La dette impensée : Heidegger et l’héritage hébraïque PDF

Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. L’adhésion au Parti nazi la dette impensée : Heidegger et l’héritage hébraïque PDF Martin Heidegger, philosophe allemand, en 1933, est l’objet de débats passionnés.


Heidegger affirme l’existence d’une opposition principielle entre la pensée, qui relèverait uniquement de notre héritage hellénique, et la foi, qui serait le fait de l’héritage biblique. Ce que montre Marlène Zarader, c’est que les choses, et peut-être à l’insu même de Heidegger, sont loin d’être aussi simples. Que, dans sa tentative de dépasser la métaphysique et d’en éclairer l’impensé, Heidegger a débouché sur des énonciations qui présentent d’étroites analogies avec ce qui se trouve déposé dans la tradition hébraïque. Heidegger exclut donc l’héritage hébraico-biblique du champ de la pensée, sans parvenir à en faire l’économie dans la sienne propre. Marlène Zarader y voit le signe qu’on ne peut effacer la double origine de l’Occident et que cette dualité fait toujours retour.

Quels sont les enjeux politiques de sa philosophie ? Heidegger est considéré comme ayant appartenu à la mouvance de la  révolution conservatrice  anti-libérale proche du nazisme. Le parti nazi ne considérait de toute façon pas Heidegger comme un militant fiable, il suspectait son œuvre et ses cours qu’il ne comprenait pas, jusqu’à l’empêcher d’enseigner en 1944. Les Français en 1945 ne feront que reconduire cette mesure en lui interdisant d’enseigner jusqu’en 1951.

D’un autre côté, il remet en question l’idée que la démocratie serait  le meilleur système politique . J’aimerais beaucoup que tu te confrontes au livre d’Hitler, aussi faibles soient les chapitres autobiographiques du début. Il sera jugé en 1949 comme Mitläufer ou  suiveur  du nazisme, après plusieurs années d’instruction de son dossier. L’implication de Heidegger sous le troisième Reich et l’influence des théories nazies sur sa pensée font l’objet d’interrogations et de débats nombreux et polémiques, particulièrement en France. Allemagne nazie – dont l’étude serait absolument nécessaire pour lire de manière éclairée l’œuvre du philosophe.

Je croyais que Hitler, après avoir pris en 1933 la responsabilité de l’ensemble du peuple, oserait se dégager du Parti et de sa doctrine, et que le tout se rencontrerait sur le terrain d’une rénovation et d’un rassemblement en vue d’une responsabilité de l’Occident. Cette conviction fut une erreur que je reconnus à partir des événements du 30 juin 1934. De nombreux extraits de séminaires de Hedeigger inédits, de 1933 à 1935, cités et commentés par E. Faye tout au long de son essai, tendraient à démontrer l’hitlérisme de Heidegger. Cet essai a fait l’objet d’une violente polémique et de nombreux articles en France et à l’étranger de mars 2005 à septembre 2006, année de sa seconde édition, articles tous référencés dans cette dernière.

Heidegger une forme de « résistance spirituelle » au nazisme. Pour ne pas perdre de vue le climat de cette période du début des années 1930 en Allemagne, qui vit les nazis portés au pouvoir, et s’instruire de l’itinéraire philosophique et politique de Heidegger dans cette période trouble des commencements, suivie de la catastrophe, inimaginable et non anticipable en 1933, on se reportera ici principalement à la biographie intellectuelle du philosophe par Rüdiger Safranski. Et, quoi qu’il en soit,  les archives ne révéleront pas l’interprétation à donner de cet engagement . En 1933, Heidegger va prendre la charge de recteur de l’université de Fribourg, à laquelle on l’appelle.

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