La mécanothérapie de guerre PDF

Un soldat français mutilé après la première la mécanothérapie de guerre PDF mondiale. Grande Guerre, le nombre total de morts s’élevait à 9 millions dont plus de 2 millions d’Allemands, presque 1,5 million de Français, 1,8 million de Russes, 750 000 Britanniques, et 650 000 Italiens.


La mécanothérapie de guerre / Dr J. Privat,…
Date de l’édition originale : 1915
Sujet de l’ouvrage : Guerre mondiale (1914-1918) — Soins médicaux
Appartient à l’ensemble documentaire : MidiPyren1

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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Proportionnellement à sa population, la France est le deuxième pays où les pertes ont été les plus importantes. Ainsi, après la guerre, le nombre de soldats morts des suites de leurs blessures s’élève à environ 500 000 tandis que la grippe fit 200 000 morts supplémentaires en France. 26 avril 1924 : La loi prévoit que des centres de rééducation soient ouverts pour les victimes d’accident du travail. Mai 1924 : La loi assure l’emploi obligatoire des mutilés de guerre. 1930 : Création des pensions aux mutilés et victimes de la guerre, des centres d’appareillage, des centres de rééducation fonctionnelle et des emplois réservés. Début de l’histoire de l’emploi des personnes handicapées. Tableau de Kārlis Padegs, intitulé  Memento From1918.

John Yperite  évoquant les blessures de guerre de la première mondiale. Casque et appareillage utilisés pour la reconstruction faciale de blessés de guerres dits « gueules cassées » lors de la Première Guerre mondiale, avec pour inconvénient de faire sans cesse saliver les blessés. Durant et après la guerre, en plus des morts sur le front, laissant en France 600 000 veuves et un million d’orphelins, de nombreux soldats de retour de la guerre ou des hôpitaux étaient gravement handicapés par les séquelles : blessures reçues au front, amputés, mutilés du visage, aveugles, gazés, défigurés, etc. Alors que la reconstruction du pays nécessitait un énorme travail, leur invalidité limitait la main-d’œuvre disponible et constituait une charge financière du versement de pensions par l’État dans un pays vieillissant qui ne retrouvera sa population de 1913 que vers 1950. Afin de réparer les dégâts physiques et psychosociaux de la guerre, des centres sont ouverts pour proposer des méthodes de camouflage ou de réparation des visages abîmés. L’expression  Gueules cassées  aurait été introduite par le colonel Yves Picot alors qu’on lui refusait l’entrée à un séminaire donné à la Sorbonne sur les mutilés de guerre.

L’appareil est placé dans la bouche du blessé et maintenu de manière à étirer les muscles des mâchoires et à l’aider à recouvrer l’élasticité musculaire. De plus, ce casque tournait autour de la tête du blessé provoquant de vives douleurs. Il avait pour fonction la consolidation des fractures. La méthode de greffe ostéo-périostique s’appliquait pour l’essentiel à la réparation des pertes de substances osseuses plus ou moins étendues. Il ne s’agit pas d’une innovation thérapeutique mais de l’adaptation d’un procédé classique.

Il s’agissait de prélever un greffon sur la face interne du tibia du blessé et de le poser sur la région réceptrice. Léon Dufourmentel, médecin, trouva un procédé permettant de combler les trous de chair : il prélevait des lambeaux de cuir chevelu sur le crâne des patients et les greffait essentiellement au niveau du menton. Il n’y avait, de ce fait, pas de rejet possible. Yeux : les opérations de l’œil étaient impossibles à réaliser.

De ce fait, on plaçait de faux yeux sous la paupière et on masquait la différence de niveau assez marquée à ce niveau par des lunettes. La région nasale inférieure pouvait être réparée mais pas la supérieure, qui nécessitait la pose d’un faux nez suspendu par des lunettes. Or ceux-ci avaient une couleur qui, même de loin, trahissait le trou du dessous. D’autre part, la lourdeur de cet appareillage et sa pose délicate lassait, humiliait la plupart des individus préférant un simple bandage ou l’exposition de leur visage. Si le visage de l’individu nécessitait des soins, il était photographié de face et de profil puis un moule de son visage était effectué. Mais si les réparations sont impossibles, il reste deux solutions : soit le mutilé s’accepte tel qu’il est et s’expose ainsi aux regards, soit il a recours aux prothèses. La violence des combats aggravée par l’usage intense d’armes nouvelles telles les gaz de combat provoqua chez nombre de survivants des séquelles psychologiques parfois irréversibles et impressionnantes.

Le mutilé se sentait exclu en raison de ses longs séjours qui le coupaient de ses activités d’auparavant dans les hôpitaux, luttant avec les procédés archaïques pour sauver son visage, source de pitié, de dégoût mais aussi quelquefois de sympathie de la part des autres individus. La présidence est confiée au colonel Yves Picot et la vice-présidence à Jourdain. Laissé à moitié mort sur le champ de bataille, Jugon avait dit à ses compagnons que s’ils avaient le temps de le sauver après les autres soldats moins blessés que lui, alors ils pourraient venir le rechercher. Il fit partie des cinq soldats qui assistèrent à la signature du Traité de Versailles. Les difficultés financières du début des années 1920 retardèrent la mise en œuvre du projet de construction d’une maison des défigurés de la face. Ce n’est qu’en 1927 que les gueules cassées purent acquérir un domaine, grâce à une souscription assortie à une tombola, ouverte à la fin de 1925. Cependant, ces maisons ne symbolisent pas seulement la fraternité unissant les défigurés, mais aussi une sorte d’exclusion à l’intérieur de la société, une non-intégration d’après guerre.

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