La Textualisation de Madame Bovary PDF

Dès sa parution, le roman fut attaqué par les procureurs du Second Empire pour immoralité et obscénité. Le procès de Flaubert, commencé en janvier 1857, rendit l’histoire immensément célèbre. La Textualisation de Madame Bovary PDF’œuvre s’inspire de l’art véritable dans les détails et dans les schémas cachés : on sait que Flaubert était un perfectionniste de l’écriture et qu’il était fier d’être dans la recherche perpétuelle du mot juste. Flaubert commence le roman en 1851 et y travaille pendant cinq ans, jusqu’en 1856.


Le volume donne une transcription de soixante-deux d’entre les trois mille six cent pages approximativement que comptent les brouillons de Madame Bovary, et de dix pages du manuscrit autographe du roman. Toutes ces pages constituent des avant-textes du chapitre quinze de la deuxième partie du roman. Publiées ici pour la première fois, ces pages transcrites sont groupées en trois séries discrètes dans la succession de la composition de chaque page. Des données textuelles internes aux pages sont alléguées pour justifier cet arrangement des pages. Dans le cas de chaque page individuelle, sont analysées en détail sa relation textuelle aux pages composées précédemment, l’expansion ou la réduction de son stock de syntagmes et de propositions, et la formation de ses phrases graphiques et de ses paragraphes. Sont analysées aussi l’émergence et l’exploitation stylistique de récurrences de groupes de mots impressifs. La conclusion explore les implications communicatives des particularités de la textualisation flaubertienne et les met en relation avec les conventions mimétiques de la narration réaliste française au dix-neuvième siècle.

Revue de Paris sous la forme de feuilleton jusqu’au 15 décembre suivant. Le roman connaîtra un important succès en librairie. Au début, Flaubert ne voulait pas qu’on illustrât son roman avec un portrait de femme, pour laisser libre cours à l’imagination du lecteur. Nous étions à l’étude, quand le Proviseur entra, suivi d’un nouveau habillé en bourgeois et d’un garçon de classe qui portait un grand pupitre. En 1851, il fait la première mention de son écriture le 23 juillet. Pendant les mois d’août et de septembre, Flaubert écrit les plans et les scénarios généraux. Il commence la rédaction proprement dite le 19 septembre.

Début mars, il lit des livres d’enfant pour le chapitre 6. La première partie est terminée à la fin du mois de juillet :  Je suis en train de recopier, de corriger et raturer toute ma première partie de Bovary. Je voudrais d’un seul coup d’œil lire ces cent cinquante-huit pages et les saisir avec tous leurs détails dans une seule pensée. En janvier 1853, Flaubert indique qu’il se trouve à la page 204 de son manuscrit, ce qui correspond à la fin du chapitre 4. 240e et que l’action commence à peine ! En avril 1854, Flaubert étudie  la théorie des pieds bots  pour le chapitre 11.

En mars 1855, Flaubert rédige le premier chapitre de la troisième partie. En octobre, il se renseigne sur les empoisonnements par l’arsenic, pour le chapitre 8. Flaubert achève Madame Bovary en mars 1856. En 1856, la publication se fait dans la Revue de Paris du 1er octobre au 15 décembre 1856, à raison d’une livraison tous les quinze jours, pour un total de 6 livraisons. Le 16 décembre 1856, Flaubert exige la publication d’une note relative aux mutilations que subit son roman, mais cela a pour effet d’accroître la vigilance des services impériaux. En avril 1857, alors que Flaubert a gagné son procès, il fait publier Madame Bovary chez Michel Lévy en deux volumes, avec des modifications, en général étrangères à ce qui est attendu après le jugement.

Les scènes supprimées dans la Revue de Paris sont réintroduites et le livre n’est pas poursuivi, malgré toutes les nouvelles modifications. L’édition de 1857 connaît de nombreux tirages, mais, en 1858, une nouvelle édition corrigée est publiée. Deux autres éditions originales vont paraître chez Michel Lévy en 1862 et 1869. A la suite d’une brouille avec l’éditeur Michel Lévy, Flaubert fait paraître en 1873, chez Charpentier, une édition qu’il nomme  édition définitive , et il y fait inclure le réquisitoire de l’avocat impérial, la plaidoirie de son avocat, ainsi que le texte du jugement. Une dernière édition originale paraît chez Lemerre en 1874.

Sachant que Flaubert meurt en 1880, cette édition n’est pas pour autant considérée comme fiable pour servir de texte de référence, ainsi qu’il est d’usage avec le dernier texte publié du vivant de l’auteur. C’est pourquoi le texte de Madame Bovary est établi le plus souvent d’après l’édition Charpentier. Emma Rouault, fille d’un riche fermier, a été élevée dans un couvent. Elle rêve d’une vie mondaine comme les princesses des romans à l’eau de rose dans lesquels elle se réfugie pour rompre l’ennui. Elle devient l’épouse de Charles Bovary, qui, malgré de laborieuses études de médecine, n’est qu’un simple officier de santé. Emma est déçue de cette vie monotone.

Lorsque Emma attend un enfant, son mari décide de quitter la ville de Tostes et de s’installer à Yonville. Emma est déçue par la naissance de la petite Berthe, puisqu’elle aurait préféré mettre au monde un garçon. Elle s’enlise dans l’ennui et perd tout espoir d’une vie meilleure. Elle n’éprouve plus aucun amour pour Charles, qui pourtant ne lui veut que du bien. Elle ne parvient pas non plus à apprécier sa fille, qu’elle trouve laide et qu’elle confie à Mme Rollet. Elle laisse libre cours à ses dépenses luxueuses chez son marchand d’étoffes, M.

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