La fin de la modernité. : Nihilisme et herméneutique dans la culture post-moderne PDF

Dans le langage courant, l’adjectif  esthétique  se rapproche de  beau . Comme nom,  esthétique  est une notion désignant l’ensemble des caractéristiques qui déterminent l’apparence d’une la fin de la modernité. : Nihilisme et herméneutique dans la culture post-moderne PDF, souvent synonyme de design ou d’aspect physique. L’esthétique définit étymologiquement la science du sensible.


L’auteur propose ici, en philosophe, un miroir à notre temps. Une lecture de Heidegger par Nietzsche, l’entreprise peut paraître paradoxale : elle doit, pour Gianni Vattimo, souligner qu’il n’y a pas de  » dépassement  » de l’âge de la technique et qu’un ancrage ontologique nous demeure aujourd’hui interdit. Autrement dit, que notre temps est celui du nihilisme. C’est sur cette base que Gianni Vattimo a proposé naguère le concept de pensiero debole – qu’on peut traduire approximativement comme : il n’y a plus de pensée dogmatique possible, seulement une pensée souple ou  » faible « . C’est ce qui lui permet de donner une analyse de l’art  » postmoderne  » comme celui pour lequel l’histoire a cessé de recouvrir l’idée d’un progrès. Et c’est ce qui lui permet encore de mettre à nu, sous l’idée de modernité, celle d’idolâtrie du nouveau. La pensée post-moderne est alors celle qui ne se reconnaît plus d’autres ressources que la mobilité de l’interprétation.

Ce sens est présent, par exemple, dans la Critique de la Raison pure de Kant, où l’esthétique est l’étude de la sensibilité ou des sens. Bien que le mot esthétique ait une étymologie grecque, il était inconnu de l’antiquité, car la science de l’esthétique n’est apparue qu’à l’époque moderne et dans un contexte allemand. L’esthétique s’oppose à la logique comme les idées confuses s’opposent, dans l’école de Wolff et Leibniz, aux idées distinctes. Son esthétique est également une théorie des beaux-arts. Elle se substitue historiquement à la Poétique initiée par Aristote. Diderot utilise les termes de  manière  ou de  goût  dans sa critique d’art. Charles de Villers écrit en 1799 :  Diderot a voulu introduire dans l’Encyclopédie ce terme d’Esthétique, mais cela n’a pas pris.

Dictionnaire de l’Académie française en 1835 seulement. Le nom désigne  la science du beau  et la  philosophie des beaux-arts . L’esthéticien, philosophe spécialisé dans la branche de l’esthétique. Articles détaillés : Beau, Métaphysique et Art. Grecs ne distinguaient pas quelque chose de tel qu’une esthétique dans la philosophie. Dans la Grèce antique, la question du beau est une question centrale, mais elle n’est pas rapportée nécessairement à la question de l’art. Par travail artistique, il comprenait la production d’un travail manuel, à travers laquelle une divinité agissait.

Pour Socrate, le beau et le bien sont mêlés. L’art représentatif consiste principalement à représenter une personne belle de corps et d’esprit. Platon ne conçoit pas le beau comme quelque chose de seulement sensible, mais comme une idée : la beauté a un caractère sur-naturel, elle est quelque chose d’intelligible, qui s’adresse à la pensée. Les choses ne sont que des reflets des idées, et l’art copie seulement ces reflets.

Si Platon est favorable au beau, il demeure hostile à l’art et particulièrement à la poésie et la peinture. Son œuvre demeure néanmoins comme la première codification idéologique et politique de l’art. Aristote n’a traité ni du beau ni de l’art en général. Sa Poétique est un fragment sur l’art dramatique et ne comprend que les règles de la tragédie. Son point de vue est en outre plus expérimental que théorique. Pour Aristote, les arts se différencient par les objets qu’ils imitent et par les moyens artistiques utilisés pour réaliser cette imitation.

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