La Terre et les rêveries du repos PDF

Il y a plusieurs formes d’imagination : imagination plastique, imagination pratique, etc. Quand deux perceptions existantes sont combinées dans l’esprit, la troisième perception résultante est la synthèse, par occasion une quatrième appelée antithèse, qui à ce point existe seulement en tant que partie de l’imagination, peut souvent devenir inspiration pour une nouvelle invention ou technique. L’expérimentation du monde est une interprétation de données qui proviennent apparemment des sens, perçu la Terre et les rêveries du repos PDF tel comme réel en contraste avec la pensée et l’imaginant.


Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris pour principal sujet de recherche l’imagination de la matière. Ses neuf grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique. Avec La terre et les rêveries du repos, Bachelard analyse les rêves d’enracinement comme d’intimité et étudie  » la vie souterraine comme image du repos « .  » Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s’en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n’a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d’une corpulence tout à fait 1900. Tout le monde sait maintenant qu’il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l’imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau. Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu’il avait l’accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots – et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens – que la conversation faisait jaillir. Bachelard forçait la sympathie dès l’abord : il n’est pas si commun de voir un grand esprit sous l’apparence d’un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.  » José Corti, Souvenirs désordonnés.

La différence entre imaginaire et réalité perçue peut être si imperceptible qu’elle peut causer des états psychotiques. Beaucoup de maladies mentales peuvent être attribuées à cette incapacité de distinction entre le perçu et le monde implicitement crée. L’infinité de l’imagination est potentiellement autant une source de plaisir réel que de douleur inutile. L’imagination peut également produire des symptômes de maladies réelles, dans certains cas physiquement manifestées. L’imagination diffère fondamentalement de la croyance car l’invention de l’esprit n’altère pas le cours de l’action pris dans le monde apparemment partagé, alors que la croyance est ce que la personne considère comme vérité inhérente au monde personnel et partagé. L’imagination comme activité cognitive qui consiste à réassembler différents souvenirs pour former une nouvelle représentation dynamique. L’imagination passive, quand l’esprit se représente involontairement des impressions sensibles.

Comme activité du sujet, l’imagination est une production impliquante. C’est le cas par exemple chez Aristote, pour qui elle est un pouvoir, appel à l’intelligence. Au contraire, reçue sans une capacité de mise en ordre ou de construction signifiante, son intérêt s’affaiblit. Ainsi, dans l’empirisme, l’imagination est un écho d’impressions, un simple redoublement affaibli.

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