La Poésie de Stéphane Mallarmé PDF

Le sens a évolué au cours des siècles. Le terme s’applique tout d’abord dans un contexte religieux à la danse, au mime et à la musique. La Poésie de Stéphane Mallarmé PDF d’un buste de la fin du ive siècle av. Le concept est d’abord discuté par Platon dans La République, aux Livres III et X.


«La poésie de Stéphane Mallarmé a conservé l’éclatante nouveauté des jeunes idées que les grands critiques conçoivent dans leur premier essai et que souvent, contrairement aux poètes et aux romanciers, ils ne retrouvent plus par la suite.» Jean-Yves Tadié.

Dans les livres II et III de La République, il est question de la mimesis dans l’éducation. Platon évoque entre autres les qualités d’un discours indirect lorsqu’il est question de mythes, qui sont un moyen efficace de transmettre des vérités essentielles à l’aide de l’imitation. Cependant, il émet des réserves devant la qualité de ces mythes, qui doivent être élaborés avec soins afin de ne pas avoir d’effets néfastes sur les enfants, par exemple. Dans le livre X de La République, ses propos se radicalisent quelque peu. Platon rejette toute valeur accordée aux poètes, aux arts et à l’imitation. Il s’interroge sur la représentation et insiste sur la primauté du réel et de la vérité.

En outre, Platon considère que les gardiens de la cité, dégagés de tous les autres métiers, doivent être les artisans de la liberté. Ils ne doivent s’occuper de rien d’autre que de ce qui y conduit, il ne faut donc qu’ils fassent rien d’autre et n’imitent rien d’autre. Le monde des idées, qui englobe la  nature des choses  et par conséquent, la vérité dont seul Dieu serait l’auteur. Les choses, qui sont fabriquées d’après ce monde des idées par les artisans, comme le ferait un menuisier. La représentation des choses qui est produite par les poètes ou les peintres. Le terme est repris dans un autre sens par Aristote, qui lui donne une valeur positive et le met au cœur de sa conception de la littérature et de l’art. Aristote propose également trois façons d’imiter : comme les choses sont, comme on les dit, et comme elles devraient être.

L’imitation est à la base des différents arts, notamment la tragédie, qui est définie comme  l’imitation d’une action noble, conduite jusqu’à sa fin et ayant une certaine étendue . En outre, selon Aristote, l’homme est une espèce qui imite  par nature . Il se différencie des autres animaux en ce qu’ils sont des êtres fort enclins à imiter, et qu’ils commencent à apprendre au travers l’imitation -, comme la tendance commune à tous, de prendre plaisir aux représentations. Tout comme Platon, Aristote estime que la fonction fondamentale de la mimèsis est de révéler les universaux. Toutefois, comme ceux-ci sont inextricablement liés à des événements et des personnages concrets, la tragédie excelle à faire vivre au spectateur les expériences humaines représentées.

En 1948, Erich Auerbach publie un essai, Mimésis. La Représentation de la réalité dans la littérature occidentale. La mimésis devient alors moins cohérente, mais plus vraie. La vérité historique est basée sur la foi et non sur le détail. L’œuvre représentée se construit en réponse aux valeurs de la société de laquelle elle émane, mais aussi selon le point de vue de la société qui observe cette œuvre. Charles Mauron est un critique littéraire français qui associe la mimèsis littéraire au domaine de la psychanalyse. La psychocritique va donc chercher à dégager l’inconscient de l’auteur dans les textes qu’il a écrits.

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