La tauromachie équestre au Portugal PDF

Si l’ancêtre du taureau espagnol est connu : l’auroch, sans doute à l’origine de la race du taureau de combat, et dont on trouve des traces dans les fresques des grottes d’Altamira, on ne peut en la tauromachie équestre au Portugal PDF affirmer que c’est là le berceau de la corrida dont les origines restent opaques. Des historiens, chercheurs, ou écrivains, avaient appliqué à la corrida la notion de cérémonie sacrificielle des rituels antiques, ce qui a longtemps donné lieu à de multiples confusions.


Les chercheurs contemporains ont désormais unanimement écarté cette théorie et l’existence d’un quelconque dieu taureau dans la corrida. Des données politiques, sans rapport direct avec la corrida, viennent également brouiller son histoire avec des polémiques sur l’appartenance politique et les motivations des toreros, des gouvernants, des citoyens ou des historiens, en France comme en Espagne. Peintures des grottes d’Altamira : aurochs, sangliers, cervidés, bisons. Les origines de la corrida et son déroulement restent opaques. Il faut se résigner à l’incertitude. Bien qu’on ne puisse le prouver d’aucune manière, grande est la tentation de croire que la tauromachie espagnole est née tout simplement en Espagne. La présence de nombreux aurochs y est attestée depuis des millénaires.

D’autres historiens comme Véronique Flanet et Pierre Veilletet soulignent encore la difficulté à dater précisément l’apparition de la corrida dans l’histoire :  Les premières courses de taureaux dont on ait connaissance datent des fêtes royales données Alphonse II des Asturies en l’an 815. Le culte du taureau a existé dans les civilisations méditerranéennes et bien au delà, sous des formes particulières à chacune de ces cultures. Il y eut parfois influences dans les pratiques, mais héritage, non. El Cid Campeador combattant un taureau à la lance, gravure no 11 de La Tauromaquia de Goya.

La corrida moderne doit ses fondements aux jeux taurins organisés pour divertir la noblesse espagnole au Moyen Âge. Il existe peu de chroniques fiables sur cette période mal connue de l’histoire de la corrida. Gravure no 21 de La Tauromaquia de Goya. Mais à l’exception de Jean Testas, nombreux sont les historiens modernes qui, ne trouvant pas de preuve formelle des exploits du Cid campeador, mettent en doute les descriptions faites par Moratín, et par Paquiro. Goya ne relevaient que de la pure invention. Corrida-Capea de village par Eugenio Lucas Velázquez, 1860.

On suppose que les Maures furent les premiers à utiliser des capes pour détourner le taureau, durant les attaques à la lance. Elle se déroulaient sur les places de villages, où les arènes, délimitées par des barrières en bois, étaient censées protéger le public. Les taureaux de combat que de petits éleveurs y produisaient étaient sans caste et avaient parfois déjà été toréés, ce qui les rendait encore plus dangereux. On toréait parfois plusieurs bêtes en même temps. Ces spectacles se déroulaient sur des places publiques afin de célébrer une victoire, ou pour des fêtes patronales.

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