La fée Mélusine au Moyen Age: Images, mythes et symboles PDF

Cernunnos, le dieu père des Gaulois la fée Mélusine au Moyen Age: Images, mythes et symboles PDF bois de cerf gravé sur le Pilier des Nautes à Lutèce. La religion gauloise est l’ensemble des croyances et des rites propres aux peuples de la Gaule. La classe sacerdotale des druides connaissait l’écriture, mais privilégiait systématiquement la transmission orale.


Hécatée et Hérodote mentionnent simplement la localisation des Celtes. Polybe est un historien rigoureux, qui se refusait à rapporter les témoignages douteux, et croisait ses informations. Après la conquête de la Gaule en 50 av. Pline l’Ancien, procurateur en Gaule narbonnaise en 70 apr. Statue de Rosmerta et Mercure, Autun. En raison du tabou de l’écriture prôné par la pensée druidique et de la force de l’acculturation romaine, la religion gauloise reste aujourd’hui difficile à appréhender. Jules César, dans la Guerre des Gaules, dresse le catalogue des divinités honorées par les Celtes.

Le dieu qu’ils honorent le plus est Mercure. Minerve enseigne les éléments de l’industrie et des arts. Pour s’en faire une idée, les historiens sont tributaires, outre des textes antiques latins et grecs, de la recherche archéologique et des sources venues du druidisme insulaire, transcrite tardivement par des copistes chrétiens, et donc susceptibles de déformations. Tout cela permet de restituer partiellement un panthéon appartenant en propre aux Gaulois. Néanmoins, les relations entre les différentes entités divines restent particulièrement floues et les conjectures ne manquent pas en ce qui concerne l’étendue de leur domaines d’activité respectifs. Une des particularités du panthéon gaulois est la très grande quantité de théonymes différents que celui-ci comporte. Ceci tranche avec les autres panthéons indo-européens qui ne comportent qu’un nombre restreint de divinités.

Ces différents noms peuvent désigner des dieux locaux, dont le culte ne dépasse pas le cadre de la tribu. Un cas particulier de ce « Tabou du nom » est celui du dieu Teutates. Ce théonyme est généralement considéré comme désignant un dieu à part entière. On peut aussi l’assimiler aux nombreux dieux locaux tel Alisanos ou Nemausus, le dieu tutélaire de Nîmes. Le témoignage de César, emprunté à Posidonios d’Apamée, prête au dieu le plus vénéré des Gaulois une identité avec Mercure ce qui est une erreur. Toutefois, il lui accorde également une capacité que ne possède pas le Mercure romain, pas plus que l’Hermès grec.

Il est « inventeur de tous les arts », ce qui est exact. La ville de Lyon, Lugdunum en gaulois latinisé, Lougdunon en gaulois veut dire « forteresse de Lougous ». Ses fondateurs ont demandé à Lougous où ils devaient fonder la ville et une nuée de corbeaux est venue se poser à l’endroit où l’on a bâti la ville de Lyon. Cernunnos est, parmi les dieux gaulois, l’un des plus célèbres de par son aspect frappant, et l’un de ceux dont la fonction est la plus méconnue. On le voit également représenté sur le pilier des Nautes des Parisii et sur le chaudron de Gundestrup. Sous forme humaine, il revêt fréquemment l’aspect d’un homme d’âge mûr au front orné de bois de cerf.

Un serpent à tête de bélier lui est fréquemment associé. Il est également souvent assis, parfois en tailleur, et accompagné d’animaux sauvages. Il n’est attesté qu’au nord de la Seine. Elle est fréquemment représentée montant en amazone et tenant une corne d’abondance. Le nom de Taranis nous a été transmis, comme ceux d’Esus et de Teutates, par la Pharsale de Lucain.

Les chercheurs comparatistes le qualifient également de Dieu-Père. Il est probablement, à ce titre, géniteur de Lug dans la tradition gauloise. Les attributs de Taranis sont la roue et l’esse symbolisant l’éclair. Il est fréquemment montré barbu, vêtu à la gauloise et tenant ces deux attributs. Le dieu Teutatès porte un nom qui évoque le peuple, la tribu. On en fait donc tout naturellement le protecteur de celle-ci.

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