La Nature en peinture : Cézanne et l’art moderne , un point de vue typologique PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Effet de perspective dans Ulysse remet Chriséis à son père du Lorrain, vers la Nature en peinture : Cézanne et l’art moderne , un point de vue typologique PDF. Les techniques de perspective utilisent certains des indices qui fondent la perception de la profondeur. Le terme raccourci désigne l’application de la perspective à la figure humaine et aux animaux.


La plupart des méthodes s’appliquent à une portion finie de surface plane, feuille, tableau ou écran. La complexité des procédés de représentation de la profondeur sur une surface sans épaisseur dépend des suppositions de départ de la construction. Les plus simples, comme la perspective cavalière, présentent un résumé des vues en plan et en élévation, plutôt qu’une représentation réaliste. La représentation du volume implique d’abord celle de plans successifs. Un objet proche cache un objet lointain. Pour la plupart des objets, qui n’offrent pas au spectateur de repères évidents, comme dans les paysages naturels, ces considérations suffisent à la production d’une apparence compréhensible comme un volume. Les formes géométriques de l’architecture, dont le spectateur connaît les lignes droites parallèles, exigent des calculs plus rigoureux.

Le désir de réalisme et de rendre le dessin indépendant du coup d’œil de l’artiste amène à utiliser des artifices plus perfectionnés. Galerie du Palazzo Spada construite par Francesco Borromini. L’architecte dispose les parois de ce volume de telle sorte qu’elles semblent être de longs rectangles parallèles, alors qu’ils sont bien plus courts, mais pas rectangulaires. La chambre d’Ames pousse cette illusion d’optique, qui se démasque lorsqu’on change de position.

Un décor de théâtre peut représenter à plat une rue ou un paysage, qui prolonge plus ou moins insensiblement la scène, où peuvent circuler les acteurs, avec, souvent, des éléments de décors qui limitent la transition et la rendent insensible. Des psychologues se sont demandé dans quelle mesure l’habitude d’interpréter des images en perspective, comme les photographies, pouvait influencer ces illusions. Le spectateur, face à une représentation à plat d’une scène en volume, fait certainement un effort d’interprétation qui a fait évoquer la suspension volontaire de l’incrédulité. On représente une petite partie de l’espace. On conçoit toujours les bords du champ représenté comme prolongeant en ligne droite les bords du tableau.

Hors le cas du panorama, qui n’a pas de limites latérales et pas nécessairement de bord supérieur, tout ce qui est derrière le peintre est ignoré. Les seuls rayons lumineux qui sont pris en compte viennent de devant, on ne se permet pas d’y superposer les images qui viendraient de l’arrière, sauf par l’artifice fréquent d’inclure dans le décor des miroirs réfléchissant cet arrière-plan. La perspective linéaire présente une limitation du champ d’observation. Le champ d’observation correspond à une position sur le terrain, qui peut se définir par les objets qu’on y voit en enfilade. Les bords du cadre délimitent un angle de champ. Le spectateur, placé à un point homologue par rapport au tableau, voit l’espace peint dans le même angle. L’application perverse des règles de la perspective, afin de représenter dans ce style des objets qui ne pourraient avoir d’existence, est, au moins depuis William Hogarth, un amusement et une source de réflexions sur la perception visuelle.

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