La guerre des mots ou comment contrer le discours des conservateurs PDF

Depuis 1958, le Musée dauphinois a programmé plus de 140 expositions ! Le Musée vit de cette grande respiration faite de collectes et de la guerre des mots ou comment contrer le discours des conservateurs PDF, d’acquisitions et d’expositions. Les thèmes explorés relèvent d’une découverte, d’une recherche qui s’achève, d’une commémoration qui se prépare, d’une acquisition ou d’une urgence.


En communication politique, une métaphore efficace vaut mieux qu’une longue liste de faits. Si l’on en croit George Lakoff, conseiller en communication des démocrates américains depuis une dizaine d’années, le terrain de bataille sur lequel des élections se gagnent, ce sont les mots. Et plus précisément les métaphores conceptuelles, ces manières imagées de décrire la réalité qui véhiculent des valeurs. Ainsi, l’expression « allégement fiscal » ne vient pas seule : elle s’accompagne d’une certaine conception de l’impôt et de ce qu’il faut en faire pour « soulager » les contribuables. Et lorsque George W. Bush déclare, en 2004 : « Nous n’avons pas besoin de demander la permission pour défendre les Etats-Unis », il fait appel au modèle très précis de la famille patriarcale autoritaire. Par l’étude approfondie du discours des républicains au cours de l’histoire récente des Etats-Unis, l’auteur montre l’importance capitale d’imposer ses propres cadres dans le débat public. Au-delà de la manipulation des esprits, trouver la bonne façon de « cadrer » une question implique de bien définir les valeurs que l’on défend. Une analyse qui a révolutionné la façon de faire de la politique et a permis aux démocrates, depuis 2008, d’adopter leur propre système de métaphores conceptuelles pour avoir de nouveau prise sur les termes du débat public.

Tibet ou de l’Afrique, d’associations locales en relation avec ces régions du monde. En donnant forme, ambiance et lumière aux expositions, scénographes et graphistes contribuent à l’évolution d’une muséographie en constante expérimentation. Bourret – Carnet de marche 2015. Matérialiser l’idée du temps qui passe a toujours fasciné.

Alignements mégalithiques et calendaires, horloges, sabliers, cadrans solaires ou même de simples tiges plantées dans le sol pour capturer la course de l’ombre, l’homme n’a eu de cesse de perfectionner ces mesures du temps, au gré de ses besoins. En partenariat avec Le Parc National des Écrins et le Centre de l’Oralité Alpine. Comment vivre aujourd’hui la montagne dans un parc national ? Quelle place les politiques de protection de la nature accordent-elles à l’homme et au patrimoine culturel ? Pour tenter de répondre à ces questions, ethnologues et artistes ont parcouru le massif aux sept vallées. L’exposition invite à contempler les sommets des Écrins par le biais de photographies enrichies d’une création polyphonique.

Fleuron de l’industrie iséroise au XXe siècle, la fabrication des sous-vêtements féminins a laissé dans les mémoires des marques aux noms évocateurs : Lora, Lou, Valisère ou encore Playtex. Mais le savoir coudre alpin s’est exporté et les usines textiles ont quitté l’Isère. L’exposition retrouve la mémoire de cette industrie disparue et retrace un siècle d’évolution des mœurs et de notre rapport au corps et à l’intime. Cette installation évoque une grille de temps présentant divers objets de la vie quotidienne liés à la confection à la maison, à l’habillement et à la toilette.

Dans le cadre de l’exposition « Les Dessous de l’Isère. Une histoire de la lingerie féminine ». L’art du papier découpé est une technique permettant de renouer avec un des plaisirs de l’enfance : le découpage. Cet art nomade, originaire de Suisse, requiert peu de matériel mais donne la possibilité de faire naître des univers imaginaires infinis. Depuis plus d’un siècle la famille Flandrin enrichit régulièrement les collections du Musée dauphinois de témoignages éclairant l’histoire de notre région. La qualité artistique et documentaire des photographies du « fonds Flandrin » a incité le Musée dauphinois à les présenter au public.

La fragilité de ces trésors nationaux autant que la complexité de leur transport, limitent leur sortie du Musée des Plans-Reliefs à Paris. Ce n’est ni une exposition d’ethnologie, ni une exposition de mode, mais plutôt un voyage immobile autour du monde où chacune des coiffes ethniques de la collection d’Antoine de Galbert est une escale. Une incursion poétique dans un univers de formes, de matériaux et de couleurs, un inventaire d’usages et de rituels. L’exposition propose une lecture de thématiques universelles. Musée dauphinois s’est rapproché du photographe Bernard Ciancia, très proche du monde ouvrier. Bernard Ciancia a fait le tour des industries de production de la région à la rencontre de celles et ceux qui y travaillent au quotidien.

Les portraits qu’il ramène sont saisissants de vérité, plus efficaces pour traduire une humanité laborieuse que toutes les statistiques et études. Alpes à la tête d’une armée de mercenaires et d’éléphants afin d’atteindre Rome et de la détruire. Le contexte politique est celui des guerres puniques, opposant Carthage à Rome de 264 à 146 avant J. Afrique au regard de l’histoire, apprécier les valeurs et les enseignements portées par les sociétés de ce continent, tel est l’objectif de cette exposition. Elle ambitionne de bousculer certains préjugés que de nombreux acteurs culturels, associatifs et universitaires isérois dénoncent dans leurs actions. En lien avec l’exposition « Ce que nous devons à l’Afrique ».

En février 2010, Sylvie Chappaz assiste à la renaissance du Festival de l’Aïr dans la région d’Agadès au Niger, interrompu par trois années de rébellion touarègue. Le reportage qu’elle effectue à la demande de la ministre du tourisme nigérienne, devait être le premier d’une série destinée à montrer le formidable potentiel culturel et touristique du Niger. Les images inédites présentée au Musée dauphinois expriment la joie d’une paix que l’on croyait revenue, célébrée par les peuples de l’Aïr et du Sahel rassemblés le temps du Festival. Née de la volonté de mettre à la disposition de tous les principales connaissances historiques sur l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage, cette exposition cherche à sensibiliser le public aux grandes questions entourant cette période sombre et méconnue de l’histoire coloniale. Reportage photographique de Philippe Fabrègue et des habitants d’Ouesso.

Musée dauphinois a rendu hommage à Jacques Vaucanson, homme des Lumières né à Grenoble en 1709, créateur de célèbres automates et inventeur du métier à tisser automatique. Rêvant de réaliser un « homme artificiel », il devient précurseur de la cybernétique. Ce parcours de présentation permet de redécouvrir les éléments décoratifs de ce remarquable patrimoine religieux propre à l’art baroque. En lien avec les expositions « Il y a quatre siècles. Les créations de Marie Goussé, librement inspirées des expositions « Habiter » et « Il y a quatre siècles, Sainte-Marie d’en-Haut », s’installent un peu partout au Musée dauphinois pour donner naissance à des sculptures fragiles, éphémères, comme chargées de rétablir l’instabilité de la vie en ces murs séculaires.

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