La parole incertaine : Montaigne en dialogue PDF

Une version médiévale de l’Arbre de Vie. Selon ses adhérents, la compréhension intime et la maîtrise de la Kabbale rapprochent spirituellement l’homme de Dieu, ce qui confère à l’homme un plus grand discernement sur l’la parole incertaine : Montaigne en dialogue PDF de la Création par Dieu. Madonna, mais qui est dénoncé comme imposture par les rabbins traditionalistes.


A trop vanter la sagesse ou la sérénité de Montaigne, on risque d’enfermer sa pensée dans la désuétude et on néglige de la confronter à d’autres. Or, par l’incertitude qui l’anime, cette pensée s’inscrit au cœur des débats de l’époque moderne sur la naissance de la conscience démocratique. Pour y réfléchir, cet ouvrage tente d’abord de cerner l’art du jugement que mettent en œuvre les Essais. Puis l’ouvrage en discute certains aspects (la politique, la religion, la fiction et l’identité) en donnant à Montaigne quatre interlocuteurs (Machiavel, Pascal, Rousseau et Diderot) à même d’explorer l’un des enjeux décisifs de son projet : avec quelles intentions et avec quelles conséquences peut-on adresser aux autres une parole incertaine ? Si la parole de Montaigne est incertaine de ce qu’elle avance, elle est aussi incertaine de susciter l’interlocution souhaitée, c’est pourquoi son pari sur la vérité est indissociable d’un pari sur la sociabilité et, plus précisément, sur la démocratie comme régime de la parole échangée

Le mot kabbale ne désigne pas un dogme, mais un courant à l’intérieur du judaïsme et un état d’esprit. La première graphie a été consacrée en français depuis plusieurs siècles alors que la seconde, importée de l’allemand, a été employée en France dans le but de distinguer la  Cabale  des occultistes et autres mystériosophes douteux de la  Kabbale  de la tradition juive authentique. Kabbale utilise une approche par la voie mystique et la voie de la connaissance. Elle propose ses réponses aux questions essentielles concernant l’origine de l’univers, le rôle de l’homme et son devenir. Elle se voudrait à la fois un outil de travail sur soi et un moyen d’appréhender d’autres systèmes de pensée. Elle tire son origine du judaïsme synagogal. Les historiens sont divisés quant aux origines exactes de la Kabbale.

Pour l’auteur du livre de l’ange Raziel, la Kabbale commence avec Adam. Mais il ne s’agit pas d’un historien. Une littérature de résistance formée par des auteurs qui portent un regard critique sur le monde dans lequel ils vivent, tout en lançant un message d’espérance. Elle s’associe à une autre figure biblique, celle du prophète Ézéchiel.

Il appartient à la culture du judaïsme synagogal, dont la Kabbale a repris l’héritage. Le  Palais , c’est-à-dire le Temple idéal, le lieu de Dieu, le char de Dieu au-delà du Temps, visité en songe ou en transport mystique par les auteurs qui composent cette littérature. Saadia Gaon et par Dunash ben Tamim. Mais ni la date, ni la provenance historique, ni l’auteur de l’ouvrage ne sont connus avec certitude. Le Sefer Yetsirah se rattache encore à la Littérature des Palais par sa forme poétique et visionnaire, mais il s’en distingue par sa nature essentiellement cosmologique et spéculative. Rhénanie, du Languedoc et de Provence. Idel, suivi en cela par Mopsik, réfère la Kabbale à des sources antiques qui précèdent la théologie gnostique.

Des éléments qui n’apparaissent que marginalement dans le corpus talmudique, mais présents depuis des siècles dans la culture juive, réapparaissent dans le Bahir. Contemporaine de la montée de ce mouvement, les premières formes historique de la Kabbale apparaissent en Provence et au Languedoc, dans les écoles rabbiniques de Lunel, de Narbonne, de Posquières, etc. Les commentaires d’Abraham ben David reprennent le schéma corporel qui apparaît dans le Bahir. Il n’attribue pas, pour autant, une forme corporelle à l’Être suprême. Entre Dieu et l’homme, se crée une image, une figure, une entité intermédiaire dont l’anthropomorphisme et l’androgynie ne contredisent pas la tradition biblique et talmudique.

Pour conjurer la crainte du dualisme propre au judaïsme rabbinique, Abraham ben David affirme que, si ces deux principes agissent dans des directions apparemment opposées, ils comprennent chacun leur contraire, sans pour autant s’abolir, ni porter atteinte à leur caractère spécifique, de sorte que l’un ne s’active jamais sans que l’autre qui l’habite n’entre aussi en action, même si ce n’est qu’à un degré d’efficience moindre. Le fils d’Abraham ben David, Isaac l’Aveugle, développe les conceptions de son père. Le commentaire d’ Isaac l’Aveugle sur le Sefer Yetsirah constitue  la première œuvre qui explique la Bible sous l’éclairage d’une théorie systématique des sefirot dans l’esprit de la Kabbale. Une conception du langage dont la portée sera considérable dans la culture juive moderne et bien au-delà d’elle.

Un principe qui requiert une méthode de pensée, attentive au langage et à tout ce qui émane du langage : les rêves, les songes éveillés, les extases, des transports mystiques, etc. Isaac l’Aveugle a été le premier kabbaliste à présenter les sefirot comme les causes mystérieuses et les essences de toute réalité. La Kabbale structure pleinement son système théosophique et théurgique avec Isaac l’Aveugle. Il inaugure une nouvelle ère dans le judaïsme en le réinterprétant complètement.

Dieu est perfectible : Une faille a atteint Dieu tel que le conçoit Isaac l’Aveugle. Mopsik dans son étude de l’œuvre d’Isaac l’Aveugle. Acher ben David, le neveu d’Isaac l’Aveugle, poursuit son œuvre. Son ouvrage principal, le Livre de l’Unité, est le premier traité kabbalistique qui nous soit parvenu complet, le premier ouvrage de ce genre destiné à un large public. Des motifs d’origine néo-platonicienne, déjà présents dans l’œuvre de son oncle, sont encore plus remarquables chez Acher ben David.

Ezra ben Salomon souligne l’autonomie de la pensée kabbalistique par rapport aux autres écoles de la pensée juive, par rapport à l’école maïmonidienne en particulier. Il expose la filiation biblique de la Kabbale tout en élaborant la première critique explicite de la philosophie de Maïmonide. Dans la lignée d’Isaac l’Aveugle, Ezra de Gérone développe une conception de Dieu très éloignée de la conception aristotélicienne de la divinité à laquelle se réfère Maïmonide. L’arbre de vie avec le nom des 10 Sephiroth et les 22 chemins en hébreu, d’après Le Portique du questionneur d’Azriel de Gérone. Azriel de Gérone, un autre disciple d’Isaac l’Aveugle, est beaucoup moins critique envers Maïmonide, même s’il se situe lui-même dans le courant néo-platonicien de la pensée juive. Azriel invente une méthodologie nouvelle, basée sur les conceptions d’Isaac l’Aveugle et sur la place essentielle que tient le langage dans ces conceptions.

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