La dernière fois avant l’an prochain PDF

Qui signaient pétitions et appels convenus ? Que sont ces artistes devenus, qui lançaient une pétition contre les violences policières, suite à l’empalement de Théo ? Une main arrachée, un œil crevé, des visages défigurés devraient la dernière fois avant l’an prochain PDF susciter chez eux la même indignation.


Coline est déçue de sa rencontre d’une nuit. Elle débarque chez sa meilleure amie pour chercher du réconfort. Mais Noémie n’est pas seule…

Que sont ces anciens révolutionnaires médiatiques, cinéastes de Mai 68 devenus, qui criaient « CRS SS », aujourd’hui prêts à enfiler le casque et la matraque ? Que sont toutes ces âmes si belles à la télévision devenues, tous ces metteurs en scène, acteurs ou réalisateurs à l’engagement bien-pensant, tous ces multimillionnaires qui vont sur les écrans demander à ceux qui sont à peine moins pauvres de vider leurs poches pour les plus démunis ? On n’en a pas vu un seul, sur les ronds-points, venu soutenir le peuple des pauvres gens. Même le directeur du théâtre du Rond-Point, pourtant à quelques mètres des Champs-Élysées, inventeur des soirées contre la haine et du rire de résistance subventionné, n’est pas venu.

Mais lui, au moins, a une excuse, il est sur un Rond-Point toute l’année : celui de la gauche mondaine. Voilà que la réponse éclate, claire et nette, dans la bouche de l’inénarrable directeur du Festival d’Avignon, Olivier Py, ce grand démocrate qui voulait le déplacer si les électeurs envoyaient le FN à la mairie, et que Le Monde est allé questionner : « Le lien à l’extrême droite m’empêche d’être solidaire des gilets jaunes. Il y a le peuple démocrate, celui qui va voter tous les cinq ans pour ces gouvernements identiques dont il est le propagandiste, et le peuple populiste, celui qui s’insurge et qui vote Marine Le Pen. Ce peuple en sécession, exclu des scènes officielles, devenu un fantasme. Un peu inquiet, quand même, il veut se rassurer : « Mais pourquoi s’en prendraient-ils au monde de la culture ? C’est vrai, ils ont tellement d’autres choses à penser, par exemple à leurs fins de mois qu’ils n’arrivent plus à boucler, ces fachos.

Eh oui, le ministère ne leur paie pas leurs frais de déplacement, les nuits dans les quatre étoiles ou le taxi, à eux ! Mais, Olivier, le public populaire, celui des gilets jaunes, il n’y va jamais, dans tes théâtres publics ! Ton festival de l’entre-soi cultureux, tes spectacles inaccessibles au commun des mortels, il ne sait même pas que ça existe. Cruel échec sur lequel tu devrais t’interroger ! Mais, gauchitude oblige, il réfute l’idée « d’un domaine coupé des classes populaires ». Pour le vérifier, qu’il invite donc une centaine de gilets jaunes à ses spectacles sur la montée du populisme, le transgenre ou le rejet de l’autre, cela l’éclairera !

On a foiré la démocratisation de la culture », disait Jean Rochefort, plus lucide que lui. Les masques tombent, ceux de la comédie et de la tragédie : faut-il rire ou pleurer ? Dans deux publications distinctes, le syndicat France Police, Policiers en Colère a fait parler de lui. La charge est plutôt inattendue puisqu’elle vient directement du syndicat de police « France Police, policiers en colère ».

Invité par la chaîne RT France, Eric Roman, secrétaire national du syndicat France Police, Policiers en colère, débattait avec un Gilet Jaune sur la violence qui entoure les manifestations. Mais nous obéissons aux ordres derrière. Lorsqu’on lui fait remarquer que les tirs tendus sont interdits, Eric Roman explique lorsqu’un policier est bousculé au moment de son tir, « la cartouche ailleurs, et là, effectivement, il y a des blessés, ce que nous déplorons énormément. Avant de rajouter que jamais les « policiers ne blessent volontairement » ceux qui manifestent. Policiers en colère est aussi revenu sur les chiffres de la mobilisation avancés par le ministère de l’Intérieur.

Chiffres qui sont régulièrement remis en question par les Gilets Jaunes. Ainsi, pour l’acte 9, le gouvernement constatait une mobilisation qui repartait à la hausse avec près de 80 000 personnes mobilisées. De leur côté, les Gilets Jaunes affirmaient que ces chiffres étaient largement biaisés et qu’il fallait dénombrer plus du double de manifestants. Quant au cinquième syndicat de policiers en France, les chiffres tournaient plutôt autour de 360 000 manifestants sur toute la France, soit trois fois plus que ce qui était annoncé par le cabinet de Christophe Castaner. Comment expliquer une telle défiance de la part de ce syndicat de policier ? Pour ce dernier, il s’agit simplement du bon sens aux vues des images de la manifestation.

Le ministère de l’Intérieur annonçait 32. 000 forces de l’ordre mobilisées, il y aurait donc 3 policiers pour 1 manifestant aujourd’hui dans les rues » explique le communiqué. Même dans les pires dictatures de la planète, aucun gouvernement ne met 1 manifestant face à 3 policiers A quand le même zèle sécuritaire face aux narcotrafiquants et aux djihadistes ? Après la grogne des agents suite aux frugaux repas distribués dans leurs rangs, un sentiment plus général de colère pourrait se développer dans les rangs des forces de l’ordre. En 2016 déjà, Jean-Paul Delage, du syndicat Alliance, dénonçait les ordres reçus par les forces de l’ordre lors de manifestations où des casseurs étaient présents en train de dégrader du mobilier urbains et des vitrines de magasins.

Les agents avaient ordre d’attendre une heure avant d’agir. En matière d’immigration, les Finlandais aussi haussent le ton. Le quotidien précise que trois jours plus tôt, seules 13. Néanmoins, une affaire semble avoir alerté une partie de l’opinion publique finlandaise : l’interpellation de trois hommes d’origine étrangère, et l’identification d’un quatrième suspect, dans une affaire de viols et d’agressions sexuelles contre des mineures de moins de 15 ans, dans la ville d’Oulu, à l’ouest du pays. Début décembre, déjà, neuf hommes d’origine étrangère avaient été arrêtés dans le pays, soupçonnés des mêmes faits contre trois mineures.

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