraculeuses ou tout au moins curatives. Les fêtes des saints marquent traditionnellement le calendrier. La saint-Jean est la prolongation des fêtes païennes du solstice, marquées par la nuit la plus courte de l’année où le feu joue un rôle essentiel.

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